Antoine Beauvilliers

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Frontispice de l’Art du Cuisinier de Beauvilliers.

Antoine Beauvilliers, né en 1754 et mort à Paris le 31 janvier 1817, est un restaurateur français célèbre pour avoir ouvert le premier véritable grand restaurant à Paris.

Né de parents obscurs, Beauvilliers fut destiné dès l’enfance au métier de cuisinier, et il en suivit tous les degrés. S’étant bientôt fait une réputation très étendue, Beauvilliers ouvrit, à la veille de la Révolution française, au Palais-Royal, sous son propre nom,  un des plus beaux restaurants de la capitale, le Beauvilliers et il y acquit quelque fortune. Malgré les troubles de la Révolution, le Beauvilliers fonctionna toujours remarquablement car c’était un des lieux de rendez-vous de la réaction. En effet, Beauvilliers, sans doute considéré comme le premier homme de son siècle dans l’art culinaire, se montra fort opposé aux changements politiques et il essuya, en 1795, des persécutions qui l’obligèrent à quitter son commerce auxquels toutes ses pensées le rappelaient néanmoins. Il lui fut impossible de vivre éloigné de ses fourneaux. Dans un âge avancé, il reprit un établissement, La Grande Taverne de Londres, rue de Richelieu, non loin de celui qu’il avait dirigé avec tant de succès, mais les temps étaient bien changés, les goûts n’étaient sans doute plus les mêmes, car Beauvilliers eut alors peu de succès.

Ce fut dans ces jours mouvementés qu’il composa un des meilleurs ouvrages jusqu’alors connus dans l’art culinaire, sous le titre de l’Art du Cuisinier, 2 vol. in-8°, avec un grand nombre de planches, Paris, Pilet, 1814 ; seconde édition, augmentée d’un supplément, Paris, 1821, devenu un classique de la littérature gastronomique française, bientôt traduit en anglais sous le titre de The Art of French Cookery, London, Longman, 1825.

Colnet, qui fut son éditeur et qui sans doute avait goûté de sa cuisine, a parlé de sa personne, de son talent et de son livre avec beaucoup d’enthousiasme dans plusieurs articles de journaux.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (26e division)[1].

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier,‎ 1908 (lire en ligne), p. 64