Antoine-Athanase Royer-Collard

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Antoine-Athanase Royer-Collard, né le 7 février 1768 à Sompuis et mort à Paris le 27 novembre 1825, est un médecin aliéniste français.

Frère du philosophe Pierre-Paul Royer-Collard, il commença par professer les humanités dans la congrégation libre de l’Oratoire à Lyon avant d’y fonder, à l’époque de la Révolution, un journal politique intitulé le Surveillant, où il s’éleva avec force contre les démagogues. Durant la Terreur, il occupa un modique emploi dans l’administration des vivres à l’armée des Alpes. En 1795, il vint suivre à Paris des cours de médecine alors qu’il était déjà père de famille. Reçu docteur en 1802, il fonda, l’année suivante sous le titre de Bibliothèque médicale, périodique médical qui, au jugement de F.-G. Boisseau, a été le meilleur « les journaux de médecine aussi longtemps qu’il l’a enrichi de ses articles[1]. »

Nommé successivement médecin en chef de la maison d’aliénés de Charenton en 1806, professeur de médecine légale à la faculté de Paris en 1816, il fut quelque temps chargé avec succès d’un cours de médecine mentale. En 1809, il devint inspecteur général des écoles de Médecine, et en 1816 professeur de médecine légale à la Faculté de médecine de Paris. En 1823, la nouvelle organisation de la faculté de médecine de Paris le priva de sa place d’inspecteur général des écoles de médecine.

Outre sa thèse inaugurale, imprimée sous le titre d’Essai sur l’Aménorrhée, 1802, in-8°, la création des deux feuilles périodiques mentionnées ci-dessus, divers articles dans le Bulletin de l’Athénée de médecine de Paris, dans le grand Dictionnaire des sciences médicales, et dans le Journal des débats, on a de lui un Rapport au ministre de l’Intérieur sur les ouvrages envoyés au concours sur le croup, Paris, 1812, in-4° réimprimé dans le Précis analytique du croup, par le docteur Bricheteau, Paris, Béchet jeune 1825, in-8°, et traduit en allemand par le docteur Albert de Brème, l’un des auteurs qui partagèrent le prix de 12 000 francs à ce concours, ouvert par ordre du gouvernement impérial à l’occasion de la mort du fils de Louis Bonaparte, que Napoléon avait désigné pour son successeur, et qui fut enlevé par le croup en 1807.

Il a compté, entre autres patients, Eugène Hugo, frère du poète. Il était membre de l’Académie royale de médecine.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Biographie médicale, t. 7, p. 66.

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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