Antipsychologisme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

L’antipsychologisme est un courant de la philosophie et de la logique apparu au XIXe siècle, qui s’oppose au psychologisme, c'est-à-dire qui postule que toute entité (mathématique, logique, sémantique...) ne se ramène pas à la psychologie humaine, aux conceptions de l’esprit, mais peut parfois être connue a priori[1],[2]. Il s’oppose en cela à l’empirisme et au naturalisme[3] pour se rapprocher de l’externalisme.

Bien que l’on retrouve les prémices de l’antipsychologisme chez Kant[4], Bolzano ou Herbart[5], c’est réellement Frege qui fonde le mouvement en postulant fermement que la logique ne se ramène pas à la psychologie dans Les Fondements de l'arithmétique (1884)[6]. Dès 1900, Husserl critique lui aussi le psychologisme avec ses Recherches logiques. La fin du XIXe siècle est donc marqué par l’affrontement entre les deux courants en Allemagne, épisode que l'on appelle désormais la « querelle du psychologisme »[5].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pascal Engel, L’antipsychologisme est-il irresistible ?, 1998, pp. 1-3
  2. (en) Vladimir Bryushinkin, Metapsychologism In The Philosophy Of Logic, 20e congrès international de philosophie, 2000
  3. (en) Mark Amadeus Notturno, Perspectives on psychologism, Brill,‎ 1989 (ISBN 9789004091825, lire en ligne), p. 78
  4. (en) Robert Hanna, Kant and the Foundations of Analytic Philosophy, Oxford University Press,‎ 2004 (ISBN 9780199272044, lire en ligne), p. 73 sqq.
  5. a et b Léo Freuler, La crise de la philosophie au XIXe siècle, Vrin,‎ 1997 (ISBN 9782711613090, lire en ligne), p. 198-200
  6. (en) Psychologism sur la Stanford Encyclopedia of Philosophy