Antimaque de Téos

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Antimaque de Téos (en grec ancien Ἀντίμαχος / Antimachos, parfois orthographié Antimachus ou Antimachos en français) est un poète lyrique grec originaire de Téos en Asie Mineure.

D'après Plutarque, il serait contemporain de la naissance de Rome (soit en 753 av. J.-C.) [1]. Il ne faut pas le confondre avec Antimaque de Colophon, poète de l'époque classique.

Clément d'Alexandrie cite de lui un hexamètre : « L'homme trouve souvent sa ruine dans les dons qui lui sont faits »[2] qu'il dit avoir été repris par Agias de Trézène, poète du VIIIe siècle av. J.-C. ; il lui serait donc antérieur[3].

Il est souvent cité comme l'auteur possible des Epigones[4],[5].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « On dit toutefois que la date précise du jour où Romulus fonda la ville concordait justement avec le 30 du mois des Grecs, et qu’il y eut, ce jour-là, une éclipse de soleil, la même, pense-t-on, qui fut observée par le poète Antimachus de Téos, dans la troisième année de la sixième Olympiade. » Plutarque, Vie de Romulus, 23 remacle.org
  2. Antimaque de Téos ayant dit : « L'homme trouve souvent sa ruine dans les dons qui lui sont faits; » Augias s'approprie ainsi cette pensée : « Les présents, comme les actions, trompent souvent l'esprit de l'homme. » Clément d'Alexandrie, Stromates [(en) lire en ligne], VI, 2, 471.
  3. William Smith, Dictionary of Greek and Roman Biography and Mythology, 1870, v1, p191 (texte en ligne).
  4. Scholie à La Paix d'Aristophane, 1270, citée dans Histoire d'Hérodote, traduite du grec, avec des remarques historiques et critiques, un essai sur la chronologie d'Hérodote, et une table géographique, Volume 3, éditions Debure l'aîné, 1802, p. 437 (Google Books).
  5. Herbert Jennings Rose, A Handbook of Greek Literature: From Homer to the Age of Lucian, Bolchazy-Carducci Publishers, 1996, p51 (Google Books).