Antoine van Dyck

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Antoine van Dyck

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Autoportrait au tournesol (1632 - 1633)

Nom de naissance Antoon van Dyck
Naissance 22 mars 1599
Anvers
Décès 9 décembre 1641 (à 42 ans)
Blackfriars, Londres
Nationalité Flamand
Formation peintre
Maîtres Hendrick van Balen, Rubens dont il fut disciple plus qu'élève
Mouvement artistique Baroque
Mécènes Charles Ier d'Angleterre, sir Kenelm Digby
Influencé par Rubens, Titien.
Influença Les portraitistes qui suivirent, surtout anglais comme Gainsborough
Récompenses Fait Chevalier par Charles Ier d'Angleterre, nommé doyen honoris causa de la confédération de Saint-Luc d'Anvers

Antoine van Dyck (prononcé en néerlandais : [vɑn ˈdɛˑɪ̯k]), né le 22 mars 1599 à Anvers et mort le 9 décembre 1641 à Blackfriars, près de Londres, est un peintre baroque, surtout portraitiste, qui a été le principal peintre de cour en Angleterre, après avoir connu un grand succès en Italie et en Flandre. Il est notamment réputé pour les portraits qu'il réalisa du roi Charles Ier d'Angleterre, de sa famille et de la cour, peints avec une élégance décontractée qui influencera notablement les portraitistes anglais pendant près d'un siècle et demi. Il peignait également des sujets religieux et mythologiques, et était aussi un maître de la gravure à l’eau-forte.

Biographie[modifier | modifier le code]

Antoine Van Dyck, par Pierre Paul Rubens (1627-1628) au Louvre.

Jeunesse à Anvers[modifier | modifier le code]

Septième enfant d'un marchand de soieries dévot, installé à quelques mètres de la cathédrale, Antoine van Dyck[1] est né à Anvers[2] Son talent est apparu très tôt et, dès 1609, alors qu'il n'est encore âgé que de 10 ans, il a étudié la peinture avec Hendrick van Balen avant de devenir un peintre indépendant vers 1615. Il crée alors son propre atelier avec son ami Jan Brueghel qui est encore plus jeune que lui[3]. À l'âge de quinze ans, il était déjà un artiste très accompli, comme le montre son Autoportrait réalisé entre 1613 et 1614[4].

En février 1618, van Dyck est admis comme peintre anversois à la Guilde de Saint-Luc [5] En quelques années, il devient le principal assistant de Pierre Paul Rubens, peintre majeur réputé tant à Anvers que dans l'ensemble de l'Europe du Nord, et qui faisait appel à de nombreux artistes pour leur confier la réalisation de certaines partie de ses toiles. L'influence de Rubens sur le jeune artiste était immense, Rubens disant de van Dyck, du haut de ses dix-neuf ans, qu'il était « le meilleur de mes élèves », même s'il était en fait plus un assistant qu'un élève[3]. Les origines et la nature exacte de leur relation ne sont pas claires. Certains historiens de l'art ont indiqué que van Dyck aurait été l'élève de Rubens dès 1613, dans la mesure où ses tableaux révèlent assez peu l'influence de son premier maître van Balen, mais il n'y a pas de preuve claire[6].
Dans le même temps, la domination de Rubens dans la petite et déclinant ville d'Anvers à l'époque explique sans doute pourquoi, en dépit de ses retours périodiques dans la ville, van Dyck a passé la plupart de sa carrière à l'étranger[6]. En 1620, lorsque Rubens se voit confier la réalisation du plafond de l'église Saint-Ignace de la maison professe des jésuites d'Anvers (aujourd'hui 'église Saint-Charles-Borromée'), van Dyck est mentionné comme l'un des « disciples » ayant exécuté certaines peintures d'après les dessins du maitre Rubens[5].

Premier séjour à Londres[modifier | modifier le code]

En 1620, à l'instigation de l'ambassadeur George Villiers (1er duc de Buckingham), van Dyck part en Angleterre pour la première fois. Il travaille pour le Roi Jacques Ier, mais ne ne réussit pas à se faire présenter au monarque[6]. C'est à Londres, dans la collection du comte d'Arundel qu'il voit pour la première fois les œuvres du Titien dont la subtile utilisation de la couleur et des formes lui offre un nouveau langage stylistique venant enrichir les leçons apprises des compositions de Rubens[7]

Séjour en Italie[modifier | modifier le code]

Toutefois, après quatre mois de séjour à Londres, il retourne en Flandres avant de partir, fin 1621, pour l'Italie où il s'installe pendant six ans, étudiant les maîtres italiens tels que Titien et Véronèse, tout en commençant sa carrière de portraitiste à succès. Bien qu'il se soit rendu à Palerme en Sicile, et dans d'autres villes italiennes, il est surtout resté à Gênes où il décora les palais somptueux des nobles génois de tableaux religieux et de portraits dans lesquels il mettait toujours en valeur la position sociale importante de ses modèles. Il a alors développé un style de portrait de plain-pied, en s'appuyant sur le style de Paul Véronèse, du Titien ainsi que de toiles que Rubens réalisa lorsqu'il vécut lui-même à Gênes.

En 1627, il retourna à Anvers pendant cinq ans où il peignit une grande quantité de chefs-d’œuvre. Personnage charmant, van Dyck savait charmer ses commanditaires et, comme Rubens, il était capable de se mêler aux milieux aristocratiques ce qui lui facilitait l'obtention de nouvelles commandes. Il réalisa des portraits plus affable et élégant encore que ceux de ses maîtres flamands, comme, par exemple, le portrait taille réelle d'un groupe de vingt-quatre conseillers municipaux de Bruxelles qui orna la chambre du conseil mais qui fut détruit en 1695[8]. En outre, au cours de cette période, il commença également à produire de nombreuses œuvres religieuses, notamment de grands retables, et il se lança aussi dans la Gravure.

Sa réputation parvint aux oreilles de Charles Ier d’Angleterre qui le rappela.

Retour à Londres[modifier | modifier le code]

Le Roi Charles Ier d’Angleterre fut sans doute le plus passionné et généreux collectionneur d'art de la monarchie britannique. En 1628, il avait acheté la fabuleuse collection de Charles Ier de Gonzague de Mantoue, et depuis son accession au trône en 1625, il n'avait eu de cesse de faire venir en Angleterre les plus grands peintres étrangers de l'époque. Le portraitiste flamand Daniel Mytens l'Ancien était déjà à Londres depuis 1618, mais Charles Ier parvint à faire venir des artistes italiens comme Orazio Gentileschi puis en 1638, sa fille, Artemisia Gentileschi. Il aurait voulu que Rubens puisse rester à la Cour, lui qui venait en Angleterre tant pour des missions diplomatiques que pour peindre et que le roi fit chevalier.

De son coté, van Dyck était resté en contact avec la Cour d'Angleterre depuis son premier séjour et il avait aidé les agents du roi Charles Ier dans leur recherche d'œuvres. Il avait également envoyé certaines de ses toiles dont un portrait le représentant avec le diplomate Endymion Porter (1623), un portrait de l'un des agents du roi, un tableau mythologique de Renaud et Armide (1629) conservé au Baltimore Museum of Art ainsi qu'une œuvre religieuse destinée à la Reine. Il avait aussi réalisé en 1632 une peinture de la sœur du Roi Charles Ier, Élisabeth Stuart. La réputation d'Antoine van Dick parvint donc aux oreilles du Roi qui le rappela.

Repos de la Sainte Famille
v. 1630,Alte Pinakothek

En avril 1632, van Dick revient donc à Londres et son succès en Angleterre fut rapide. Il est d'ailleurs fait chevalier le 5 juillet 1632, et nommé « peintre principal en ordinaire de sa Majesté ». Ce titre fut créé pour lui et il eut de nombreux successeurs jusqu'au XIXe siècle. Cela lui permis de percevoir une forte pension, en plus des commandes qu'il réalisait. Une maison lui est fourni au bord de la rivière, dans le quartier de Blackfriars, non loin de la cité de Londres, échappant ainsi au monopole de la Vénérable Compagnie des Peintres et Teinturiers (Worshipful Company of Painter-Stainers). Plusieurs pièces du Palais Eltham, qui n'était plus utilisées par la famille royale, sont également mises à sa disposition comme maison de campagne. Le roi et la reine venait fréquemment lui rendre visite dans son atelier de Blackfriars[9],[6].

Portrait de Lord John Stuart et son frère Lord Bernard Stuart, vers 1638, National Gallery
Un tableau illustrant un style plus intime, mais toujours élégant, que van Dyck a développé en Angleterre

Il réalise des portraits du roi Charles, de son épouse la reine Henriette Marie de France (1609-1669), ainsi que leurs enfants et d’innombrables personnages de la cour en plus de ses autoportraits et des ceux de sa maîtresse, Margaret Lemon. Nombre de ces portraits étaient réalisés en plusieurs versions afin de pouvoir les envoyer comme cadeaux diplomatiques ou les donner aux partisans du roi de plus en plus en difficulté. Au total, van Dyck a peint quarante portraits du roi Charles, environ trente de la reine, neuf de Thomas Wentworth (1593-1641), Duc de Strafford, et un grand nombre d'autres courtisans. Il créa pour la cour d’Angleterre des œuvres dans lesquelles s’affirme le pouvoir du roi en tant que monarque absolu. En Angleterre, il a développé un style qui combine la facilité et l'élégance décontractée avec une autorité discrète de ses sujets qui devait dominer l'art du portrait en Angleterre jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Van Dyck eut une grande influence sur les portraitistes anglais et, par suite, on le considère souvent comme le créateur de l’École anglaise de peinture. Il fut le maître du peintre d'origine flamande Jean de Reyn. Toutefois, à la fin de sa vie, il se contentait d’apporter la touche finale aux portraits peints pour la plus grande partie par ses disciples selon ses esquisses. Son atelier londonien a satisfait à quatre cents commandes de portraits entre 1632 et 1641[10]. En 1634, il fait un court voyage à Anvers où il revient les années suivante, et lorsque la guerre civile éclate en Angleterre, il passe plusieurs mois dans les Flandres et en France.
En 1638, Van Dyck devient un citoyen effectif de la couronne d'Angleterre et il épouse Marie, la fille de Patrick Ruthven[11].

Mary Ruthven, 1638
Alte Pinakothek

En 1639-1640, elle est dame de compagnie de la Reine, sans doute à l'initiative du Roi qui voyait là un moyen de garder van Dyck en Angleterre[6]. En 1640, il se rend en France pour accompagner le Prince Jean II Casimir Vasa de Pologne après avoir été libéré des prisons françaises[12] et il réalisa d'ailleurs un portrait du prince[12] aujourd'hui conservée à l'Accademia di San Luca. Il quitte encore l'Angleterre pour la France en 1641, mais il tombe gravement malade à Paris et doit rentrer de toute urgence à Londres où il décède peu de temps après dans sa maison de Blackfriars[5], une semaine après la naissance de sa seconde fille[2].

Antoine van Dyck fut inhumé à la Cathédrale Saint-Paul de Londres où le Roi fit ériger un monument à sa mémoire. Mais en 1666, le Grand incendie de Londres détruisit l'ancienne cathédrale et, avec elle, le tombeau de van Dyck. Sa veuve se remaria plus tard avec Richard Pryse[13]. Van Dyck laissa derrière lui deux filles, l'une de sa maitresse, la seconde de sa femme, dont il avait veillé à prévenir l'avenir et qui finirent par s'installer en Flandres.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Portraits[modifier | modifier le code]

À l'exception notable d'Holbein le Jeune, van Dyck et son contemporain Diego Vélazquez furent les premiers peintres de grands talents à travailler principalement comme portraitistes à la Cour. Rembrandt, un peu plus jeune, travailla également comme portraitiste à cette époque. De nombreux facteurs peuvent expliquer qu'au XVIIe siècle la demande pour des portraits ait été plus forte que pour tout autres types de travaux. Dans une société dominée de plus en plus par les dirigeants laïcs, la représentation de ces personnages richement vêtus était un moyen d'affirmer l'autorité des personnes importantes. Pourtant, dans la théorie contemporaine de la hiérarchie des genres, le portrait était classé bien en dessous de la peinture d'histoire, qui comprenait aussi les scènes religieuses, et pour la plupart des grands peintres, les portraits étaient donc une part relativement faible de leur production. Rubens, par exemple, a surtout peint des portraits de son entourage immédiat, mais assez peu de portraits de personnages des Cours d'Europe qu'il fréquenta.
Les portraits de Van Dyck étaient certainement plus flatteurs que ceux de Vélazquez. Lorsque la princesse-électrice Sophie de Hanovre rencontra pour la première fois la reine Henriette Marie de France en exil au Pays-Bas en 1641, elle écrivit: « Les élégants portraits de Van Dyck m'avaient donné une si belle idée de la beauté de toutes les dames anglaises, que j'ai été surprise de constater que la reine, qui avait l'air si belle dans la peinture, était une petite femme relevée sur sa chaise, les bras maigres et des dents longues comme des défenses dépassant de sa bouche... »[6]. Certains critiques ont reproché à van Dyck de détourner la tradition anglaise naissante du portrait incarnée par des peintres tels que William Dobson, Robert Walker et Isaac Fuller.
Son style est devenu d'une élégance plus douce dans les portraits de plusieurs de ses successeurs, comme Peter Lely ou Godfrey Kneller[6].

Autres œuvres[modifier | modifier le code]

Samson et Dalila, vers 1630.
Une peinture d'histoire réalisée à la manière de Rubens, avec une utilisation de couleurs saturées qui illustre l'étude que van Dyck fit des toiles du Titien.

Ne voulant pas se limiter à faire des portraits, Van Dyck avait essayé de persuader Charles Ier de lui confier la réalisation d'une grande série de peintures sur l'histoire de l'Ordre de la Jarretière pour la Maison des banquets à Whitehall, dans laquelle Rubens avait déjà fait les immenses peintures de plafond. Une esquisse de van Dyck a été faite sur un mur de la Maison mais, en 1638, Charles Ier était trop à court d'argent pour continuer[6]. Dans ses dernières années, lors de ses séjours à Paris, van Dyck tenta aussi d'obtenir des commandes pour peindre la Grande Galerie du Louvre, mais sans succès[14]. C'est à Poussin qu'il est fait appel, afin d'exécuter un programme assez traditionnel imaginé par Lemercier, autour des villes de France.
Il existe une liste des tableaux d'histoire produite par van Dyck en Angleterre établie par le critique d'art Giovanni Pietro Bellori, d'après des informations fournies par Kenelm Digby, l'ami de van Dyck, mais aucune de ces toiles ne semblent avoir subsister, à l'exception de Eros et Psyché fait pour le roi[6].
En revanche, de nombreuses autres œuvres, représentant des scènes religieuses plus que mythologiques, ont survécu, et si elles sont très raffinées, elles n'atteignent pas la grandeur des peintures d'histoire de Vélazquez. Les plus anciennes sont dans un style très proches de celui de Rubens. D'autres de ses œuvres, réalisées en Sicile sont particulièrement intéressantes.

Van Dyck a réalisé un certain nombre de paysages au lavis ou à l'aquarelle, mais ces toiles ne sont pas parvenues à introduire en Angleterre la tradition flamande du paysage à l'aquarelle. Certains des paysages que l'on trouve dans les tableaux de van Dyck sont en fait des études, qui apparaissent dans le fond des peintures, mais beaucoup sont signées et datées, ce qui laisse à penser que l'artiste considérait ces œuvres comme achevées. Parmi les peintures paysagères, plusieurs représentent la vile portuaire de Rye, ce qui suggère que van Dyck les a sans doute réalisées alors qu'il attendait que le vent ou la marée lui permette de voyager[15].

Œuvres imprimées[modifier | modifier le code]

C'est sans doute après être revenu à Anvers de retour d'Italie que van Dick a commencé son iconographie en réalisant une très grande série de gravures de portraits d'éminents contemporains. Van Dyck a réalisé de nombreux dessins, et pour dix-huit autoportraits, il réalisa lui-même des eaux-fortes assez brillantes ce qui fit dire à certains historiens de l'art : « La gravure de portraits existait à peine avant lui, et elle est soudainement apparue dans son travail au plus haut point qu'elle a jamais atteint dans l'art »[16].

Cependant, pour la majeure partie de ses collections, il laissait l'impression à des spécialistes, qui réalisaient les gravures d'après ses dessins. Ses propres planches gravées ne semblent avoir été mises dans le commerce qu'après sa mort, et ses premières planches sont très rares[17]. Il a continué à compléter sa collection d'impressions et gravures au moins jusqu'à son départ pour l'Angleterre, mais c'est sans doute à Londres qu'il fit réaliser celle d'Inigo Jones. Sa collection fut un grand succès, mais c'est la seule fois qu'il s'aventura dans la gravure car la réalisation de portraits payait sans doute mieux et qu'il était en outre très demandé.

À sa mort, il existait quatre-vingt planches réalisées par d'autres, dont cinquante deux faites par des artistes, outre les dix-huit réalisées par van Dyck lui-même. Ces planches furent achetées par un éditeur et ont été utilisées pendant des siècles de sorte qu'elles finissaient par s'user ce qui impliquait d'en refaire périodiquement, ce qui explique que, à la fin du XVIIIe siècle, il y avait plus de deux cents planches de portraits qui ont d'ailleurs été rachetées par le musée du Louvre[17].

L'iconographie de van Dyck fut assez influente comme modèle commercial de la reproduction de gravures. Sa collection de planches de dessins, maintenant oubliée, fut très populaire jusqu'à l'avènement de la photographie. Le style des gravures van Dyck, avec des lignes ouvertes et des points, contrastait remarquablement de celui d'autres grands graveurs de portraits de l'époque, comme Rembrandt, et eut un faible impact stylistique jusqu'à la fin du XIXe siècle, où il influença des artistes telles que James Whistler[16]. L'historien d'art Hyatt Mayor écrivit à ce sujet :

« Les graveurs ont par conséquent étudié van Dyck car ils peuvent espérer se rapprocher sa brillante authenticité, alors que personne ne peut espérer approcher la complexité des portraits de Rembrandt[18]. »

Chronologie[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Première période 
Anvers (1613-1620) et Londres (1620-1621)
En Italie (1621-1627)
Deuxième période anversoise, et Pays-Bas Espagnols
À la cour de Charles Ier d'Angleterre

Musées, monuments[modifier | modifier le code]

Royaume-Uni 
Belgique 
Pays-Bas
Allemagne 
Autriche 
Espagne 
France 
Italie 
Roumanie 
République tchèque
Russie 
Collections privées / non localisés 
États-Unis 
Canada
Brésil

L'atelier du peintre[modifier | modifier le code]

Son grand succès a contraint van Dyck à entretenir un grand atelier à Londres, un atelier qui allait devenir « virtuellement une ligne de production pour les portraits »[6]. Selon certains visiteurs, il faisait généralement un dessin sur papier qui était ensuite agrandi sur une toile par un assistant, puis il peignait lui-même la tête, les vêtements étant faits par des peintres de l'atelier et souvent envoyés à des spécialistes. Dans ses dernières années, le fait de si fréquemment faire appel à des collaborateurs a entrainé une certaine diminution de la qualité du travail[176]. En outre, de nombreuses copies étaient produites, sans qu'il intervienne ou presque, par son atelier ainsi que par des copistes professionnels et plus tard des peintres, ce qui explique qu'à la fin du XIXe siècle le nombre de tableaux qui lui étaient attribués était devenu énorme, comme ce fut le cas pour d'autres artistes tels que Rembrandt, Le Titien et d'autres. Cependant, la plupart de ses adjoints et les copistes ne pouvaient pas approcher le raffinement de son style, de sorte que, par rapport à de nombreux autre artistes, les historiens de l'art sont assez facilement parvenus à un consensus sur les œuvres pouvant lui être attribuées.

Les noms des quelques assistants connus de l'atelier londonien de van Dyxk sont néerlandais ou flamand. Il semble avoir préféré former des artistes flamands, car il n'y a guère de trace de peintre anglais passés dans son atelier[6]. Parmi ses élèves, il faut citer le peintre néerlandais Adriaen Hanneman qui retourna dans sa ville natale de La Haye en 1638 pour y devenir un portraitiste influent[177]. L'énorme influence de van Dyck sur l'art anglais ne provient pas d'une tradition de transmission maître/élèves et, en fait, il n'existe aucun document mettant en évidence un lien son atelier et des peintre anglais significatifs[6].

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son prénom en flamand s'écrit Antoon
  2. a et b Françoise Monnin, « van dyck le génie tragique », Muséart, no 92,‎ mai 1999, p. 14-19.
  3. a et b Brown & Vlieghe, p. 15-17
  4. Hans Vlieghe, Flemish Art and Architecture : 1585-170, Yale University Press,‎ 2004 (ISBN 0-300-10469-3), p. 124
  5. a, b et c (en) Gregory Martin, The Flemish School, 1600-1900, Londres, National Gallery, coll. « National Gallery Catalogues »,‎ 1970 (ISBN 0-901791-02-4), p. 26
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l (en) Ellis Waterhouse, Painting in Britain, 1530-1790, Yale History of Art series,‎ 1978, 4e éd., p. 70-77
  7. Brown, p. 19.
  8. Dictionary of National Biography, consulté le 14mai 2007
  9. Une chaussée spéciale fut d'ailleurs construite pour permettre au roi et à son épouse d'accéder plus facilement à l'atelier)
  10. a, b et c Vincent Pomarède, 1001 peintures au Louvre : De l’Antiquité au XIXème siècle, Musée du Louvre Editions,‎ 2005 (ISBN 2-35031-032-9), p.426
  11. (en) Cockayne, The Complete Peerage, vol. 4, Londres,‎ 1916, p. 385 et s.
  12. a et b (pl) « Portrait d'un Prince » (consulté le 23 septembre 2013)
  13. (en) « Welsh Biography Online - Pryse Family of Gogerddan »
  14. (en) Michael Levey, Painting at Court, Londres, Weidenfeld and Nicholson,‎ 1971, p. 136
  15. (en) Martin Royalton-Kisch, The Light of Nature : Landscape Drawings and Watercolours by Van Dyck and his Contemporaries, British Museum Press,‎ 1999 (ISBN 0-7141-2621-7)
  16. a et b (en) Arthur M. Hind, A History of Engraving and Etching, Houghton Mifflin Co. (réimpr. 1963) (1re éd. 1923) (ISBN 0-486-20954-7), p. 165
  17. a et b D. P Becker, Six Centuries of Master Prints, Cincinnati Art Museum (no 72),‎ 1993 (ISBN 0-931537-15-0)
  18. (en) Alpheus Hyatt Mayor, Prints and People, Princeton, Metropolitan Museum of Art,‎ 1971 (ISBN 0-691-00326-2), p. 433-35
  19. Portrait d'un homme âgé (117-105 cm), Bruxelles
  20. Saint Jérôme, Dresde
  21. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v et w Le siècle de Rubens, catalogue d'exposition, Bruxelles, Musées royaux des beaux-arts de Belgique, 1965, p. 58.
  22. (en) John Murdoch, The Courtauld Gallery : at Somerset House, Courtauld Institut of Art,‎ 1998 (ISBN 0-500-95993-5), p. 57
  23. Homme en armure, Cincinnati
  24. Abraham et Isaac, v. 1617, Prague
  25. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Alexis Merle du Bourg, Antoon Van Dyck : Portraits, Fonds Mercator,‎ 2008 (ISBN 978-90-6153-839-4), p. 25
  26. Silène ivre, 1617-1618, Dresde
  27. Silène ivre, Bruxelles
  28. Homme à la barbe blanche, New York
  29. Portrait d'homme, 1618, New York
  30. Saint Martin, Zaventem
  31. Jeune femme et enfant, St Petersbourg
  32. Autoportrait, St Petersbourg
  33. Le Christ trahi, 1618-1620, Minneapolis
  34. Tête d'un larron, 1618-1620, Vienne
  35. Trois Études de têtes, Vienne
  36. Tête de vieillard, Prado
  37. Tête d'un vieillard de profil, Prado
  38. a, b, c et d (en) Bernice Davidson, Paintings from the Frick Collection, Harry N. Abrams, Incorporated, New York,‎ 1990 (ISBN 0-8109-3710-7), p. 48
  39. St Jérôme, 1618-1620, Rotterdam
  40. Saint Jérôme, Prado
  41. Descente de l'Esprit Saint, 1618-1620, Potsdam
  42. Jésus et saint Jean, Prado
  43. Mariage mystique de ste Catherine, Prado
  44. Portrait de Dame, El Paso Museum
  45. Portrait d'homme en pied, Anvers
  46. Les Deux Saints Jean, 1620, Académie San Fernando
  47. Vierge à l'Enfant, 1620, New York
  48. Charles Quint, v. 1620, Offices
  49. Étude de saint, Varsovie
  50. Autoportait, 1620, New York
  51. Vieil Homme, Bruxelles
  52. Mark-Antoine Lumagne, St Petersbourg
  53. Baiser de Judas, Madrid
  54. Saint Sebastien, Edinbourg
  55. Marie Clarisse, v. 1620, Dresde
  56. Saint Martin, 1620-1621, Windsor
  57. Algernon Percy, Portrait Gallery
  58. Stefano Zuffi, Le Portrait, Gallimard,‎ 2001 (ISBN 2-07-011700-6), p.242
  59. Nicolaes Rockox, St Petersbourg
  60. Elisabeth Shirley, 1622, Petworth
  61. Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Editions Place des Victoires,‎ 2000 (ISBN 2-84459-006-3), p. 523
  62. Luigia Cattaneo-Gentile, v. 1622, Strasbourg
  63. Virginio Cesarini, 1622-1623, St Petersbourg
  64. Marquise Durazzo, New York
  65. Marquise de Leganés, Prado
  66. Homme au luth, Madrid
  67. Vierge du rosaire, 1623, Palerme
  68. Lucas van Uffel, New York
  69. Portrait d'un noble, 1624, Munich
  70. Sainte Rosalie, New York
  71. Les frères de Wael, v. 1625, Rome
  72. Porzia imperiale, Bruxelles
  73. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Collection Philip Mould Ltd
  74. François Duquesnoy, v. 1625, Bruxelles
  75. repos pendant la Fuite en Égypte, St Petersbourg
  76. Françoise Monnin, « van dyck le génie tragique », Muséart, no 92,‎ mai 1999, p.16-17
  77. Apparition du Christ, St Petersbourg
  78. a, b et c François Daulte, La Collection Bentinck-Thyssen aux Musées de l’Etat du Grand-Duché de Luxembourg, Bibliothèque des Arts, Lausanne,‎ 1987, p. 20
  79. Enfants Balbi, 1625-1627, Londres
  80. Noble italien, Edinbourg
  81. Paolina Adorno, 1626, Washington
  82. Antonio Giulio Brignole, Gênes
  83. :Portrait de Dame, 1626, Chantilly
  84. Cornelis de Wae, 1627, Anvers
  85. François van der Borght, 1627-1628, Amsterdam
  86. Jean-Dominique Siégel, « Chefs d’Oeuvre du musée des beaux-arts de Lille », Beaux Arts, no Hors série,‎ avril 1995, p.18
  87. St Antoine de Padoue, Bruxelles
  88. St François d'Assise, Bruxelles
  89. Musicien Henri Liberti, Prado
  90. Saint François, Prado
  91. St François, Vienne
  92. Nicolaes van der Borght, Amsterdam
  93. Jan Van Montfort, 1628, Vienne
  94. Portrait de Dame inconnue, Prado
  95. Henri Danvers, St Petersbourg
  96. Crucifixion avec saints, avt 1629, Musée, Anvers
  97. Hendrik van den Bergh, 1624-1629, Wilanow
  98. Hendrik van den Bergh, 1624-1629, Chantilly
  99. Sebilla van der Berghe, Munich
  100. Piétà de 1629, Prado
  101. Portrait d'homme, 1628-1632, Prado
  102. Carolus Scribani, Vienne
  103. Déploration, 1629, Anvers
  104. Vision de St Hermann Joseph, Vienne
  105. Prince d'Orange, Madrid
  106. Portrait de jeune homme, Vienne
  107. Vierge aux donateurs, Louvre
  108. Vierge et l'Enfant, New York
  109. Martin Ryckaert, Madrid
  110. Marie-Louise de Tassis, Vaduz
  111. Portrait de jeune femme, v. 1630, Vienne
  112. Archevêque de Canterbury, St Petersbourg
  113. Madone, 1630-1632, Dulwich Picture gallery
  114. Marie de Raet, 1631, Wallace Collection
  115. Portrait de Marie de Médicis
  116. Dame de qualité, Rouen
  117. Amalie zu Solms-Braunels, v. 1631, Madrid
  118. Prince d'Orange, Prado
  119. Wolfgang Prohaska, Le Kunsthistorisches Museum de Vienne : Peinture, C.H. Beck/Scala Books,‎ 2001 (ISBN 3 406 47459 4), p. 124
  120. Theodoor Rombouts, Munich
  121. Charles Ier, 1632, Dulwich Picture gallery
  122. [[File:James I of England - Van Dyck c. 1632.jpg|James Ier, 1632, Royal Collection]]
  123. Frances Devereux, v. 1630, Vente Sotheby's
  124. Richard Boyle, Portrait Gallery
  125. Gaston de France, 1632-1634, Chantilly
  126. Quinten Simons, 1632-1635, La Haye
  127. La Reine Henriette, 1632-1635, Dulwich Picture Gallery
  128. La Reine Henriette Marie, 1632-1641, Dulwich Picture Gallery
  129. Charles Ier, 1633, Château de Windsor
  130. Lady Mary Villiers, Cracovie
  131. Thomas Wentworth, 1633, Portrait Gallery
  132. Portrait d'Arthur Godwin
  133. (en) Richard Humphreys, The tate Britain Companion to British Art, Tate Publishing,‎ 2001 (ISBN 85437 369 2[à vérifier : isbn invalide]), p. 37
  134. Francisco de Moncada, 1633-1634, Vienne
  135. Marquis de Leganes, 1634, Tokyo
  136. Philipe Herbert, 1634, Varsovie
  137. Fernando d'Autriche, Prado
  138. Abbé de Staffarda, 1634, Anvers
  139. Thomas de Savoie, Versailles
  140. Francesco d'Este, 1634-1635, Vienne
  141. Portrait d'un homme jeune, St Petersbourg
  142. Portrait d'une Dame, 1635, Brera
  143. Déploration, 1635, Anvers
  144. Lamentations, Berlin
  145. Blaise Ducos et Olivia Sabatier Djöholm, Everhard Jabach - Un Allemand à la cour de Louis XIV in Grand Galerie - Le Journal du Louvre, juin/juillet/août 2013, no 24, p. 66-67.
  146. Thomas Whentworth, 1636, Petworth House
  147. Charles Ier en habit royal, 1636, Collection royale
  148. Inigo JonesSt Petersbourg
  149. Inigo Jones, Portrait Gallery, Londres
  150. Inigo Jones en 1636, d'après Van Dyck
  151. John Peacock
  152. Southampton City Art Gallery
  153. James Graham, Edinbourg
  154. Everhard Jabach, St Petersbourg
  155. Les Comtesses de Chesterfield et de Huntingdon, 1636-1640, Yale
  156. Comtes de Bristol et Bedford, 1637, Althorp House
  157. Carlo du Palatinat, Collection privée
  158. Cinq aînés de Charles Ier, Portrait Gallery
  159. Dames d'honneur, Saint-Pétersbourg
  160. Mountjoy Blount, 1637-1638, Yale
  161. Reine Henriette Marie, St Petersbourg
  162. Roi Charles Ier, St Petersbourg
  163. Frères Stuart, Londres
  164. George Stuart, 1638, Portrait Gallery
  165. Lady van Dyck, Prado
  166. Lady Jane Goodwin, St Petersbourg
  167. James Hamilton, Edinbourg
  168. Henry Rich, Portrait Gallery
  169. Charles Seton, Edinbourg
  170. Alexandre della Faille, Bruxelles
  171. Alexander Henderson, Edinbourg
  172. Le siècle de Rubens, catalogue d'exposition, Bruxelles, Musées royaux des beaux-arts de Belgique, 1965, p. 53.
  173. Le siècle de Rubens, catalogue d'expositin, Bruxelles, Musées royaux des beaux-arts de Belgique, 1965, p. 63.
  174. Filips Godines, Munich
  175. Le siècle de Rubens, catalogue d'exposition, Bruxelles, Musées royaux des beaux-arts de Belgique, 1965, p. 55.
  176. Brown, p. 84-86
  177. (en) Rudi Ekkart et Quentin Buvelot, Dutch Portraits, The Age of Rembrandt and Frans Hals, Zwolle, Mauritshuis, National Gallery & Waanders Publishers,‎ 2007 (ISBN 978-1-85709-362-9), p. 138
  178. Voir brun van dyck

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 2013 - Le jeune Van Dyck, jusqu'au 3 mars, Musée du Prado.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]