António Bagão Félix

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António Bagão Félix
Image illustrative de l'article António Bagão Félix
Fonctions
Ministre portugais des Finances
et de l'Administration publique
21 juillet 200414 mars 2005
Premier ministre Pedro Santana Lopes
Gouvernement XVIe constitutionnel
Prédécesseur Manuela Ferreira Leite
Successeur Luís Campos e Cunha
Ministre de la Sécurité sociale et du Travail
8 avril 200221 juillet 2004
Premier ministre José Manuel Durão Barroso
Gouvernement XVe constitutionnel
Prédécesseur Paulo Pedroso
Successeur Álvaro Barreto (Travail)
Fernando Negrão (Social)
Biographie
Nom de naissance António José de Castro
Bagão Félix
Date de naissance 9 avril 1948 (66 ans)
Lieu de naissance Ílhavo (Portugal)
Parti politique CDS (1986-1991)
Diplômé de ISCEF
Profession Homme d'affaires

António José de Castro Bagão Félix, né le 9 avril 1948 à Ílhavo, est un homme politique et homme d'affaires portugais.

Membre du Centre démocratique et social (CDS) à la fin des années 1980, il est secrétaire d'État sous les différents gouvernements de l'Alliance démocratique (AD), de 1980 à 1983, puis dans le second cabinet d'Aníbal Cavaco Silva, entre 1987 et 1991.

Le retour du centre droit au pouvoir en 2002 le conduit à devenir ministre du Travail, avant d'occuper le poste de ministre des Finances pendant huit mois à partir de juillet 2004. Il s'est ensuite retiré de la vie politique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Classé parmi les meilleurs élèves de son lycée à Aveiro, il effectue son service militaire dans la Marine de 1966 à 1969, tout en suivant les cours de l'Institut supérieur des sciences économiques et financières (ISCEF), où il a pour enseignant Aníbal Cavaco Silva.

Il obtient son diplôme de gestion à l'Institut européen d'administration des affaires de Fontainebleau en 1995.

Carrière industrielle[modifier | modifier le code]

En 1973, âgé d'à peine 25 ans, il devient directeur financier de la compagnie d'assurance La Mondiale, et occupe ce poste jusqu'en 1976, année où il intègre pour trois ans le conseil de gestion de la compagnie d'assurance des crédits. Il quitte donc cette fonction en 1979 pour entrer au comité directeur de l'Institut national des assurances, où il siège un an.

Il retourne au monde des affaires en 1985 comme membre du conseil d'administration de la banque du commerce et de l'industrie, où il reste jusqu'en 1987. En 1992, il rejoint le conseil d'administration de la banque du Portugal, dont il devient vice-gouverneur en 1993 pour un an. Il occupe ensuite le poste de directeur général de Banco Comercial Português jusqu'en 2002.

Carrière académique[modifier | modifier le code]

Après avoir été assistant à l'ISCEF entre 1972 et 1973, puis à l'Institut supérieur des sciences du travail et de l'entreprise pendant un an à partir de 1975, il occupe un poste de professeur invité à l'université internationale de Lisbonne entre 1986 et 1994. Depuis 2006, il enseigne l'éthique à la faculté de sciences économiques de l'université Lusíada de Lisbonne.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Secrétaire d'État et bref engagement partisan[modifier | modifier le code]

Il est secrétaire d'État à la Sécurité sociale de 1980 à 1983 dans les cabinets de Francisco Sá Carneiro et de Francisco Pinto Balsemão et élu député du district d'Aveiro en 1983, avant d'adhérer au Centre démocratique et social (CDS) trois ans plus tard.

Il retrouve le gouvernement dès 1987, en tant que secrétaire d'État chargé de l'Emploi et de la Formation professionnelle dans l'équipe d'Aníbal Cavaco Silva.

Deux fois ministre[modifier | modifier le code]

Le 8 avril 2002, il est nommé ministre de la Sécurité sociale et du Travail dans la coalition de centre droit dirigé par José Manuel Durão Barroso.

À la suite de la nomination de ce dernier comme président de la Commission européenne et à son remplacement par Pedro Santana Lopes, António Bagão Felix devient ministre des Finances et de l'Administration publique le 21 juillet 2004. La victoire du Parti socialiste (PS) aux législatives anticipées du 20 février 2005 l'oblige à renoncer à ses fonctions le 14 mars suivant.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]