Oie domestique

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Oie domestique
Nom commun ou
nom vernaculaire ambigu :
L'expression « Oie domestique » s'applique en français à plusieurs taxons distincts. Page d'aide sur l'homonymie
Troupeau d'oies domestiques, dont une Oie de Guinée et des hybrides
Troupeau d'oies domestiques,
dont une Oie de Guinée et des hybrides
Taxons concernés

Deux sous-espèces parmi le genre Anser :

Oie domestique est un nom vernaculaire ambigu en français désignant des oiseaux palmipèdes domestiqués à partir d'au moins deux espèces d'oies sauvages : l'Oie cendrée, l'Oie cygnoïde et leurs hybrides qui sont fertiles. L'élevage des oies domestiques est en progression, ces volailles sont appréciées tant pour leur chair (dont le foie gras) que pour la production de plumes. D'une manière plus marginale, les oies sont élevées pour fournir des œufs, et même pour faire du gardiennage et pour désherber les cultures.

Domestication[modifier | modifier le code]

Les espèces d'oies Anser Anser et Anser cygnoides, dont sont principalement issues les oies domestiques, ont été domestiquées indépendamment l'une de l'autre. Si leur distribution était autrefois respectivement ouest-est, on les retrouve aujourd'hui partout dans le monde, y compris dans les pays tropicaux, du moment où elles peuvent trouver un espace ombragé.

De nombreuses races ont été développées si bien qu'il existe un large éventail de couleurs, de tailles et de formes. Anser anser, possédant naturellement peu de dimorphisme sexuel, a été sélectionnée de façon à les faire apparaître. En général, les souches domestiques sont plus grosses que leurs ancêtres sauvages, bien qu'elles aient souvent conservé leur aptitude au vol. D'autres caractéristiques physiques sont observables comme la capacité à se tenir debout, afin de pouvoir marcher.

Anser cygnoides Anser anser
Oie sauvage Oie de Guinée Oie sauvage Oie domestique
Anser cygnoides-Beijing.jpg Anser cygnoides (fl).jpg Greylag Goose - St James's Park, London - Nov 2006.jpg Domestic Goose.jpg
posture horizontale
avec un arrière-train fin
posture verticale
avec un arrière-train gras
et une caroncule au niveau du bec
moins fine, de grosses cuisses

Dénominations[modifier | modifier le code]

  • Jars : mâle (les oies mâles sauvages n'ont pas le droit à cette appellation)
  • Oison : petit

On utilise le terme Oie de Guinée, de Chine, ou moscovite pour désigner les races issues de l'Oie cygnoïde et le terme Oie européenne pour désigner les races issues de l'Oie cendrée.

Origines de l'oie dite européenne[modifier | modifier le code]

Gavage d'oie en Égypte antique

Les oies (probablement Anser Anser) sont domestiquées en Égypte depuis vraisemblablement le 3e millénaire av. J.‑C., peut être plus. D'après Jules César, cet oiseau était tenu pour sacré en Britannia, où on ne le mangeait pas[1]. Chez les Grecs cet animal avait la réputation d'enrichir ses propriétaires. C'est la première espèce de la famille des Anatidae à l'être, même si leur exploitation commerciale a toujours eu moins de succès que celle du canard domestique. Les femelles de certaines races pondent jusqu'à 50 œufs par an.

Les oies occidentales sont le plus souvent blanches, ce trait était déjà prisé et donc sélectionné chez les Romains[2]. Rome en importait de ses provinces, surtout de Gaules où elles étaient une spécialité[3] et d'où elle venait, à pied[2]. Elles étaient aussi fort appréciées pour leur foie.

Les calamus des plumes sont utilisés depuis le Ve siècle.

Origine de l'Oie de Guinée[modifier | modifier le code]

La domestication à l'origine de cette forme a probablement eu lieu en Chine ou en Mongolie. Il n'en existe pas moins de 20 races d'oies en Chine. Les mâles de ces races d'oies possèdent une caroncule au niveau du bec, contrairement à l'oie européenne. Ceci permet le sexage vers 6 à 8 mois, lorsque l'animal devient adulte. Réputées bonnes pondeuses, ces races, dont certaines vont jusqu'à pondre 210 œufs par an, sont par contre moins bonnes productrices de viande que les races d'oie européenne. Ces oies sont reconnues pour leur efficacité dans le gardiennage. En outre, elles possèdent de solides pattes qui leur permettent de se déplacer sur de larges étendues pour pâturer.

Autres oies[modifier | modifier le code]

D'autres oies peuvent être domestiquée, oie originaire de zone à climat tempéré comme la Bernache du Canada (Branta canadensis) en d'Amérique du Nord, le Cygne coscoroba (Coscoroba coscoroba) de l'extrême sud de l'Amérique. Mais aussi des oies originaires de zones à climat tropical comme l'Ouette d'Égypte (Alopochen aegyptiacus) en Afrique, la Bernache néné (Branta sandvicensis) aux îles Hawaï, l'Oie à tête barrée (Anser indicus) en Inde et en Asie centrale, l'Oie de Gambie (Plectropectus gambensis) en Afrique tropicale, et l'Oie-pie ou Oie semi-palmée (Anseranas semipalmata) en Australie et en Nouvelle-Guinée.

Toutes ses oies pourraient également servir de réservoir génétique, mais dans la communauté européenne au moins, aucun spécimen d'origine sauvage ne peut être détenue dans un élevage[4].

Hybrides[modifier | modifier le code]

Elles sont issues de l'oie de Guinée et de l'oie européenne, mais des apports génétiques provenant d'autres oies ne sont pas nécessairement exclus. Anser Anser peut également s'hybrider avec Branta canadensis

Races[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des races d'oie domestique.

Il existe certainement plus d'une centaine de races.

Tableau de races[5]
Nom vernaculaire Espèce souche Couleur Poids Nombre d'œufs par ponte Poids des œufs Origine géographique
Plumes Bec et patte du mâle de la femelle
Frisée du Danube Anser anser Blanc Orange 5 à 6 kg 4,5 à 5 kg 120 g Rives de la mer Noire
Blanche tchèque Anser anser Blanc Orange 5 kg 4 kg 45 140 g République tchèque
Pilgrim Anser anser Jars blanc
Oie grise
6 kg 5,2 kg 30 170 g Europe
Adler Anser anser Blanche Orange 7-9 kg 5-7 kg 25-30 160-170 g Russie
Oie d'Alsace Anser anser 4 à 4,5 kg 4 à 4,5 kg 120 g Drapeau de la France France
Oie Blanche du Bourbonnais Anser anser 9 à 10 kg 7 à 8 kg 160 g Drapeau de la France France
Oie normande Anser anser Jars blanc
Oie bicolore
4,5 à 5,5 kg 4 à 5 kg 120 g Drapeau de la France France
Oie grise des Landes Anser anser 7 kg 6 kg Drapeau de la France France
Oie du Poitou Anser anser 6,5 kg 6 kg Drapeau de la France France
Oie de Touraine Anser anser 6 à 7 kg 5 à 6 kg Drapeau de la France France
Oie de Toulouse à bavette Anser anser 9 à 10 kg 8 à 9 kg 160 g Drapeau de la France France
Oie de Toulouse sans bavette Anser anser 8 à 10 kg 6 à 8 kg Drapeau de la France France
Oie du Tarn Anser anser 6 à 8 kg 6 à 8 kg Drapeau de la France France
Oie grise du marais poitevin Anser anser gris et blanc rose 4 à 5 kg 4 à 4,5 kg 15 à 35 Drapeau de la France France
Oie de Guinée Anser cygnoides
Oie de Poméranie Anser anser Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Oie de Lippe Anser anser Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Oie de combat de Steinbach Anser anser Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Oie d'Emden Anser anser Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Oie de Celle Anser anser Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Oie de Lege Anser anser Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Oie d'Empordá 6 kg 5,5 kg 160 g Drapeau de l'Espagne Espagne
Oie flamande Anser anser pie cendré
var.: blanc
bec : jaune orangé
pattes : rouge rosé
5 à 6 kg 4 à 4,5 kg 120 g Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau de la France France
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas


Oie de Siam Anser cygnoides

Zoologie[modifier | modifier le code]

Alimentation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Système digestif aviaire.

Les oies domestiques, aptitude déjà présente dans les espèces sauvages, ont été sélectionnées de façon à ce qu'elles puissent consommer des aliments riches en fibres de façon à pouvoir pâturer et à consommer les déchets des humains. En outre, l'animal est naturellement gourmand et comme les variétés sauvages qui connaissent un Zugunruhe, elle accumule facilement les graisses.

Le système digestif des oies est comparable à celui des autres oiseaux, cependant elles disposent d'un gésier puissant, pouvant atteindre des pressions près de deux fois supérieures à celles du canard domestique et plus de deux fois celles de la poule domestique. Le cæcum, où a lieu la dégradation microbienne des fibres, est aussi extrêmement développé.

L'oie ne digère que 15 à 30 % des fibres qu'elle ingère[6].

Les oies peuvent être nourries avec des herbes récoltées, des grains et des épluchures de légumes. Elles peuvent également être amenées pour patûrer. Certains éleveurs les mènent sur des parcelles agricoles fraîchement récoltées comme des parcelles de céréales ou de légumes (carottes, choux, salades) où elles peuvent glaner à manger.

Comportement[modifier | modifier le code]

Les oies disposent d'une bonne mémoire, ce qui les rend efficaces pour le gardiennage. Elles sont très sociables et possèdent un instinct grégaire développé. Contrairement aux espèces ancestrales sauvages qui sont monogames, les jars prennent plus volontiers de 1 à 2 femelles. Cependant dans les groupes de plus d'une vingtaine d'individus devant partager le même dortoir, des liens privilégiés peuvent être perdus.

Ces caractéristiques sont utiles à l'élevage. Les oies sont en général peu agressives envers les autres spécimens et les autres animaux. On observe peu de picage.

Leur bonne mémoire et leur instinct grégaire sont utilisés pour leur apprendre où se trouvent leurs pâturages, même éloignés.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Dès l'âge de un an, pour l'oie comme pour le jars, on peut espérer la fécondation des œufs. Pour constituer un élevage, on peut soit élever deux couples d'oies, soit un jeu constitué de trois femelles de race lourde ou cinq de race légère. L'eau est un atout pour qu'il y ait plus de facilité et d'envie de se reproduire.

Production d'œufs[modifier | modifier le code]

Les oies produisent peu d'œufs en comparaison des canards ou des poules, de plus la ponte est naturellement très saisonnière. Les aviculteurs exposent les pondeuses à la lumière artificielle pour modifier ou pour prolonger la période de ponte. Depuis l'Antiquité, on sait faire produire deux pontes par an aux oies[2].

Naturellement, les oies sont plutôt monogames ; cependant pour optimiser leur production d'œufs, les éleveurs constituent leurs troupeaux avec un mâle pour quatre à six femelles, plusieurs semaines avant le début de la saison, typiquement deux mois avant le printemps.

La constitution du troupeau de reproducteurs avant le début de la ponte est importante pour garantir un bon niveau de fertilisation des œufs et pour éviter les conflits qui augmentent la mortalité et font baisser la natalité.

Incubation[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : incubation et poussin de un jour.

Les œufs destinés à obtenir des oisons doivent être incubés. Plusieurs techniques sont utilisées : l'incubation naturelle, ou artificielle selon des techniques analogues à celles mises en œuvre pour l'obtention des poussins d'un jour. La législation française assimile d'ailleurs les oisons et les poussins de poule domestique, tant qu'ils n'ont pas été nourris[7]. Le succès de l'incubation artificielle commence par la collecte méticuleuse des œufs dans les nids, par une bonne conservation des œufs avant l'incubation et enfin par le maintien de la température durant toute la durée de l'incubation. Du fait de la durée de couvaison, les œufs doivent être stockés en chambre froide et doivent régulièrement être retournés. Cette durée de stockage influe grandement sur l'éclosabilité des œufs. Une fumigation, protégeant l'œuf des agents pathogènes présent sur sa coquille augmente la chance de survie de l'œuf. Enfin, ils sont préchauffés avant d'être à proprement parler incubés. Les producteurs d'oisons utilisent deux types d'appareillage pour l'incubation, les appareils d'incubation ventilés, et les appareils d'incubation statiques, ces derniers étant plus rudimentaires. Les œufs sont éventuellement mirés par les aviculteurs afin d'écarter les œufs morts.

Maladies des oies[modifier | modifier le code]

Identification[modifier | modifier le code]

Article détaillé : sexage.

Il est presque impossible à un humain d'identifier des oies adultes, et même le sexe de ces oies car le dimorphisme sexuel est inexistant pour beaucoup de races. Or, les aviculteurs, pour optimiser leur production par exemple en opérant des statistiques sur les performances des individus, en destinant les mâles surnuméraires à d'autre destins que la reproduction, en abattant les oies à un âge précis, ont besoin d'identifier précisément les spécimens.

Les oisons mâles de la plupart des races apparentées à celle d'Embden et certaines races de blanche d'Italie ont des duvets plus clairs que ceux des femelles, mais cette différence s'estompant rapidement, la pose des bagues doit se faire dans les premiers jours. Pour d'autres races comme celle des oies de guinée, la différentiation se fait à la puberté car la taille du caroncule est plus importante chez les mâles que chez les femelles. Pour certaines races issues d'Anser anser comme les Pilgrims, le sexage est possible par la différence de livrée. Pour les autres, il est nécessaire d'examiner le cloaque des oisillons. La tâche est beaucoup plus simple qu'avec les poussins de un jour, le « pénis » étant visible dans le cloaque. Et contrairement à la poule domestique où le sexage adulte n'est plus nécessaire grâce à l'apparition des caractères sexuels secondaires, il peut être nécessaire de le pratiquer sur les oies adultes des races sans dimorphismes sexuels.

Élevage des oies[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Article détaillé : élevage sélectif des animaux.

Les oies sont en général gardées 4 ans par les éleveurs. Ils cherchent à constituer des troupeaux où toutes les classes d'âges sont représentées.

Insémination artificielle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Appareil reproducteur.

Du fait de différences anatomiques entre les Anseriformes et les Galliformes, la technique d'insémination artificielle est différente entre les espèces domestiques d'oies et canards domestiques et les poules. En effet, l'appareil copulateur des jars improprement appelé pénis est, contrairement à celui des Galliformes, très développé. Il est évaginable et se présente sous forme d'une spirale d'environ 15 cm. Un sillon spermatique parcourt ce canal sur toute sa longueur, il véhicule le sperme après émission.

Cette technique demande beaucoup de main d'œuvre, les prélèvements de semence obtenus peuvent beaucoup varier entre jars et doivent être répétés jusqu'à deux fois par semaine. L'insémination artificielle est utilisée dans le cadre d'une sélection. les oies peuvent être élevées a l'état semi-sauvage sur environ 10 ha et un grand plan d'eau de 3 ha ou dans un poulailler de 100 a 500 mètres carrés avec une mare avec au centre de trois mètres carrés pour que les oies soient au calme et puisse pondre tranquillement.

Production[modifier | modifier le code]

La production mondiale d'oie a fortement augmenté ces dernières années, celle de 2008 étant près de huit fois plus importante qu'en 1962.

Production en milliers de tête[8]
1962 1964 1966 1968 1970 1972 1974 1976 1978 1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004
37737 40928 44491 50302 54577 57625. 61283 63091 67214 69272 76120 81216 92542 113765 131557 163788 209338 220645 210161 234497 267489 295127

Production de viande[modifier | modifier le code]

Les oies à rôtir sont élevées essentiellement en Bretagne, dans les Pays de Loire, dans le nord et l'est de la France. Cette production est surtout concentrée vers la fin de l'année, période pendant laquelle 60 % sont consommés.

Production de foie gras[modifier | modifier le code]

Le foie gras est obtenu par gavage, technique déjà employée par les Égyptiens antiques et les Romains qui faisaient ingurgiter du pain et des figues sèches à leurs oies. Le maïs a remplacé cette nourriture au XVIe siècle après son introduction en Europe. Après avoir été gonflée à l'eau tiède, cette céréale est ingurgitée aux oiseaux à raison de 0,6 à 1,5 kg par jour. L'élevage des oies pour la production de foie gras est particulièrement important en Aquitaine et en Midi-Pyrénées[9], il est également assez développé en Alsace.

Production de plumes et de duvets[modifier | modifier le code]

La récolte de duvet continue dans les pays industriels d'être une source de revenus non négligeable. Les oies domestiques sont la source la plus importante de duvet. Les revenus proviennent des animaux abattus et des mues naturelles à partir de l'âge de 9 à 10 semaines et tous les six semaines pour produire 100 grammes de plumes dont 10 % de duvet environ chez les oies[10].

Désherbage des cultures par les oies[modifier | modifier le code]

Le désherbage par les oies étaient assez pratiqué dans les années 1950, avant l'invention des désherbants efficaces, cette pratique a été abandonnée dans les années 1970. Aux États-Unis, les oies désherbaient les champs de coton. Elles désherbaient aussi les asperges, les pommes de terre, les arbustes à baies rouges, les pépinières, le tabac, les noisetiers, la vigne, les vergers, les betteraves, les haricots, le houblon, les oignons, les fraises et les fleurs d'ornement.

Une autre pratique consiste à l'entretien des douves et des fossés. Les oies aident les autorités à lutter contre les invasives telles les jacinthes d'eau.

En outre cette technique permet de moins nourrir les animaux et leurs excréments contribuent à la fertilisation des sols par apport d'azote.

Abattage et transformation[modifier | modifier le code]

L'Oie domestique dans la culture[modifier | modifier le code]

  • Selon la légende, les oies du Capitole sauvèrent Rome en -390. Quand les Gaulois tentèrent, de nuit, d'escalader les murs de la ville, les oies éveillèrent la garde par leurs cris, faisant ainsi échouer la tentative d'invasion[11].
  • Dans la série télévisée d'animation française, Aglaé et Sidonie, Sidonie est une oie domestique de couleur blanche.
  • Le mythe de « La poule aux œufs d'or » est en fait une oie issue d'un mythe grec, explicité par Esope dans ses fables, probablement du fait de la rentabilité de ces oiseaux.
  • De nombreux ouvrages de la Rome antique sur l'agriculture comme ceux de Columelle ou Varron, de poésie, d'histoire militaire parlent de ces animaux.
  • Place du marché aux oies à Sarlat-la-Canéda est un lieu de foires jusqu'au XIXe siècle. Il y a moins de 30 ans, on vendait sur cette place ces animaux de basse cour. De cette époque datent les 3 oies en bronze du sculpteur animalier François Xavier Lalanne qui ornent cette place, devenues aujourd’hui les figures emblématiques de Sarlat. Il est désormais impossible de passer à côte de l’oie blanche, mascotte de la région qui apporte à Sarlat-la-Canéda une partie de son identité gastronomique.
  • L’oie de la Saint-Martin est une tradition du nord de l'Europe et qui consiste à manger une oie le jour de la Saint-Martin, à savoir le 11 novembre, période ou les oies sont les plus grasses. La légende raconte que Saint Martin de Tours, pour éviter d’être nommé évêque s'était caché parmi les oies mais qu'il avait été trahi par leur caquètement. Cette tradition originaire de France. Pour les personnes pauvres, l'oie souvent chère était remplacée par une autre volaille.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Commentaires sur la Guerre des Gaules, V-12 Jules César.
  2. a, b et c L'Histoire naturelle, Pline l'Ancien, Livre X, XXIX.
  3. (fr) « La Gaule du Ier siècle avant Jésus Christ. ».
  4. (fr) « Recommandation concernant les oies domestiques (Anser anser f. domesticus, Anser cygnoides f. domesticus) et leurs croisements », Conseil de l'Europe, Comité permanent de la convention européenne sur la protection des animaux dans les élevages (T-AP).
  5. (fr) « Production des oies - Annexe 1. Souches d'oies », FAO.
  6. (fr) « Production des oies - Chapitre 3. L'appareil digestif », FAO.
  7. (fr) Arrêté du 29 octobre 2007 fixant des mesures techniques et administratives relatives à la lutte contre l'influenza aviaire (NOR: AGRG0769497A), paru au Journal officiel du 9 novembre 2007.
  8. (fr) « Data Archives > Production > Live Animals », FAO.
  9. (fr) Delannoy D. (2007) Animaux de la ferme. Artémis Editions, 95 p.
  10. (fr) « Production des oies - Chapitre 10. Production de plumes et de duvets (d'oies) », FAO.
  11. Histoire Romaine, Tite-Live, Livre V, chapitre XLVII.