Annibal Camoux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Annibal Camoux

Annibal Camoux (1638 ? – 1759) est un ancien soldat originaire de Marseille célèbre pour sa supposée exceptionnelle longévité[1]. Mais celle-ci est aujourd'hui considérée comme une légende, n'étant étayée par aucune preuve.

Il serait né à la Turbie aux environs de Nice[2]. Il s'enrôla dans l'armée à l'âge de 12 ans et participa à la construction du fort Saint-Nicolas à Marseille en 1650[3]. Soldat au service du roi de France, il aurait servi sur les galères du roi[2] en Méditerranée et n'aurait pris sa retraite de l'armée qu'à l'âge de 60 ans[2]. Il serait ensuite devenu laboureur[2] sur un petit terrain près du vallon d'Oriol, sur l'envers de Notre-Dame de la Garde[2]. Il attribuait sa vigueur malgré son âge à son habitude de mâcher de la racine d'angelique[4]. Il proclamait avoir acquis sa connaissance des herbes avec le naturaliste Joseph Pitton de Tournefort[2] en 1681. Celui-ci, surpris par sa connaissance des herbes de Provence, l'aurait emmené dans son excursion dans les Pyrénées[2].

Camoux aurait atteint l'age de 100 ans sans perdre de sa force. Louis XV lui aurait alors doublé sa pension[2]. En 1755 le Cardinal Belloy, évêque de Marseille, lui rendit visite. Plusieurs peintres peignirent son portrait et Claude Joseph Vernet le représenta en 1754 avec d'autres personnages[5] dans son tableau L’Entrée du Port de Marseille aujourd'hui exposé au musée du Louvre. L'homme à la besace de Françoise Duparc serait le portrait de ce fameux centenaire[6].


Annibal Camoux mourut en 1759 à Marseille, à l'âge proclamé de 121 ans.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Max Planck Institute for Demographic Research
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Mémoires, p. 84 et 85, par Académie des sciences, belles-lettres et arts de Marseille, publié 1858.
  3. Le Socrate Marseillois ou particularités instructives et intéressantes pour l'Humanité, au sujet du fameux Annibal Camoux, Marseille, J Mossy, 1773.
  4. (en) "Age Validation of Centenarians in the Luxdorph Gallery" sur le site du Max Planck Institute
  5. L’Entrée du Port de Marseille sur le site Upictural 18 du Centre Interdisciplinaire d’Étude des Littératures d’Aix-Marseille.
  6. Paul Masson (sous la direction de), Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille, 17 volumes parus de 1913 à 1937, tome IV, deuxième volume, p. 116

Source[modifier | modifier le code]