Anne de Laval (Acquigny)

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Anne de Laval, (29 juin 1525, Château de Comper-), baronne héritière d'Acquigny et de Crevecœur[1] et dame de Sainte-Marguerite, au XVIe siècle, première dame d’honneur de Catherine de Médicis.

Famille[modifier | modifier le code]

Elle est la fille de Guy XVI de Laval, comte de Laval et d'Anne de Montmorency, sa seconde femme. Anne de Montmorency mourut en couches d'une fille au Château de Comper le 29 juin 1525. Il y a tout lieu de penser que la fille dont la naissance lui coûta ainsi la vie fut Anne, la sœur cadette do Marguerite. Il semble même que ce nom d'Anne lui fut donné en souvenir de sa mère défunte.

Elle se marie le 16 février 1539[2] à Louis de Silly[3], seigneur de La Roche-Guyon. Elle porta en dot les baronnies d'Acquigny et de Crevecœur. La baronnie d'Acquigny sortit par ce mariage de la maison de Laval, dont les aînés l'avaient possédée pendant plus de trois siècles.

Une sentence de la vicomté du Pont-de-l'Arche du 22 mars de la même année met en possession Louis de Silly de cette baronnie[4] et il en rendit aveu au roi le 22 janvier 1550[5]. Dès 1543 le nouveau baron d'Acquigny et sa femme donnèrent aux habitants 16 perches de terrain pour agrandir le chœur de l'église paroissiale[6].

Louis de Silly mourut entre 1554 à 1559, et le 14 janvier 1560, Anne de Laval, sa veuve, rendit aveu au roi de la baronnie d'Acquigny[7]. Elle vivait encore en 1572, puisqu'elle obtint le 5 mai de cette année une dispense du ban et arrière-ban pour la même baronnie.

Acquigny[modifier | modifier le code]

Le château d'Acquigny

Le château actuel d'Acquigny fut construit à partir de 1557 par Anne de Laval, veuve de Louis de Silly. Elle voulut que l’architecte, Philibert Delorme ou Jacques Androuet du Cerceau, s’inspire de son amour éternel pour son mari et construise sa demeure en utilisant leurs quatre initiales entrelacées. C’est l’origine d’un plan complexe et d’une construction originale d’une rare élégance, centrée sur une tourelle d’angle à loggias superposées reposant sur une trompe en forme de coquille Saint-Jacques. Cette façade d’honneur est revêtue de nombreux éléments décoratifs qui célèbrent cet amour exceptionnel et la gloire de sa famille.

L'aveu de 1584 déclare que le château est maintenant rebasty et de nouveau construit. Piederaut, dans sa Métamorphose des Nymphes, strophe XI, a écrit :

Dans le grand pourpris de ce val,
La comtesse Anne de Laval
Bastit son chasteau de plaisance.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cette baronnie de Crevecœur, qui resta longtemps unie à celle d'Acquigny, avait son chefmois situé sur la rivière d'Eure, près de La Croix-Saint-Leufroy
  2. Père Anselme. t. VIII, p. 172.
  3. Fils de Charles de Silly, seigneur de la Roche-Guyon, mort en 1518 et petit-fils de Berlin de Silly qui vivait encore en 1506.
  4. Inventaire des pièces du chartrier d'Acquigny.
  5. Aveu rappelé dans l'arrêt de main-levée de 1674.— Archives départementales de Seine-Maritime, B 202.
  6. Acte de donation du 1er février 1543, par Louis de Silly, seigneur de la Roche-Guyon. Conseiller et chambellan du roi notre sire, baron d'Acquigny et de Crevecœur, ratilié par Anne d« Laval, sa femme, baronne d'Acquigny et de Creveoœur, dame de Sainte-Marguerite.— Chartrier du château.
  7. Cet aveu est mentionné dans l'arrêt de main-levée de 1674.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Annuaire administratif, statistique et historique du département de l'Eure. 1862.