Anne d'Orléans (1906-1986)

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Anne Hélène Marie d’Orléans, par son mariage duchesse d'Aoste puis vice-reine d'Éthiopie, est née le 5 août 1906 au château du Nouvion-en-Thiérache et décédée à Sorrente, en Italie, le 19 mars 1986. Elle fait partie de la maison d’Orléans et de la famille royale italienne.

Famille[modifier | modifier le code]

Anne d'Orléans est la deuxième fille de Jean d'Orléans (1874-1940), duc de Guise et prétendant au trône de France sous le nom de « Jean III », et de son épouse, la princesse Isabelle d'Orléans (1878-1961). Anne d'Orléans est également la sœur d'un autre prétendant français, Henri d'Orléans (1908-1999), « comte de Paris » ou « Henri VI ».

Le 5 novembre 1927, Anne d'Orléans épouse, à Naples, son cousin germain le prince Amédée II de Savoie-Aoste, duc d'Aoste, et vice-roi d'Éthiopie (1937-1941). De ce mariage naissent deux filles :

Par sa fille Marguerite, Anne d'Orléans est la grand-mère de l’archiduc Lorenz, « duc de Modène » et prince de Belgique par son mariage avec la princesse Astrid de Belgique (1962).

Biographie[modifier | modifier le code]

La princesse Anne passe son enfance en France, au Maroc et en Belgique aux côtés de ses parents, le duc et la duchesse de Guise. Après son mariage avec le prince Amédée, elle part vivre en Italie, où elle fréquente avec son mari les milieux fascistes. Mais Anne d'Orléans, qui ne s'intéresse guère à la politique, contrairement à son frère, n'adhère pas à l'idéologie mussolinienne, ce qui la distingue clairement de sa belle-mère, Hélène d'Orléans, entièrement conquise au Duce.[réf. nécessaire]

En 1935, la princesse Anne contracte une violente maladie alors qu'elle visite l'Égypte et manque de mourir à Louxor. Mais, alors qu'on annonce déjà sa mort en Europe, la princesse recouvre ses forces et guérit. De cette épreuve, elle garde cependant toute sa vie des séquelles.

En Italie, la princesse Anne réside avec sa famille au palais de Miramare, près de Trieste. En 1937, elle accompagne son époux à Addis-Abeba, où celui-ci est nommé vice-roi, juste après la conquête du pays par les armées du duce. En 1939, Anne d'Orléans rentre toutefois en Europe avec ses deux filles, juste avant le début de la Deuxième Guerre mondiale. Elle s'installe alors à Florence, auprès de son beau-frère et de sa belle-sœur.

Elle devient veuve en 1942, après que son mari a trouvé la mort pendant sa captivité aux mains des Britanniques, au Kenya. Un an après, le 8 septembre 1943, le roi Victor-Emmanuel III d'Italie demande l'armistice aux alliés et le Nord du pays est rapidement occupé par les troupes hitlériennes. La princesse Anne, qui a refusé de quitter Florence et sa belle-sœur, est alors arrêtée avec sa famille et déportée dans un camp de concentration autrichien. Les Savoie-Aoste sont cependant libérés en 1945 et regagnent ensuite l'Italie.

Dans les années 1950, l'empereur d'Éthiopie, Hailé Sélassié, cherche à rencontrer la duchesse douairière d'Aoste en signe de reconnaissance pour l'attitude respectueuse que lui a montré son époux durant la conquête italienne de l'Éthiopie. Mais le gouvernement italien fait savoir au souverain qu'il considérerait une telle entrevue comme un affront et l'empereur, qui ne peut être reçu par la princesse comme il le souhaitait, interrompt sa visite officielle pour rentrer dans son pays.[réf. nécessaire]

Titulature[modifier | modifier le code]

  • 5 août 1906 — 28 mars 1926 : Son Altesse royale la princesse Anne d’Orléans
  • 28 mars 1926 — 5 novembre 1927 : Son Altesse royale la princesse Anne de France, Fille de France
  • 5 novembre 1927 — 19 mars 1986 : Son Altesse royale la princesse Anne de Savoie, duchesse d’Aoste[réf. nécessaire]

En 1926, la mort sans descendance du fils aîné du comte de Paris, le prince Philippe, duc d’Orléans, fait du père de la princesse Anne le chef de la maison d’Orléans (et, selon les orléanistes, le chef de la Maison de France)[1]. Étant auparavant issue d’une branche cadette de la maison, Anne était simplement titrée princesse d’Orléans[2], mais lorsque son père Jean en devient l’aîné, sa titulature se trouve transformée selon les règles de la dynastie ; les titres de « princesse de France » et de « Fille de France » (en tant que fille du prétendant au trône de France) lui sont alors octroyés[3].

Sources[modifier | modifier le code]

  • (it) Edoardo Borra, Amedeo d'Aosta, Mursia, Milano, 1985.
  • (it) Francesco Cognasso, I Savoia, Corbaccio Editore, Milano, 1999.
  • (fr) Isabelle d’Orléans, « comtesse de Paris », Tout m’est bonheur (t. 1), Éditions Robert Laffont, Paris 1978, (ISBN 2-221-00107-9).
  • (fr) Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval, Le Petit Gotha, Paris, Éditions Le Petit Gotha, coll. « Petit Gotha »,‎ 2002 (1re éd. 1993), 989 p. (ISBN 2-9507974-3-1), p. 447 et seq. (section « Maison de France »)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]