Anne Barrère (sociologue)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Anne Barrère.

Anne Barrère est sociologue de l'éducation. Son parcours de recherche est marqué par une longue expérience dans le secondaire en tant qu'enseignante de lettres. L'objet principal de ses recherches porte sur le travail à l'école et c'est donc en tant que sociologue du travail qu'elle regarde l'école.

Parcours[modifier | modifier le code]

Diplômée de l’Institut d'études politiques de Bordeaux en 1978, Anne Barrère obtient l'agrégation de lettres modernes en 1981. Enseignante de lettres dans le secondaire, elle entame un doctorat de sociologie à l’université Bordeaux II. Sa thèse, intitulée Sociologie du travail scolaire : le cas des lycéens est réalisée sous la direction de François Dubet. Elle obtient son doctorat en 1996.

Elle devient alors maître de conférences et directrice d’études à l’IUFM Nord-Pas-de-Calais[1] de 1996 à 2000. À la suite, et jusque 2003, elle est maître de conférences à l’UFR Sciences de l’éducation de l’université Lille III.

En novembre 2002, elle obtient son Habilitation à diriger des recherches à l’université Bordeaux II sur le sujet de recherche "Travailler à l’école".

En 2003, elle obtient un poste de professeure, toujours dans l’UFR Sciences de l’éducation de l’université Lille III et ce, jusqu'en 2008. Depuis, elle enseigne à l'université Paris 5 au département des sciences de l'éducation. Elle intègre alors le laboratoire CERLIS, Centre de recherche sur les liens sociaux.

Thèmes de recherche[modifier | modifier le code]

Au travers de sa thèse sur le travail des lycéens[2], la sociologue identifie 4 "figures" caractérisant le travail des lycéens : le bosseur, le fumiste, les touristes et le forçat.

Elle poursuit, ensuite, ses recherches auprès des enseignants[3]. En analysant les « tâches objectives » de ces deux groupes d'acteurs, elle entend dévoiler les « épreuves subjectives » qui en résultent. Elle s'inscrit alors dans un courant de recherche qui interroge l'expérience sociale des acteurs de l'école.

Anne Barrère élargit enfin son approche des travailleurs de l’école, en se consacrant au travail des chefs d'établissement[4], lui permettant ainsi, de voir ce que l'évaluation fait aux établissements scolaires[5].

Actuellement, ses travaux de recherche portent sur les tensions entre la culture scolaire et la culture juvénile. Elle publie, en 2011, un ouvrage qui s'intéresse aux activités choisies par les adolescents. Qu'il s'agisse de sport, de musique et ou encore d'ordinateur et d'Internet, elle montre comment ces activités contribuent à "façonner" les jeunes.

Notons, enfin, qu'en collaboration avec Danilo Martuccelli, elle s'intéresse par ailleurs à une sociologie du roman français contemporain[6].

Bibliographie indicative[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'IUFM Nord-Pas-de-Calais est depuis le 1er janvier 2008, une école interne à l'université d'Artois - voir à ce propos université d'Artois
  2. Publiée sous le titre, Les Lycéens au travail, PUF, 1997.
  3. http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=619
  4. Voir à ce propos les notes critiques de lecture de Raymond Bourdoncle parues dans la revue RECHERCHE et FORMATION, no 57 - 2008 http://www.inrp.fr/publications/edition-electronique/recherche-et-formation/RR057-13.pdf
  5. Anne Barrère, Ce que l’évaluation fait aux établissements scolaires. Une année ordinaire au collège Salvador Allende, Ethnologie française, 2010, pp 141-149
  6. http://www.scienceshumaines.com/le-roman-comme-laboratoire-sociologique_fr_25806.html