Anne-Marie Steckler

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Anne-Marie Steckler (1766- c.1824) était une virtuose de la harpe sous la Révolution et le 1er Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Anne-Marie Steckler naît à Haute-Vigneulles en Moselle, le 10 octobre 1766. Fille du facteur de clavecin Christian Steckler et de Marie Bâillon, la jeune Anne-Marie apprit très jeune la musique. Installé à Metz en 1770, son père fabriquait des clavecins et des piano-forte réputés[1]. Douée pour la musique, Anne-Marie est remarquée par le compositeur Jean-Baptiste Krumpholtz qui l'emmène à Paris en 1777. Elle connaît un succès immédiat, jouant même, à l'âge de 13 ans, devant la reine Marie-Antoinette d'Autriche. Anne-Marie Steckler épouse finalement son Pygmalion en 1783 et donna naissance à trois enfants. Mariée trop jeune, Anne-Marie délaisse bientôt son époux pour le pianiste Jan Ladislav Dussek. En 1788, les deux amants fuient vers l’Angleterre, où Anne-Marie Steckler s'installe finalement. Elle publia une méthode de piano en 1796 et continua à donner des concerts outre-Manche.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le roi Stanislas possédait un instrument Steckler dans son château de Lunéville.(Tribout de Morembert, ANM, 1959)

Sources[modifier | modifier le code]

  • H. Tribout de Morembert : Une virtuose de la harpe au XVIIIe siècle, Anne-Marie Steckler, in Académie nationale de Metz, 1959-1961 (pp.130-141)