Anne-Marie Nzié

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Anne-Marie Nzié

Surnom La Voix d'or du Cameroun
Naissance 1932
Drapeau du Cameroun Lolodorf, Cameroun
Activité principale Chanteuse
Instruments Voix
Labels Pathé Marconi Records, Label Bleu

Anne-Marie Nzié est une chanteuse camerounaise, née en 1932 à Lolodorf. Surnommée « la voix d'or du Cameroun », elle est notamment considérée comme la « reine mère » du bikutsi[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Pour Anne-Marie Nzié, la musique et le chant sont présents dès l'enfance. Son père joue du mvett, un instrument à cordes. Elle-même chante dans une chorale à partir de huit ans[2]. Un grave accident la contraint à passer une partie de son adolescence à l'hôpital, où son frère Cromwelle Nzié, qui joue de la guitare, l'initie à la musique hawaïenne. Elle compose alors ses premières chansons, décidant : « Quand je quitterai ce lit d'hôpital, je chanterai jusqu'à ma mort »[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

La carrière de la chanteuse Anne-Marie Nzié dure 55 ans ; ses chansons se font connaître aussi bien par les médias que par des animations dans des bars ou des discothèques. Elle devient rapidement « la diva » ou la « voix d'or » du Cameroun[2].

En 1955, elle intègre le groupe de son frère comme choriste. Après s'être mariée avec un musicien, elle connaît son premier succès avec Malundi et se produit dans tout le continent africain[4]. En 1958, elle collabore avec Gilbert Bécaud, et obtient un contrat chez Pathé Marconi Records, ce qui lui permettra de se produire à l'Olympia. Elle est ensuite présente sur de nombreuses scènes internationales, et inspire plusieurs générations de musiciens[3],[5].

En 1984, sa chanson Liberté, qui parle de la liberté au Cameroun et des Noirs en général, relance sa carrière. Elle connaît un grand succès et est chantée dans des meetings politiques, y compris par l'opposition, ce à quoi Anne-Marie Nzié finira par s'opposer[2]. Le journaliste David Ndachi Tagne lui consacre une biographie, publiée en 1990. Elle remonte sur scène en 1995 pour fêter ses 40 ans de carrière[4].

Style musical[modifier | modifier le code]

Anne-Marie Nzié « swingue d’abord sur le jazz, la rumba congolaise et la biguine (années 1950) avant d’explorer le bikutsi et le ngouba »[6].

Chansons[modifier | modifier le code]

  • 1954, Mabanze (son premier disque, 45 tours)
  • 1985, Liberté (Pathé Marconi Records)
  • 1996, Béza Ba Dzo (Indigo, Label Bleu)

En 1999, Anne-Marie Nzié chante en duo avec Wendo Kolosoy pour le titre Tokutani dans son album Marie Louise[6].

Distinctions et honneurs[modifier | modifier le code]

En 2001, Anne-Marie Nzié est considérée comme l'une des trois Camerounaises ayant marqué le XXe siècle, avec Josépha Mua et Gwendoline Burnley. Elle est faite chevalier de la Légion d'honneur par le gouvernement français, deuxième artiste camerounaise à être ainsi honorée après Manu Dibango[7],[2].

Pour célébrer les 60 ans du début de sa carrière, un hommage lui est rendu en 2008 par des cérémonies durant une semaine, à l'initiative des autorités camerounaises et notamment du président Paul Biya. Elle a également reçu de la part des autorités camerounaises un domicile à Yaoundé et un dans son village natal, ainsi qu'une voiture dont la plaque d'immatriculation porte la mention « La voix d'or du Cameroun »[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Anne-Marie Nzie », sur www.afrik.com (consulté le 30 mars 2014)
  2. a, b, c et d Serge Armani et Mathieu Talla, Les grandes pionnières du Cameroun, Cognito,‎ 2007 (ISBN 9789956412082), p. 251-252
  3. a et b « Anne-Marie Nzié », sur http://www.label-bleu.com (consulté le 31 mars 2014)
  4. a et b Bouziane Daoudi, «Maman» Nzié, crooneuse du Cameroun, Libération,‎ 29 mai 1998
  5. a et b Raphaël Mvogo, « À 77 ans, « la voix d'or du Cameroun » Anne-Marie Nzié toujours dans le rythme », sur http://french.news.cn,‎ 8 mars 2010 (consulté le 31 mars 2014)
  6. a et b « Anne-Marie Nzié », sur www.afrisson.com
  7. « La Légion d'honneur pour Anne-Marie Nzié », sur Cameroon-Info.Net,‎ 28 février 2001 (consulté le 31 mars 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David Ndachi Tagne, Anne-Marie Nzié : Secrets d'or, SOPECAM, coll. « Hommes et événements »,‎ 1990, 191 p. (ISBN 2-86969-037-1)

Liens externes[modifier | modifier le code]