Anna Maria Luisa de Médicis

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43° 46′ 30″ N 11° 15′ 13″ E / 43.77499, 11.25365

Anna Maria Luisa de Médicis

Anna Maria Luisa de Médicis, née à Florence le 11 août 1667 et décédée dans la même ville le 18 février 1743 est la fille de Cosme III de Médicis et de Marguerite-Louise d'Orléans, femme de Jean-Guillaume de Neubourg-Wittelsbach. Elle est la dernière des Médicis.

[modifier] Biographie

Ses parents ne s'entendaient pas. Le couple grand-ducal, après quelques réconciliations éphémères dont sont issus Anna-Maria-Luisa et son frère cadet Jean-Gaston, se sépara en 1675. La grande-duchesse rentra en France, son pays d'origine, où le roi Louis XIV, son cousin germain, la confina dans un couvent parisien qui accueillait des dames nobles veuves, ne la recevant à Versailles que pour les événements familiaux.

Préoccupé par la fin probable de sa lignée, Cosme III tint à marier ses enfants le plus brillamment possible. Il maria son fils aîné Ferdinand à Violante-Béatrice de Bavière, sœur de l'Électeur Maximilien II et de la Dauphine de France. Ce mariage resta stérile.

Pour Anna-Maria-Luisa, il fut d'abord question de Louis XIV de France, veuf en 1683 puis de son fils le "grand" Dauphin à son tour veuf en 1690. Ces brillants mariages ne se firent pas, les deux princes préférant convoler secrètement avec leur maîtresse respective.

Anna-Maria-Luisa était sur le point de « coiffer sainte Catherine » quand son père lui fit épouser en 1691 un autre veuf, Jean-Guillaume, Électeur Palatin, beau-frère de l'Empereur Léopold Ier. Le couple n'eut pas d'enfant, tout comme Jean-Gaston qui épousa la même année Marie-Françoise de Saxe-Lauenbourg, pourtant veuve et mère d'une petite fille.

Anna-Maria-Luisa fut veuve en 1716 et se consacra aux œuvres de bienfaisance, tandis que son beau-frère montait sur le trône de Palatinat (Charles III Philippe du Palatinat).

Cosme III mourut en 1723. Marguerite-Louise l'avait précédé de deux ans dans la tombe qu'ils ne partagèrent pas. Le frère aîné d'Anna-Maria-Luisa, Ferdinand, étant décédé en 1713, c'est Jean-Gaston qui monta sur le trône toscan. Les puissances européennes ayant refusé de reconnaître certains droits au trône à Anna-Maria-Luisa, en 1731, il désigna comme héritier son parent le plus proche, son lointain et très jeune cousin l'infant Charles d'Espagne âgé de 15 ans.

Nonobstant, à la faveur du Traité de Vienne qui mit un terme à la guerre de succession de Pologne, les puissances européennes ne tinrent pas compte des volontés du "dernier des Médicis" et, à la mort de Jean-Gaston (1737), la Toscane échut à François III, duc de Lorraine et de Bar, futur gendre de l'empereur Charles VI.

On avait totalement négligé les droits éventuels de l'Électrice douairière de Palatinat.

Anna-Maria-Luisa mourut six ans plus tard, en 1743, âgée de 76 ans. Elle fit don de tout ce qu'elle possédait, donc du fabuleux héritage des Médicis, à l'état toscan à condition que rien ne quitte la ville de Florence et que les collections soient ouvertes au public.

[modifier] Bibliographie

[modifier] Article connexe

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