Anna Louise Strong
Anna Louise Strong (24 novembre 1885 – 29 march 1970) était une journaliste américaine du XXe siècle et une militante, plus connue pour ses écrits et son soutien pour les mouvements communiste de l'Union sovietique et de la République populaire de Chine.
Sommaire |
Critiques [modifier]
Dans l'ouvrage Tibet, Tibet Une histoire personnelle d'un pays perdu, l'écrivain et historien britannique Patrick French écrit que dans les années 1960 et 70, les sympathisants communistes venaient visiter le Tibet en se félicitant de la politique qu'y menait Pékin[1]. Pierre Ryckmans, sous le pseudonyme de Simon Leys, fut le premier à dénoncer ce phénomène dans Ombres chinoises publié en 1974. Jusqu’au début des années 1980, personne ne pouvait visiter le Tibet sans un visa spécial de Pékin. Cette situation a conduit à la publication d’ouvrages, que Patrick French qualifie de honteux tellement ils sont mensongers, dont l'ouvrage When Serfs Stood Up in Tibet d'Anna Louise Strong[1].
Selon John Powers, son ouvrage When Serfs Stood Up in Tibet utilise les termes de la propagande chinoise et a été publié par le gouvernement chinois[2].
Joshua Michael Schrei, moniteur de yoga et membre du conseil d'administration de l'association indépendantiste Students for a Free Tibet, a écrit une critique détaillée expliquant notamment que Anna Louise Strong a une prédilection romantique pour le maoïsme et a utilisé principalement des statistiques fournies par le gouvernement chinois. Elle ne parle ni le tibétain ni le chinois, si bien que ses sources historiques sont limitées. Comme Tashi Rabgey le fait remarquer dans sa critique de Making of Modern Tibet de Tom A Grunfeld, les trois classes sociales dans lesquelles Grunfeld et Strong regroupent les Tibétains — les propriétaires fonciers, les serfs, et les esclaves — n'ont pas de relation avec la répartition véritable de la société tibétaine[3].
Publications [modifier]
- Tibetan Interviews, New World Press, Peking, 1959
- When Serfs Stood Up, New World Press, Peking, 1960
Notes et références [modifier]
- Patrick French : Tibet, Tibet Une histoire personnelle d'un pays perdu, traduit de l'anglais par William Oliver Desmond, Albin Michel, 2005 Page 294
- (en) John Powers, History as propaganda: Tibetan exiles versus the People's Republic of China, 2004, page 167
- (en) Joshua Michael Schrei, A Lie Repeated - The Far Left’s Flawed History of Tibet : « Anna Louise Strong, A. Tom Grunfeld, and Roma and Stuart Gelder. The fact that all of these historians had a romantic predilection towards Maoism and drew mostly on Chinese government statistics should surely be cause for concern as far as their legitimacy as source material. (…) Neither Parenti, Strong, Grunfeld, nor the Gelders speak Tibetan — or Chinese for that matter — so the body of historical literature on the Tibet issue that is available to them is extremely limited. (…) as Tashi Rabgey points out in her dissection of Tom Grunfeld’s Making of Modern Tibet, the three social classes that Grunfeld and Strong lump Tibetans into — landowners, serfs, and slaves — have no relation to the actual breakdown of Tibetan society. »
Liens externes [modifier]
- Notices d’autorité : Système universitaire de documentation • Bibliothèque nationale de France • Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
- HistoryLink Essay: Strong, Anna Louise (1885-1970)
- Anna Louise Strong archive at Marxists.org
- The Terrorists' Trial by Anna Louise Strong
- Strong archive at University of Washington