Années de plomb au Maroc

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Les années de plomb est un terme utilisé au Maroc pour décrire une période de l'histoire contemporaine du Maroc, qui s'étend des années 1960 jusqu'aux années 1980, sous le règne du roi Hassan II, marquée par une violence et une répression contre les opposants politiques et les activistes démocrates.

Sommaire

La répression et ses victimes [modifier]

Peu après l'accession au trône du roi Hassan II, l'étau se resserre autour des opposants et des mouvements de gauche. La répression commence en juillet 1963 par l'arrestation, pour « complot »[1], de militants de l'Union nationale des forces populaires (UNFP) et de communistes. Elle se poursuit par les événements de militantisme de lycéens qui tourne à l'insurection de mars 1965 à Casablanca, la liquidation de Ben Barka, la mise hors jeu de l'Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM) et des organisations marxistes-léninistes (notamment le mouvement d’extrême-gauche Ila Al Amame d'Abraham Serfaty et d'Abdellatif Laâbi), la contre-guérilla dans le Moyen Atlas, les procès[Lesquels ?] de Kénitra (notamment ceux de 1977) et la répression des émeutes de 1981 à Casablanca.

Ces trois décennies qui cadrent les années de plomb sont dominées par le règne de Hassan II et la succession de deux personnages à la tête du ministère de l'Intérieur : le général Mohamed Oufkir et l'ex-commissaire Driss Basri.

L'Association marocaine des droits humains (AMDH) estime que ces années de répression ont fait des dizaines de milliers de victimes (tués, blessés, emprisonnés, disparus et exilés).

Notes et références [modifier]

  1. Complot de juillet, in Z. Daoud, Les années lamalif, Tarik Editions, Casablanca, 2007, p.108

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Bibliographie [modifier]

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