Années 1340

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XIIIe siècle | XIVe siècle | XVe siècle

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Événements[modifier | modifier le code]

Asie[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

Personnalités significatives[modifier | modifier le code]

Inventions, découvertes, introductions[modifier | modifier le code]

Religion et philosophie[modifier | modifier le code]

Art et culture[modifier | modifier le code]

  • Établis à Kyôto dans le faubourg de Muromachi à partir de 1338, les Shoguns Ashikaga tiennent une cour extrêmement brillante, un peu à la manière des cours italiennes de la Renaissance. Sous l’influence de la culture Song, l’architecture s’affine à l’extrême (Pavillons d’Or et d’Argent), une peinture nouvelle, mariant sur des fonds d’or les couleurs vives, flamboie sur les cloisons des résidences tandis que, dans d’austères pavillons savamment rustiques, s’élaborent les rites de la cérémonie du thé.
  • Le compositeur Guillaume de Machaut est à Reims à partir de 1340[7]. Après la mort du roi Jean Ier de Bohême en 1346, il entre au service du futur roi de France, Charles V.

Économie et société[modifier | modifier le code]

  • Les guerres civiles du XIVe siècle entraînent un relâchement du contrôle de l’État byzantin : l’aristocratie byzantine en profite pour obtenir l’hérédité complète sur les pronoiai (terre cédée par l’État moyennant un service armé) et une immunité fiscale accrue.
  • Jean V Paléologue est le dernier empereur byzantin à émettre une monnaie d’or, de meilleur titre mais de poids réduit, à l’effigie de Saint Jean-Baptiste, à l’imitation du florin. Le sou byzantin cesse d’être un critère.
  • En Hongrie, les Anjou, Carobert et son fils Louis, ont restauré une grosse partie de la propriété domaniale dilapidée ou raflée par les magnats brigands. Ils ont récupéré quelque 150 places fortes, soit la moitié de l’ensemble, et environ 20 % des terres. L’exploitation des mines d’or du Nord et de Transylvanie complète les revenus royaux, pour atteindre au milieu du siècle une production représentant les trois quarts de l’or extrait en Europe.
  • Première mention officielle de la ligue Hanséatique en 1344[11] : la fédération compte bientôt plus de quatre-vingt-cinq villes.
    • La Hanse est formée de villes de première importance (Brême, Hambourg, Lübeck, Stralsund sur la côte allemande, Cologne et Dortmund à l’intérieur des terres, Rīga et Visby à l’extérieur de l’empire), de multiples cités plus ou moins importantes (Kampen, Königsberg, Stettin, Reval, Dorpat…), de quatre grands comptoirs (Bruges, Bergen, Londres, Novgorod), et de nombreuses factoreries dépendantes des villes.
    • Chaque ville peut se faire entendre dans le cadre des assemblées (Tag) : à la base des assemblées régionales, puis à partir de 1347 des assemblées de tiers (Lübeck, Cologne, Visby-Rostock). Au sommet siège la Diète générale (Hansetag) qui réunit irrégulièrement les représentants des villes à Lübeck et prend les décisions importantes.
  • Au temps de Valdemar Atterdag, la société rurale au Danemark est très hiérarchisée. Des seigneurs habitent leurs manoirs (sœdegård), administrent leurs biens mais ne les cultivent pas. Au sommet de la pyramide, on trouve des paysans-propriétaires indépendants (selveire). Ensuite viennent les « intendants » (brydere), assez riches, qui donnent un tiers de la récolte au seigneur propriétaire, gardent un tiers pour eux et un tiers pour les futures semences. Les landboer (colons) doivent au propriétaire une redevance fixe, le landsgilde. Au-dessous d’eux existe un prolétariat rural, les gårdssœderne, sortes de journaliers qui cultivent un petit lopin concédé par le seigneur contre une redevance en nature.
  • Chute des grands établissements bancaires florentins (1340-1345)[3]. La faillite des banques de Florence entraîne une crise économique en Europe (1345-1347).
  • Les stocks de métaux précieux en Europe occidentale se montent approximativement à 2 000 tonnes d’équivalent argent (1 000 tonnes en 1465).
  • La douane de la ville génoise de Péra, face à Constantinople, rapporte annuellement 200 000 livres, alors que celle de Constantinople ne perçoit que 30 000 livres. Avec la reconquête de Chios en 1346, les Génois deviennent les principaux pourvoyeurs en alun de l’industrie textile européenne.
  • La Pratica della Mercatura, manuel de commerce réalisé par Pegolotti, un des facteurs des Bardi de Florence.

Démographie[modifier | modifier le code]

  • La population de la Terre s'élève à quelque 442 millions d'êtres humains.
  • 65 millions d’habitants en Europe.
  • 3,7 millions d’habitants en Angleterre en 1346. Elle a triplé depuis 1086.
  • 41 000 habitants à Rouen en 1347.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. George Coedès, Walter F. Vella, Susan B. Cowing, The Indianized states of Southeast Asia, University of Hawaii Press,‎ 1968 (ISBN 082480368X et 9780824803681, lire en ligne)
  2. Aleksandr Vasilevich Trubetskoĭ, La Russie Rouge, E. Dentu,‎ 1860 (ISBN 082480368X et 9780824803681, lire en ligne)
  3. a et b Robert Fossier, Jacques Verger, Histoire du Moyen Âge, Editions Complexe,‎ 2005 (ISBN 2804800458 et 9782804800451, lire en ligne)
  4. Gerhard Dohrn-van Rossum, Philippe Braunstein (trad. Olivier Mannoni), L'histoire de l'heure : l'horlogerie et l'organisation moderne du temps, Editions MSH,‎ 1997 (ISBN 2735107418 et 9782735107414, lire en ligne)
  5. Université de Besançon Observatoire, Annales franc̜aises de chronométrie (lire en ligne)
  6. Raymond-Joseph Loenertz O.P., Byzantica et Franco-Graeca, Ed. di Storia e Letteratura (lire en ligne)
  7. Richard H. Hoppin (trad. Nicolas Meeùs, Malou Haine), La Musique au Moyen Age, Editions Mardaga,‎ 1991 (ISBN 2870093527 et 9782870093528, lire en ligne)
  8. Claude Perrus, Marina Marietti, La mémoire du texte : intertextualités italiennes, Presses Sorbonne Nouvelle,‎ 2000 (ISBN 2878542029 et 9782878542028, lire en ligne)
  9. Anna Fontes-Baratto, Poésie et épistolographie dans l'Italie médiévale, Presses Sorbonne Nouvelle,‎ 2007 (ISBN 2878543823 et 9782878543827, lire en ligne)
  10. « Le livre de la nature », sur World Digital Library,‎ 1481-08-20 (consulté le 2013-08-30)
  11. (en) Peter N. Stearns, William Leonard Langer, The Encyclopedia of world history: ancient, medieval, and modern, chronologically arranged, Houghton Mifflin Harcourt,‎ 2001 (ISBN 0395652375 et 9780395652374, lire en ligne)