Années 140 av. J.-C.

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Événements[modifier | modifier le code]

La Méditerranée en 146 av. J.-C.

Personnages significatifs[modifier | modifier le code]

Inventions, découvertes, introductions[modifier | modifier le code]

Économie et société[modifier | modifier le code]

  • Vers 145/133 av. J.-C. : période de dépression économique à Rome marquée par la raréfaction des émissions de monnaies et la diminution des dépenses publiques[2].


  • La conquête du bassin méditerranéen par Rome introduit un élément économique nouveau, le grand capitalisme et l’entrée en scène des hommes d’argent. Ces hommes d’affaires, issus pour certains de l’ordre équestre, riches essentiellement de fortune mobilière, s’opposent à la noblesse gouvernementale, composée principalement de sénateurs, gros propriétaires fonciers. Ils exercent leurs activités dans trois directions :
    • La ferme des impôts, adjugée tous les cinq ans par les censeurs et placée sous le contrôle du Sénat. Elle porte sur les douanes (portoria), les droits de pacage sur le domaine public (scipturia) et la dîme (impôt provincial).
    • Les fournitures publiques (opera publica), adjugées dans les mêmes conditions, qui comprennent les fournitures à l’État (notamment pour l’armée : vivres, transport, vêtements, chevaux, etc.) et les travaux publics (construction ou entretient d’édifices et d’installations diverses, temples, portiques, basiliques, murs, routes, aqueducs, ports.
    • La banque, pratiquée dans tout le monde romain : contrôle et change des monnaies métalliques, avances de fonds, placement, dépôts, mandats de paiement et contrats de change.
  • Après la destruction de Carthage et jusqu’à la fin du Ier siècle après J.C., l’Afrique se spécialise dans la culture du blé, car le vin et l’huile des territoires romains de la Méditerranée occidentale sont de meilleure qualité. L’orge sert à la l’alimentation de la population pauvre. Elle fournit à Rome du minerai de fer, de plomb et de cuivre, du bois de construction et de chauffage. Rome favorise l’aménagement hydraulique de la région (barrage, aqueduc, canaux, etc.). L’essor économique contribue à la naissance d’une riche bourgeoisie berbère et au développement de nombreuses cités.
  • La liste des destinataires de la lettre du consul Metellus au grand-prêtre Simon permet de dresser un tableau géographique de la Diaspora en 142 av. J.-C. : Mésopotamie, Asie Mineure, Égypte (100 000 Juifs à Alexandrie).

Art et culture[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Edward Lipiński, Carthago : Acta Colloquii Bruxellensis Habiti Diebus 2 Et 3 Mensis Maii Anni 1986, Peeters Publishers,‎ 1988 (ISBN 9789068311068, résumé)
  2. Revue des études anciennes, vol. 67, Société d'Édition "Les belles lettres",‎ 1965 (résumé)
  3. J. D. Fage, Roland Anthony Oliver, The Cambridge History of Africa, vol. 2, Cambridge University Press,‎ 1975 (ISBN 9780521215923, résumé)
  4. Bruno Dumézil, Les Barbares expliqués à mon fils, Éditions du Seuil (ISBN 9782021007862, résumé)
  5. Nathalie de Chaisemartin, Rome. Paysage urbain et idéologie: Des Scipions à Hadrien (IIe s. av. J.-C.-IIe s. ap. J.-C.), Armand Colin,‎ 2003 (ISBN 9782200243562, résumé)