Angles-sur-l'Anglin

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46° 41′ 46″ N 0° 53′ 08″ E / 46.6961111111, 0.885555555556

Angles-sur-l'Anglin
La commune vue depuis les berges de l'Anglin.
La commune vue depuis les berges de l'Anglin.
logo
Administration
Pays France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Saint-Savin
Code commune 86004
Code postal 86260
Maire
Mandat en cours
Bernard Tricoche
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes des Vals de Gartempe et Creuse
Site web www.anglessuranglin.com
Démographie
Population 393 hab. (2008)
Densité 27 hab./km2
Gentilé Anglois
Géographie
Coordonnées 46° 41′ 46″ Nord
       0° 53′ 08″ Est
/ 46.6961111111, 0.885555555556
Altitudes mini. 63 m — maxi. 139 m
Superficie 14,75 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Angles-sur-l'Anglin est une commune française, située dans le département de la Vienne, en région Poitou-Charentes.

Sommaire

[modifier] Géographie

Situé à l'est du département de la Vienne, la commune[1] se situe à 12 km de La Roche-Posay, 17 km du Blanc, 17 km de Saint-Savin, 25 km de Chauvigny, 32 km de Châtellerault, 33 km de Montmorillon, 50 km de Poitiers et 301 km de Paris. Les communes limitrophes sont Saint-Pierre-de-Maillé, Vicq-sur-Gartempe, Néons-sur-Creuse et Lurais.

Le territoire communal est traversé par les rivières Gartempe et Anglin. Le confluent de ces deux cours d'eau est sur le territoire de la commune.

La place de la commune.
La place de la commune.

La commune est desservies par les routes départementales 2, 2a, 2b, 2c et 5.

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Châtellerault situé à 32 km. L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Poitiers-Biard situé à environ 53 km.

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée 48, par le sentier de grande randonnée de pays : Vallée de la Creuse et de l'Anglin. De plus la commune est desservie par cinq circuits communaux de promenade à pied et en VTT (boucles de 3,5 à 8 km) et 4 sentiers intercommunaux de 12 à 15 km, tous au départ de la place et du pont.

[modifier] Toponymie

Elle tire son nom d'une tribu d'Angles. Ses habitants sont appelés les Anglois.[2]

[modifier] Histoire

[modifier] Moyen Âge

.La statue d'ange sur la place du marché
La statue d'ange sur la place du marché .

Le premier château de pierres est construit par un évêque de Poitiers Gilbert (975-1020), sur l'escarpement rocheux dominant la rivière. Le commandement de la garnison en est confié à un cousin de l'évêque, Gaucelme Roy, puis à son neveu vers 1025. La même année, un pont est construit, qui subsiste jusqu'en 1741.

L'abbaye de Sainte-Croix, dont il subsiste l'église, a été fondée également par un évêque de Poitiers, sous la règle bénédictine. Vers 1070, l'évêque de Poitiers Isembert II accorde plus d'autonomie au monastère de Sainte-Croix. Son successeur Pierre, en 1090, lui donne autorité sur la paroisse d'Angles, Saint-Pierre (la ville haute), sur la rive droite du cours d'eau, alors que l'abbaye est sur la rive gauche.

Le château est confié aux Lusignan. En 1096, avant de partir en Croisade, Hugues de Lusignan et son fils Hugues le Brun accordent les bénéfices de l'abbaye à l'abbé de Saint-Cyprien de Poitiers.
Les barons de Lusignan tiennent leur fief d'Angles en franche aumône, sans hommage, ni autre obligation des évêques de Poitiers. Ils sont donc indépendants. Ils remanient le château, reconstruisant notamment le donjon.

Cependant, les seigneurs de Lusignan abandonnent peu à peu leurs terres d'Angles, qu'ils vendent ou échangent. En 1268, Guillaume de Lezay-Lusignan échange le château et ses droits aux évêques de Poitiers, contre la terre de Villefagnan, et le 21 mars 1281, Hélie de Lusignan vend les deux tiers de ses terres d'Angles à l'évêque Gautier de Bruges, qui soutint le pape Boniface VIII contre Philippe le Bel, et fut exilé pour ceci.

Au XIVe siècle, c'est la famille d'Oyré qui défend le château pour les évêques. Un de ses membres, Guichard IV, fut célébré pour ses exploits à la bataille de Poitiers en 1356, du côté de Jean le Bon, qu'il défendit vaillamment. Il combattit ensuite sous le commandement du Prince Noir, ayant reçu l'ordre du roi de France d'obéir à son nouveau suzerain. Il reçoit l'ordre de la Jarretière, devient gouverneur du fils du Prince Noir. Il embellit son château, qui prend le nom de château Guichard.

Le 23 mai 1372, Bertrand du Guesclin assiège et prend le château (ou le capitaine Pierre Gedoin le lui cède gracieusement), et le village est ruiné. Les évêques de Poitiers sont ensuite les seuls seigneurs du château.

[modifier] Reconstruction d'après la guerre de Cent Ans

Ces reconstructions sont au nombre de deux : d'abord celle des évêques, qui restaurent le château, après la Praguerie, en fait au cours de la guerre de Cent Ans (qui n'est qu'une longue suite de conflits et de trêves plus ou moins longues). Les moines de l'abbaye Sainte-Croix travaillent quant à eux au relèvement du village au XVe siècle, en vendant de nombreuses terres de 1441 à 1482. Les armes de l'abbé figurent sur chaque mur qu'ils construisirent, ce qui donne une idée de l'importance des destructions. Des foires sont rétablies en 1481 par Louis XI.

[modifier] Temps modernes

Son château demeure ensuite une forteresse d'importance, dont on tient à s'assurer tout au long des guerres de religion. Il est pris par l'amiral de Coligny en 1567, qui y installe une garnison protestante qui défend le château jusqu'en 1571, date à laquelle il est pris par le gouverneur de Châtellerault. L'abbaye avait été ravagée par les protestants, et son abbé Boivert fut par la suite un des chefs catholiques les plus acharnés. En 1591, les Ligueurs prennent et pillent le château. En 1652, le duc de Roannez, commandant les troupes royales, le reprend aux frondeurs poitevins qui l'avaient pillé en 1650.

La ville est aux XVIe et XVIIe siècles une source de revenus réguliers pour l'évêque de Poitiers : foires, four banal, moulin (emporté par le torrent en 1646, 1657 et 1699, mais debout encore aujourd'hui avec sa roue) lui rapportaient vers 1650 environ 6 200 livres. Ces forts revenus témoignent de la prospérité de la petite ville, au carrefour de trois provinces (Poitou, Berry et Touraine), donc dans un lieu propice au commerce. Il semble que certains en aient profité pour arrondir leurs revenus en pratiquant la contrebande de sel, ce qui provoqua l'installation d'un grenier à gabelle dans la ville en 1664.

Par contre, le château n'est pas relevé après les dégâts causés par les guerres civiles, et même abandonné au XVIIIe siècle, après requête au Parlement de Paris. Celui-ci renonce en 1708 à exiger une restauration complète du château (estimée à 10 années de revenus du fief, soit 50 000 livres). Il se contenta d'une réparation du château neuf, pour 2 000 livres.

Le pont emporté en 1741 ne fut remplacé que par un bac ; d'une part la construction d'un pont aurait coûté 20 000 livres, et la situation d'Angles entre trois provinces, relevant de Poitiers d'un point de vue féodal, de Bourges pour la généralité et du Blanc pour l'élection, compliquait encore les choses.

[modifier] Révolution française

Angles accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. C’est le lieu de toutes les nouvelles fêtes : fête des Époux, de l’Agriculture, etc.[3].

À la Révolution, le château est déclaré bien national et sert de carrière publique.

[modifier] Époque contemporaine

En 1945, pour fêter la Libération et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté. Ce sapin existe toujours[4].

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Charles Tiphanneau    
2008 En cours Bernard Tricoche[5]    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

[modifier] Évolution démographique

En 2008, Angles-sur-l'Anglin comptait 393 habitants (soit une augmentation de 8 % par rapport à 1999). La commune occupait le 19 126e rang au niveau national, alors qu'elle était au 18 876e en 1999, et le 202e au niveau départemental sur 281 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Angles-sur-l'Anglin depuis 1793.

Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[6], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.

Pour les communes dont la population est inférieure à 10 000 habitants, les enquêtes sont exhaustives et ont lieu chaque année par roulement au cours d'une période de cinq ans[7]. Pour Angles-sur-l'Anglin, le premier recensement a été fait en 2007[8], les suivants étant en 2012, 2017, etc. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1e janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006, qui, pour Angles-sur-l'Anglin, est une évaluation intermédiaire[9].

Le maximum de la population a été atteint en 1836 avec 1 718 habitants.

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 325 1 397 1 403 1 453 1 682 1 718 1 670 1 579 1 514
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 502 1 480 1 508 1 400 1 443 1 374 1 182 1 165 1 103
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 043 1 057 1 010 920 866 848 822 829 741
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
689 665 581 465 424 365 388 391 393
Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusqu'en 1962[10], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[11],[12]

[modifier] Pyramide des âges

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (45,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (23,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,1 % contre 48,4 % au niveau national et 48,4 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,3 %, 15 à 29 ans = 7,7 %, 30 à 44 ans = 13,3 %, 45 à 59 ans = 23 %, plus de 60 ans = 40,8 %) ;
  • 49,9 % de femmes (0 à 14 ans = 8,7 %, 15 à 29 ans = 6,2 %, 30 à 44 ans = 13,8 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 49,7 %).
Pyramide des âges à Angles-sur-l'Anglin en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,0 
90  ans ou +
1,5 
17,9 
75 à 89 ans
23,6 
21,9 
60 à 74 ans
24,6 
23,0 
45 à 59 ans
21,5 
13,3 
30 à 44 ans
13,8 
7,7 
15 à 29 ans
6,2 
15,3 
0 à 14 ans
8,7 
Pyramide des âges du département de la Vienne en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
7,2 
75 à 89 ans
10,1 
13,4 
60 à 74 ans
13,9 
20,7 
45 à 59 ans
19,9 
19,6 
30 à 44 ans
18,8 
20,8 
15 à 29 ans
20,0 
17,7 
0 à 14 ans
15,9 

[modifier] Économie

[modifier] Population et société

Durant l'année des festivité sont organisées comme Les jours d'Angles : l'industrie dentellière des Jours d'Angle assura au XIXe siècle la prospérité de la ville. Les paquebots Queen Elizabeth et Normandie se fournirent des broderies extrêmement fines produites à Angles, le festival du livre : tous les week-ends du 15 août et le feu d'artifice le premier week-end du mois d'août.

La commune possède[15] une école élémentaire publique.

[modifier] Lieux et monuments

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

  1. Site Mappy.fr.
  2. Nom des habitants des communes françaises, Angles-sur-l'Anglin sur le site habitants.fr de la SARL Patagos. Consulté le 10 décembre 2011.
  3. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 194.
  4. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 219.
  5. Résultats des élections municipales de mars 2008 sur le site officiel de la préfecture de la Vienne.
  6. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V "des opérations de recensement".
  7. INSEE : Les grandes étapes : 2002 – 2009.
  8. Calendrier des recensements des communes du département de la Vienne sur www.insee.fr, Insee. Consulté le 23 juillet 2011.
  9. Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de 5 ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 d’afficher dans le tableau des recensements : la population 2006, première population légale connue post-1999, les populations légales suivantes correspondant aux années réelles de recensement et enfin la dernière population légale publiée par l’INSEE. Dans le graphique sont par contre représentés l’ensemble des populations légales connues.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 23 juillet 2011.
  11. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 23 juillet 2011.
  12. Recensement de la population au 1er janvier 2008 sur Insee. Consulté le 23 juillet 2011.
  13. Évolution et structure de la population à Angles-sur-l'Anglin en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 23 juillet 2011.
  14. Résultats du recensement de la population de la Vienne en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 23 juillet 2011.
  15. Site officiel du ministère de l'éducation nationale.


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