Angicourt

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Angicourt
Image illustrative de l'article Angicourt
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Liancourt
Intercommunalité Communauté de communes des Pays d’Oise et d’Halatte
Maire
Mandat
Michel Delagrange
2014-2020
Code postal 60940
Code commune 60013
Démographie
Gentilé Andevilliens
Population
municipale
1 574 hab. (2011)
Densité 317 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 45″ N 2° 30′ 16″ E / 49.3125, 2.5044444444449° 18′ 45″ Nord 2° 30′ 16″ Est / 49.3125, 2.50444444444  
Altitude Min. 38 m – Max. 120 m
Superficie 4,96 km2
Localisation

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Angicourt

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Angicourt

Angicourt est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie. Ses habitants sont appelés les Andevilliens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le département de l'Oise, à 2 km de la rive droite de l'Oise et à 3,2 km du chef-lieu du canton de Liancourt, dans la vallée du Rhôny, ruisseau prenant naissance au village voisin de Verderonne. Des buttes boisées d'une bonne centaine de mètres d'altitude encadrent le village à l'ouest, au nord et à l'est. Angicourt entre dans l'unité urbaine (ou agglomération au sens de l'Insee) de Creil composée de vingt-deux communes totalisant 116 662 habitants en 2009[1],[2]. La distance orthodromique avec la capitale, au sud, est de 51 km[3]. Compiègne est éloignée de 26 km[4], et le chef-lieu de département Beauvais de 34 km[5]. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est situé à 37 km au sud[6].

Communes limitrophes d’Angicourt[7]
Verderonne Rosoy
Mogneville Angicourt[7] Cinqueux
Monchy-Saint-Éloi Villers-Saint-Paul Rieux
Vue sur le village depuis l'ouest.
Vue sur le village depuis le sud-ouest.

Angicourt est caractérisé par un habitat dispersé, non de manière désordonné, mais le long des routes qui traversent la commune, à savoir la RD 525 vers Rieux, la RD 29 vers Liancourt et Pont-Sainte-Maxence, et la rue Laisement qui relie le centre du bourg au hameau de Tourteaucourt sur la RD 29 près de Cinqueux, en passant par le hameau de Cavancourt. D'autres hameaux sont Le Pont, La Prêle et Le Fresne, tous situés au nord. Les différents hameaux sont aujourd'hui reliés entre eux et avec le centre-ville par des maisons individuelles récentes, mais restent perceptibles grâce à de petits noyaux de maisons et fermettes anciennes. Que l'on quitte Angicourt par la RD 525 ou la RD 29, le ruban urbanisé est continu, mais un peu en retrait, les collines couvertes de bois et le paysage vallonné restent intacts. Le point le plus bas du territoire communal se situe à l'endroit où le Rhôny quitte Angicourt en direction de Rieux pour se jeter dans l'Oise, et le point culminant atteint 120 m au-dessus du niveau de la mer. Il est à signaler la présence de l'hôpital Villemin à l'extrémité nord-ouest du territoire communal.

Sur le plan des axes de communication, Angicourt est desservi par les deux routes départementales déjà mentionnées, qui donnent accès au réseau routier régional : la RD 525 débouche à Rieux sur la voie rapide de la RD 200 Creil - Compiègne, et la RD 29 permet d'atteindre à l'ouest de Liancourt la voie rapide de la RD 1016, l'ancienne RN 16, vers Clermont et Amiens. Pour atteindre la rive opposée de l'Oise et se rendre en région parisienne, il faut passer par Creil ou Pont-Sainte-Maxence.

Angicourt ne compte pas de gare sur le territoire communal, mais la gare de Rieux - Angicourt n'est éloignée que de 2 km du centre du village. Sur le plan des transports en commun routiers, Angicourt est desservi par trois lignes du réseau départemental Sud-Oise du Conseil général de l'Oise, exploitées par Keolis Oise à Senlis. Ces lignes ne fonctionnent que du lundi au vendredi, un service limité étant en plus proposé le samedi en période scolaire. La ligne n° 8A relie Catenoy, Sacy-le-Grand et Angicourt au collège de Liancourt, sa vocation étant essentiellement scolaire. La ligne n° 8B assure la navette entre l'hôpital Villemin, Liancourt et la gare SNCF de Liancourt - Rantigny, à raison de neuf allers et six retours, circulant pendant toute l'année[8]. Finalement, la ligne n° 2 Creil - Brenouille (- Pont-Sainte-Maxence) propose quatre à six aller-retours pour Creil, selon les jours, dont seulement deux aller-retours Brenouille - Creil (un le samedi) sont assurés pendant les vacances scolaires[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dans les chartes manuscrites anciennes, le village apparaît sous des noms différents. La plus ancienne mention en est faite sous l'appellation de Wngiscurth, nunc Angilcurz, dans une entrée non datable dans la chronique de l'abbaye Saint-Vaast. Le privilège de Hincmar de Reims de 870 parle de Wngisiscurtem, in pago Belvacensi. Sept ans plus tard, le privilège du pape Jean VIII écrit Angilicurtem, forme reprise ultérieurement par le diplôme de Charles II le Chauve, ainsi que par le diplôme du roi Eudes de 891. Ensuite, les privilèges des papes Benoît VIII et Alexandre III, respectivement datés de 1024 et 1169, emploient une forme déjà proche du nom actuel, Angilcurt. En 1277, la prévôté d'Angicourt écrit Angicort, mais une charte du roi Charles IV emploi de nouveau une forme plus éloignée du nom actuel, Angicuria. En 1541, les titres de la prévôté font apparaître la version Angicourt-les-Creeil. Les premiers textes imprimés écrivent Anglicuria[a 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 537, saint Vaast séjourne à Wardara quand il reçoit la nouvelle que Clotaire Ier et sa mère, Rothilde, l’attendaient à Paris pour user de ses conseils. Il s'y rend à l'appel du roi, et, en retour de ses bons avis, le roi lui offre les villages d'Angicourt et Bailleval. C'est au moins ce que suggère la chronique de l'abbaye Saint-Vaast d'Arras, qui parle de Vungiscurth, nunc Angilcurz et de Balioli Vallem. Il est également dit que c'est sur ces terres que naît Frédégonde, reine de Neustrie, « Chilpericus Fredegundem duxit uxorem, elegantem et male callidam. Haec in territorio Belvacensi nata est de familia atque Sancti Vedasti villa Vungiscurth, quam, ut praetulimus, Hlotarius rex dederat nostro patrono[a 2]. »

Vaast est alors évêque intérimaire de Beauvais et le reste jusqu'à sa mort en 540. La ville étant la cible d'attaques des Normands à ce moment, le corps du saint doit être déposé en un endroit sûr, et c'est l'église d'Angicourt qui est justement choisie. À cette occasion, elle est placée sous le vocable de saint Vaast. Étant donné que le saint reçut lui-même Angicourt en cadeau, le village constitue logiquement l'une des propriétés les plus anciennement acquises de l'abbaye Saint-Vaast. Mais du fait que Vaast occupa la chaire de l'évêque de Beauvais, ses biens propres reviennent tout d'abord à l'église de Beauvais avant de retourner à l'abbaye, à un moment non encore déterminé, plus d'un siècle plus tard[a 3]. La donation des terres d'Angicourt à l'abbaye Saint-Vaast par Théodoric Ier (mort pourtant en 534 !) est confirmé par Charles le Chauve en 869[10].

Angicourt est administré comme une seigneurie laïque, par un moine de l'abbaye Saint-Vaast détaché sur place. Le siège de cette administration est la prévôté, comme il ressort de la confirmation des droits de Saint-Vaast faite par l'évêque de Beauvais, Guido, en 1084. En 1024, l'abbaye échange Angicourt contre la prévôté et le prieuré de Haspres de l'abbaye de Jumièges, sous la pression de l'évêque de Cambrai. Il estime que Saint-Vaast serait plus à même de rétablir la discipline des moines dans ce prieuré fort éloigné de Jumièges. Mais l'abbaye de Jumièges se rend rapidement compte qu'Angicourt est loin de représenter la même valeur qu'Haspres, et cherche à rendre la seigneurie, ce qui est chose faite vers 1070/1080 environ. Dépendant d'une abbaye royale, Angicourt est exempt du droit de visite de l'évêque de Beauvais, et ne dépend que de l'autorité souveraine du pape[a 4].

Un incident se produit en 1137. Louis le Jeune, encore fils du roi, est de passage à Arras et exige de l'abbaye de subvenir à la subsistance de lui et sa suite. L'abbé refusant énergiquement cette requête et proposant d'accueillir le prince comme le comte de Flandre, Louis fait mettre sous séquestre Angicourt. C'est le comte de Flandre justement qui lui fera entendre raison, en précisant que le roi de France n'avait aucun droit sur l'abbaye puisqu'il en avait donné l'avouerie en fief aux comtes de Flandre. En 1220, le futur roi Louis VIII confirme l'ensemble des anciennes coutumes et accorde officiellement à l'abbaye Saint-Vaast la seigneurie pleine et entière sur sa propriété d'Angicourt. En 1240, l'évêque de Beauvais, Robert de Cressonsacq, critique le fait que la prévôté soit administré par un unique moine. Il demande que plusieurs moines y servent Dieu, afin d'éviter le relâchement des mœurs et d'éventuels exces d'autorité. Bien que conforme aux exigences ecclésiastiques, cette demande restera sans suite, les membres de l'abbaye Saint-Vaast n'étant soumis qu'au pape. Un arbitrage a alors lieu, mais les arbitres nommés par les deux parties donnent raison à l'abbaye[a 5].

Encore de faible étendue pendant la première moitié du XIIIe siècle, la seigneurie s'agrandit successivement, tant par des dons volontaires des seigneurs alentour que par des achats de terres et de droits (assimilés aux taxes et impôts de l'époque actuelle). Naissent en même temps des conflits avec les agents du pouvoir royal, et en premier lieu le bailli de Senlis. La prévôté d'Angicourt ne cessera d'avoir des contentieux avec lui pendant la longue période de 1270 à 1570 ; le Parlement prenant tantôt partie pour l'une ou pour l'autre. Il s'agit souvent de sujets relatifs à la justice seigneuriale, que les rois tentent à plusieurs reprises à ôter à la prévôté. D'autre conflits existent entre la prévôté et le curé d'Angicourt, qui lui aussi a droit à une part de la dîme. Mais les prétentions des curés sont souvent exagérées et empreintes d'esprit de chicane : des curés ont même tenté de prélever la dîme au sein même de l'enclos de la prévôté. Les droits du prévôt par rapport à la paroisse d'Angicourt sont stipulés par une sentence de 1696 : le prévôt peut ainsi la messe paroissiale, les comptes de l'église lui seraient soumis, et il aura son banc dans le chœur. Ce banc seigneurial est disputé au prévôt par les Laubespine, seigneurs de Verderonne, qui possèdent un fief à Angicourt et se prétendent seigneurs du lieu[a 6].

Le prévôt devient un personnage important : au XIVe siècle, alors que la prévôté prospère, le prévôt remplit de nombreuses missions et emploie souvent un lieutenant ou assistant. Le prévôt est le représentant de l'abbaye devant les tribunaux de Paris, il est administrateur du collège d'Arras de Paris et a le privilège de n'avoir de comptes à rendre qu'à l'abbé, à qui il rend visite une seule fois par an. Même après l'instauration du régime de la commende à la suite du concordat de Bologne, le prévôt n'est pas obligé de partager ses revenus avec l'abbé commendataire, car ses biens et revenus sont fondamentalement séparés de la masse du monastère. S'il y a excédent de recettes, il peut en disposer pour ses aumônes ou pour l'achat d'ornements de l'église. Au XIVe siècle, le prévôt est donc un véritable seigneur. Pourtant, peu de traces subsistent de la prévôté jadis prospère. Une mauvaise gestion et des dépenses exagérées semblent être les raisons d'un rapide déclin dès le XVe siècle et jusqu'au XVIIe siècle. Plusieurs fois, l'abbé doit réprimander son prévôt, qui mène une vie de rentier sans plus s'occuper directement de ses exploitations agricoles, mises en fermage par souci de facilité. Par période, les revenus ne sont plus perçus et les bâtiments souffrent d'un manque d'entretien. L'abbaye souhaite se défaire de sa prévôté qui rapporte davantage de soucis que de bénéfices, mais les négociations d'échange avec une autre abbaye échouent à chaque fois, pour la dernière fois en 1702[a 7].

Vers le milieu du XVIIe siècle, les prévôts ne résident plus guère à Angicourt. En 1679, le temporel est saisi par ordonnance royale pour non-résidence. Le cardinal de Bouillon, à ce moment abbé commendataire de Saint-Vaast proteste contre cette mesure, lui seul ayant droit de visite à Angicourt. Au début du XVIIIe siècle, la décadence de la prévôté est complète, à l'instar des autres propriétés de l'abbaye. Mais, en l’occurrence, contrairement aux abbayes et prieurés souvent ruinés à la même époque, l'on ne peut accuser le régime de la commende, qui ne concerne pas la prévôté. En 1687, Saint-Vaast nomme dom Radulphe de Los comme prévôt, spécialement choisi pour mettre de l'ordre dans la gestion d'Angicourt. Dom Radulphe réussit sa mission de trois ans car, à terme, la seigneurie produit des revenus annuels compris entre 7 000 et 9 000 livres. Puis les revenus recommencent à chuter et ne représentent plus que 4 000 livres, ce qui est insuffisant pour assumer les frais d'entretien[a 8]. En 1783, la prévôté revient dans la masse conventuelle et ses revenus sont attribués à la mense des religieux[10]. C'est l'arrivée de la révolution française qui signe la fin de la prévôté d'Angicourt.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Christian Gressier    
2014 [11] en cours
(au 2 juillet 2014)
Michel Delagrange    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 574 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
270 268 279 256 261 272 260 260 241
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
231 223 260 238 239 240 216 197 198
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
295 249 258 395 290 620 632 724 749
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
571 969 1 363 1 495 1 538 1 525 1 653 1 574 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,1 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 21,1 %, 30 à 44 ans = 22,8 %, 45 à 59 ans = 23,2 %, plus de 60 ans = 12,4 %) ;
  • 48,9 % de femmes (0 à 14 ans = 21,3 %, 15 à 29 ans = 18 %, 30 à 44 ans = 22,8 %, 45 à 59 ans = 23,6 %, plus de 60 ans = 14,3 %).
Pyramide des âges à Angicourt en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,4 
2,4 
75 à 89 ans
4,9 
9,8 
60 à 74 ans
9,0 
23,2 
45 à 59 ans
23,6 
22,8 
30 à 44 ans
22,8 
21,1 
15 à 29 ans
18,0 
20,5 
0 à 14 ans
21,3 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Vaast d'Angicourt, monument datant du XIIe siècle.
Double portail des bâtiments de la prévôté d'Angicourt.

Monument historique[modifier | modifier le code]

Angicourt ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

Article détaillé : Église Saint-Vaast d'Angicourt.

Église Saint-Vaast, rue de l'Église (classée monument historique par liste de 1862[16]) : Elle suit à la base un plan cruciforme classique, mais est devenue irrégulière à la suite de l'ajout d'une chapelle latérale du chœur au nord-est, pendant le XIVe siècle. Les chapiteaux sont de style roman, et gardent les traces d'un décor polychrome. Le reste de l'édifice appartient à la fin du XIIe siècle et au style de transition entre le roman et le gothique. La façade occidentale est précédée d'un porche ajouré. Le portail est surmonté d'un arc brisé caractéristique de la transition, avec un archivolte orné de simples boudins et un tympan nu. La fenêtre au-dessus du portail ainsi que celles du transept et du chœur présentent la même arcature que le portail. Les quatre baies du chœur, de sa chapelle latérale nord-est et du transept nord (deux vers l'est et deux vers le nord) sont les plus vastes. Leur remplage se compose de quatre lancettes surmontées de trois rosaces, ce qui contraste avec la simplicité des fenêtres latérales de la nef et des petites fenêtres des bas-côtés, sans remplage. La nef et ses deux bas-côtés sont couverts de voûtes romanes et se composent chacun de trois travées. De chaque côté, deux arc-boutants appuient les murs extérieurs de la nef. Le clocher central est carré et s'élève au-dessus de la croisée du transept. Il est couvert par un toit en bâtière, et chaque façade est percée de vastes baies abat-son. Les deux bras du transept et le chœur sont voûtés d'ogives aiguës. Des arcades en fer à cheval relient les bas-côtés au transept. Le chevet est plat et possède un pignon des mêmes dimensions que celle de la nef, et au nord, la chapelle latérale et le transept présentent deux pignons identiques. Les toits du transept étaient initialement en pierre. Pour pénétrer dans l'église, l'on doit descendre plusieurs marches ; ainsi, l'humidité a longtemps posé un grand problème, et pendant la seconde moitié du XIXe siècle, l'église menaçait par ailleurs ruine[17],[18],[19].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Le double portail de la prévôté, à côté de la façade occidentale de l'église : Il daterait du XIIIe siècle[19] et représente le seul vestige d'envergure de la prévôté de l'abbaye Saint-Vaast d'Arras, siège administratif de sa seigneurie d'Angicourt. C'est ici que résida le moine détachée par l'abbaye pour exercer la fonction de prévôt et représenter les intérêts de l'abbaye à Paris. Une prévôté de Saint-Vaast a existé à Angicourt depuis le haut Moyen Âge, sans doute à partir du IXe siècle. La Révolution met fin à la seigneurie d'Angicourt[a 9],[10].
  • Le monument aux morts, devant le chevet de l'église. Comme l'indique sa plaque en marbre noir, la commune n'avait qu'un seul soldat mort pour la France à déplorer pendant la Première Guerre mondiale, David Édouard, tombé le 29 novembre 1915. La Seconde Guerre mondiale a fait au moins deux victimes civiles, dont le monument aide à garder la mémoire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Ricouart, Les Biens de l’abbaye de Saint-Vaast dans les diocèses de Beauvais, de Noyon, de Soissons et d’Amiens, Anzin, Imprimerie Ricouart-Dugour,‎ 1888, 278 p. (lire en ligne), p. 3-38
  • Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Liancourt, arrondissement de Clermont (Oise),‎ 1837, 146 p. (lire en ligne), p. 40-42
  • Jean-Charles Capronnier, Christian Corvisier, Bertrand Fournier, Anne-Françoise Le Guillez et Dany Sandron, Picardie gothique, Paris, Casterman, coll. « Beaux livres du patrimoine »,‎ 1995, 261 p. (ISBN 2203620048)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  1. p. 3.
  2. p. 4.
  3. p. 4-5.
  4. p. 5-7.
  5. p. 8-9.
  6. p. 9-11.
  7. p. 11-14.
  8. p. 14-16.
  9. p. 4-16.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Composition communale de l'agglomération : 60601-Creil », sur le site de l'Insee (consulté le 18 octobre 2012).
  2. « Résumé statistique - unité urbaine de Creil », sur le site de l'Insee (consulté le 18 octobre 2012).
  3. « Orthodromie entre Angicourt et Paris », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 5 octobre 2012).
  4. « Orthodromie entre Angicourt et Compiègne », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 5 octobre 2012).
  5. « Orthodromie entre Angicourt et Beauvais », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 5 octobre 2012).
  6. « Orthodromie entre Angicourt et Tremblay-en-France », sur lion1906 (consulté le 5 octobre 2012).
  7. Communes limitrophes d'Angicourt sur Géoportail.
  8. [PDF] « Horaires des ligne 8A et AB Pont-Sainte-Maxence - Liancourt - Rantigny et Angicourt - Rantigny »,‎ 11 décembre 2011 (consulté le 5 octobre 2012).
  9. [PDF] « Horaire de la ligne 2 Pont-Sainte-Maxence - Brenouille - Creil »,‎ 11 décembre 2011 (consulté le 5 octobre 2012).
  10. a, b et c Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Liancourt, arrondissement de Clermont (Oise),‎ 1837, 146 p. (lire en ligne), p. 40.
  11. « Ça c'est passé près de chez-vous », Le Bonhomme picard, édition de Clermont, no 3296,‎ 2 juillet 2014, p. 17
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. « Évolution et structure de la population à Angicourt en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  16. « Église Saint-Vaast d'Angicourt », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. Lucien Charton, Liancourt et sa région, Office d'édition du livre d'histoire,‎ 1995 (1re édition 1968), 557 p. (ISBN 2841780538), p. 138-140.
  18. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Liancourt, op. cit., p. 40-42.
  19. a et b Eugène Müller, « Angicourt », Comité archéologique de Senlis, Comptes-rendus et mémoires, Senlis, Imprimerie Eugène Dufresne, 3e série, vol. VI,‎ 1891, p. XLI-XLIV (lire en ligne).