Anecdotes contemporaines et nouveaux propos

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Anecdotes contemporaines et nouveaux propos
Image illustrative de l'article Anecdotes contemporaines et nouveaux propos
Anecdotes contemporaines et nouveaux propos, chap. VI, dans une copie du VIIIe siècle, conservée au musée national de Tokyo.

Auteur Liu Yiqing
Version originale
Titre original Shishuo xinyu
Langue originale chinois
Pays d'origine Chine
Version française

Anecdotes contemporaines et nouveaux propos ou Shishuo xinyu (chinois 世說新語) est un recueil d’anecdotes et de conversations compilés vers 430 par Liu Yiqing.

Il est possible que Liu Yiqing ne soit pas le véritable auteur de cette compilation, mais qu'elle ait été réalisée par d'autres sous son patronage[1].

Le Shishuo xinyu compte plus de mille anecdotes, classées en trente-six chapitres. Les personnages historiques, appartenant à une aristocratie disparue, ont fasciné les lettrés des générations postérieures[2].

On y trouve de nombreux personnages anticonformistes (風流), s'adonnant à ce qu'on a appelé les « conversations pures » (清談, qingtan), propos se caractérisant par leur spontanéité, sans viser à une quelconque utilité. Y figure notamment une anecdote fameuse sur Liu Ling (en) (221-300), l'un des Sept Sages de la forêt de bambou, qui avait pour habitude de se promener nu chez lui[3]. La période troublée qui était celle de la Chine à l'époque explique que les lettrés aient préféré se mettre en retrait des affaires publiques, se tournant vers le taoïsme (c'est le mouvement appelé néotaoïsme) ou le bouddhisme plutôt que le confucianisme, et se soient adonnés à ces « conversations pures »[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jacques Pimpaneau, Chine. Histoire de la littérature, Arles, Éditions Philippe Picquier, 1989, rééd. 2004, p. 275-276.
  2. André Lévy, La Littérature chinoise ancienne et classique, Presses universitaires de France, « Que sais-je ? », 1991, p. 86.
  3. Yinde Zhang, Histoire de la littérature chinoise, Paris, Ellipses, coll. « Littérature des cinq continents », 2004, p. 24-25.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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