Andy Burnham

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Andy Burnham
Andy Burnham en 2009
Andy Burnham en 2009
Fonctions
Secrétaire d'État à la Santé du Royaume-Uni
Premier ministre Gordon Brown
Prédécesseur Alan Johnson
Successeur Andrew Lansley
Secrétaire d'État à la Culture, aux Médias et aux Sports
Premier ministre Gordon Brown
Prédécesseur James Purnell
Successeur Ben Bradshaw
Secrétaire en chef du Trésor
Premier ministre Gordon Brown
Prédécesseur Stephen Timms
Successeur Yvette Cooper
Biographie
Nom de naissance Andrew Murray Burnham
Date de naissance (44 ans)
Lieu de naissance Sefton, Royaume-Uni
Parti politique Parti travailliste
Diplômé de Université de Cambridge

Andy Burnham
Secrétaires d'État britanniques à la Culture

Le très honorable Andrew Murray Burnham, dit Andy Burnham, né le à Sefton, est un homme politique britannique membre du Parti travailliste (Labour).

Il est député à la Chambre des communes depuis 2001, et a occupé plusieurs fonctions gouvernementales sous la direction de Gordon Brown. Il a tout d'abord été secrétaire en chef du Trésor de 2007 à 2008, puis secrétaire d'État à la Culture jusqu'en 2009, lorsqu'il est devenu secrétaire d'État à la Santé. Il a dû renoncer à ce poste suite à la défaite de son parti aux élections législatives de 2010. Figure de la jeune génération travailliste, il se lance peu après dans la course à l'élection du chef du Labour, qu'il perd au profit d'Ed Miliband.

Éléments personnels[modifier | modifier le code]

Formation et carrière[modifier | modifier le code]

Il passe son A-level à Newton-le-Willows, puis intègre le Fitzwillian College de l'université de Cambridge, dont il ressort avec un master of arts d'anglais en 1994. Il devient ensuite chercheur auprès de Tessa Jowell jusqu'aux législatives de 1997, lorsqu'il est désigné représentant parlementaire de la NHS Confederation. Il renonce à cette fonction dès le mois de décembre afin d'occuper un poste d'administrateur pendant un an à la Football Task Force.

En 1998, il est choisi par le secrétaire d'État à la Culture, Chris Smith, comme conseiller spécial, un poste qu'il conservera jusqu'à son élection aux législatives du .

Vie privée[modifier | modifier le code]

Fils d'un ingénieur téléphonique et d'une réceptionniste, il est né près de Liverpool mais a grandi non loin de Warrington, après la mutation de son père Manchester. Il est père d'un fils et de deux filles, et marié depuis 2000 avec Marie-France Van Heel, avec qui il vivait depuis 1989.

Andy Burnham est de confession catholique romaine.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Il rejoint le Parti travailliste (Labour) en 1984, adhère en 1995 au Transport and General Workers’ Union, et est élu député de Leigh, fief travailliste depuis 1922, à la Chambre des communes le avec 64,5 % des voix. En 2003, il est nommé secrétaire parlementaire privé du secrétaire d'État à l'Intérieur David Blunkett, puis est choisi pour occuper ce même poste auprès de Ruth Kelly, secrétaire d'État à l'Éducation, dès l'année suivante.

Suite aux élections générales de 2005, il est promu sous-secrétaire d'État parlementaire du département de l'Intérieur, étant chargé de la législation sur les cartes d'identité, qui n'existent pas au Royaume-Uni. Au cours du remaniement ministériel du , il est promu ministre d'État au département de la Santé.

Secrétaire en chef du Trésor[modifier | modifier le code]

Le , il entre au conseil des ministres (cabinet), désormais dirigé par Gordon Brown, en tant que secrétaire en chef du Trésor. À peine un mois plus tard, il cause l'embarras du gouvernement en reconnaissant ne pas avoir lu un rapport du Parti conservateur sur la compétitivité qu'il avait attaqué.

Il crée une polémique en octobre suivant, suite à une interview au Daily Telegraph dans laquelle il déclare penser que « c'est mieux quand les enfants sont dans un foyer où leurs parents sont mariés » et que « que ce ne serait pas une mauvaise idée si le système fiscal reconnaissait l'engagement et le mariage » alors que cette proposition figure au programme du Parti conservateur.

Secrétaire d'État à la Culture[modifier | modifier le code]

À l'occasion du remaniement ministériel du , il devient secrétaire d'État à la Culture, aux Médias et aux Sports. Il est forcé, en juin, de présenter ses excuses à l'administratrice du groupe de pression Liberty, qui le menaçait de poursuites en diffamation après qu'il eut fait des affirmations douteuses sur les relations de l'administratrice avec le conservateur David Davis[1]. Il est par ailleurs forcé de se taire lorsque, pendant la commémoration du vingtième anniversaire de la tragédie de Hillsborough, le , une partie de l'assistance se mit à scander « Justice pour les 96 », en référence au fait que personne ne fut condamné pour ce désastre.

Opposition[modifier | modifier le code]

Suite à un nouveau remaniement ministériel organisé le , il est nommé secrétaire d'État à la Santé. Forcé de renoncer le après la défaite du Parti travailliste aux élections législatives du 5 mai, il se lance peu après dans la course à l'élection du nouveau chef (leader) du parti, où il affrontera notamment David Miliband, son frère Ed ou encore Ed Balls, autres figures de la jeune génération du parti, ainsi que Diane Abbott et John McDonnell, députés représentant l'aile gauche du Labour[2]. Ayant obtenu les 33 parrainages de députés nécessaires, il est autorisé à se présenter à l'élection[3]. Le résultat du scrutin, annoncé le 25 septembre, donne la victoire à Ed Miliband, qui fait de lui le ministre de l'Éducation dans son cabinet fantôme le 8 octobre, avec la responsabilité de coordinateur électoral du parti.

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]