Andrzej Tomasz Łubieński

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Andrzej Tomasz Łubieński
comte de Pomian
Le général Andrzej Tomasz Adam Łubieński
Le général Andrzej Tomasz Adam Łubieński

Naissance 24 novembre 1784
Szczytniki (Pologne)
Décès 27 août 1870 (à 86 ans)
Varsovie
Origine Drapeau de la Pologne Pologne
Arme cavalerie
Grade général de brigade
Années de service 18061831
Conflits campagne d'Espagne
insurrection de novembre 1830.
Commandement cavalerie polonaise (1830)
Faits d'armes Bataille de Pułtusk
bataille d'Essling
Wagram
d'Ostrolenka
Première bataille de Wawer
Distinctions baron d'Empire
Ordre de Saint-Stanislas
Ordre de la vertu militaire polonaise
Commandeur de la Légion d'honneur
Médaille de Sainte-Hélène
Autres fonctions sénateur Catholique-conservateur

Andrzej Tomasz Adam Lubienski comte de Pomian né le 24 novembre 1784 à Szczytniki (Pologne) près de Kalisz, décédé le 27 août 1870 à Varsovie, est un général de brigade de l'armée du royaume polonais, sénateur, propriétaire terrien à Kalisz et homme d'affaires. Pensant libérer son pays il prend part à la bataille d'Essling (22 mai), la bataille de Wagram (6 juillet), la bataille de Dresde, la bataille d'Ulm, la bataille de Leipzig, de bataille de Hanau, et la bataille de la Bérézina avec Napoléon Bonaparte en tant que baron de l'Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une ancienne famille noble polonaise, son père Feliks Łubieński comte de Pomian, était ministre de la justice dans le Duché de Varsovie, sa mère Tekla Teresa Łubieńska née Bielińska, était poète et dramaturge historique. Ses principales œuvres sont : Wanda, królowa polska (1806), (Wanda, la Reine de Pologne), et Karol Wielki i Witykind (1807) (Charlemagne et Witykind). Elle Traduisit en polonais les œuvres de Jean Racine et de Voltaire. Ils auront dix enfants Franciszek (Francis), Tomasz (Thomas), Piotr (Pierre), Jan (Jean), Henryk (Henry), Tadeusz, Józef (Joseph) Marie, Paule, Róża (Rose). Thomas est le deuxième enfant sur les neuf frères et sœurs.

À l'âge de six ans, Tomasz Łubieński entre à l'Académie du Corps de Cadets de sa Majesté et de la République de Pologne (école militaire de chevalerie) où il reçut pendant les deux premières années un enseignement des langues étrangères, l’art de l’artillerie et l’escrime, et où il obtiendra sa première promotion comme Chorazy ("Porte-étendard"). Les trois années suivantes il complètera sa formation sur la construction militaire, et les deux dernières années seront consacrées au génie militaire[1].

En 1801, il reçoit une éducation bourgeoise à Vienne, se rend à Varsovie pour rencontrer son oncle Antoni Protazy Potocki où il rencontre le comte Wincenty Krasiński (1782-1858) un noble polonais, activiste politique, qui créa la société des amis de la patrie qui refusera plus tard de se joindre à l'insurrection.

Le 12 décembre 1805, il épouse Konstancja Ossolińska (1783-1868), qui apportera une forte dot sous forme d'actifs et de biens terriens près de la ville de Chełm (Voïvodie de Lublin). De ce mariage, naitra un fils Napoleon Léon Łubieński.

Campagnes napoléoniennes[modifier | modifier le code]

En 1806, les Français entrent à Varsovie, la Garde d'honneur qui avaient qualité de recevoir l'Empereur, était composé de hauts personnages de l'État polonais, et pensant libérer leur pays du joug Russe, plusieurs officiers polonais combattrons aux côtés de Napoléon. Tomasz Łubieński s'engage au 1er régiment de chevau-légers lanciers polonais de la Garde impériale, avec le grade de commandant. Après la Bataille de Pułtusk il reçoit l’ordre national de la Légion d’honneur.

En 1807 l'armée du Duché de Varsovie comprend 31 713 fantassins, 6 035 cavaliers et 95 canons. En même temps le régiment de chevau-légers lanciers polonais de la Garde impériale était organisé dans le camp de Mir. Le colonel était Vincent Krasinski et les quatre commandants d'escadron étaient Tomasz Łubieński, Jan Kuzietulski, Ignace Stolowski et Henri Kamienski.

En 1808, il prend part à la bataille de Somosierra, comme soutien pour la phase finale de l'assaut. Avec son régiment il participe à la campagne d'Espagne et sera de retour à Paris en janvier 1809. Le 5 avril 1809 il reçoit la Croix de officier de la Légion d'honneur. Dans la campagne de 1809, il participe à la bataille d'Essling le 22 mai, et de Wagram le 6 juillet, et pour récompenser son courage, Napoléon le créé baron de l'Empire avec une pension de quatre mille francs, augmentée plus tard à 6 000 francs. En 1810 où il se retirera quelques mois à Varsovie, il reçoit l'Ordre militaire de Virtuti Militari. En désaccord avec le commandement de régiment Wincenty Krasiński, Łubieński démissionne. Au début de l'année 1811, il est envoyé à Sedan, avec la Légion de la Vistule (Legia Nadwislanska) une des plus grandes légions polonaises napoléoniennes, il prend le commandement du 8e régiment de chevau-légers lanciers [2] . Le colonel Thomas Lubienski en mars 1812, conduit son régiment à Berlin, Grudziądz, Wystruć, et Vilnius pour participer à différentes campagnes polonaises.

Resté en soutien avec le régiment commandé par le maréchal Nicolas Charles Oudinot, Łubieński assurera le passage de la Bérésina de l'armée française où, son régiment subira de nombreuses pertes. Fin 1812, Lubienski, retourne à Varsovie pour se reposer. En 1813, il participera aux batailles de Dresde, de Kulm, de Leipzig et la Bataille de Hanau, mais en janvier 1814, il démissionne. Il est promu général de brigade de l'armée française le 15 mars 1814.

Passé commandant en chef dans l'armée polonaise, Napoléon le charge de règlementer le statut des salaires et des subventions accordées aux combattants polonais. Il reçoit l'Ordre de Saint-Stanislas de classe II. Comme il ne pouvait s'entendre avec le grand-duc Constantin Pavlovitch de Russie, il donne sa démission des armées en 1816.

Tomasz Łubieński et ses frères, « Frères Łubieńscy » créent une usine à Varsovie en 1827, dans la région de Guzowska Ruda (aujourd'hui Żyrardów : en Voïvodie de Mazovie), qui sera la première usine industrielle implantée au milieu des terres cultivées. Entre 1825 - 1828, il est nommé juge de paix du district Chełm. Entre 1820 et 1825 il est sénateur au Parlement.

Campagnes polonaises[modifier | modifier le code]

Le 29 novembre 1830, le peuple polonais se soulève contre l'occupant russe. Le 10 février 1831 Thomas est nommé commandant du deuxième corps de cavalerie composé de 33 bataillons et de 16 canons. Après la Première bataille de Wawer il ne s'engage pas avec son corps dans la bataille malgré l'ordre reçu, au vu de la supériorité jugée écrasante des forces russes. Grégoire Joseph Chlopicki et Ignacy Prądzyński l'ont accusé de trahison et d'avoir gâché la dernière chance de victoire, qu'ils auraient eu sur les troupes russes dans la bataille Olszynka Grochowska le 25 février en refusant de se conformer à un ordre d'attaquer avec sa cavalerie. Les historiens ont justifié la désobéissance de cet ancien héros de Wagram et de la Berezina, de bonne décision qui, de toute façon, le sacrifice de sa cavalerie n'aurait pas permis de changer le cours de la bataille.

Le 1er juin Łubieński est promu lieutenant-général et est nommé chef d'état-major. Cette position impute l'organisation et l'approvisionnement des principales villes polonaises. Le 19 août il engagera une grande résistance à l'avancée russe sur la capitale, et l'opposera violemment à Ivan Paskevitch, successeur du défunt maréchal Diébitch, feld-maréchal des armées russes, lieutenant du royaume de Pologne décédé du choléra.

À Varsovie, chargé de ravitailler la ville, il ne cachera jamais la supériorité de ses adversaires. Les membres de l'Association patriotique de Varsovie, et d'autres opposants politiques, ont vivement critiqué Łubieński, et fortement attaqué ses actions, accusant le général de contribuer à saboter le soulèvement du peuple polonais.

Le Général Łubieński, utilisera la voie diplomatique, mais le 28 septembre, il obtiendra la démission du général Maciej Rybiński comte de Wydra, accusé d'avoir négocié avec le général Paskiewicz, la capitulation de la Pologne. Trois jours plus tard, il retourne à Varsovie occupée par les Russes, et comme tous les autres généraux polonais, il sera exilé en Russie. De par son passé glorieux et grâce à sa clairvoyance sur la situation politique de son pays, il obtiendra une audience avec le tsar Nicolas Ier de Russie le 24 novembre 1831 à Moscou. L'année suivante, à Saint-Pétersbourg, il collaborera comme député pendant deux ans, et veille aux intérêts de la Chambre de commerce "Łubieńscy Frères", et œuvrera principalement à amoindrir les confiscations de biens de certains insurgés polonais.

Homme d'affaires[modifier | modifier le code]

En 1839, Tomasz Łubieński se rend à Londres pour obtenir une aide financière pour son entreprise métallurgique. Dans les années 1840-1841, il est nommé directeur de travaux pour la construction de la voie ferrée Varsovie-Vienne, sur commande des chemins de fer polonais. Il se retire de la vie active à Varsovie, à la suite des difficultés de son frère Henryk Łubieński, accusé de fraude bancaire, condamné à quatre ans d'emprisonnement. Pour sauver son frère et surtout sauver l'honneur de la famille, il couvre les dettes financières de son frère. Il finit sa vie à Varsovie, et sera président de «Resursa Kupieckiej», membre de la Chambre de l'agriculture, et sénateur Catholique-conservateur de la circonscription de Stary Sącz.

Décorations[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]