Andrew Odlyzko

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Andrew Odlyzko

Description de l'image  Andrew Odlyzko.jpg.
Naissance 23 juillet 1949 (64 ans)
Tarnów (Pologne)
Champs Mathematics
Institutions University of Minnesota
Directeur de thèse Harold Stark

Andrew Michael Odlyzko, né le 23 juillet 1949 à Tarnów en Pologne, est un mathématicien et informaticien, ancien responsable du Digital Technology Center de l'université du Minnesota.

Travaux en mathématiques[modifier | modifier le code]

Dans le domaine des mathématiques, il a intensément publié en théorie analytique des nombres, théorie algorithmique des nombres (notamment sur la distribution des zéros de la fonction zêta), cryptographie, algorithmique et théorie de la complexité, combinatoire (ses articles avec Philippe Flajolet sur l'analyse de singularités contribuent à jeter les bases de la combinatoire analytique), probabilités, et sur les codes correcteurs. Au début des années 1970, il a été coauteur (avec D. Kahaner et Gian-Carlo Rota) de l'un des articles fondateurs du calcul ombral. Il a obtenu son Ph.D. au Massachusetts Institute of Technology en 1975[1]. En 1985, avec Herman te Riele, ils ont réfuté la conjecture de Mertens.

Travaux en informatique[modifier | modifier le code]

Plus récemment, il a travaillé sur les communication networks, electronic publishing, economics of security et le commerce électronique.

Dans son article Content is Not King, publié dans le First Monday en janvier 2001, il avance les points de vue suivants :

  1. l'industrie du spectacle et des jeux est somme toute fort petite, si l'on la compare aux autres industries, comme l'industrie des télécommunications ;
  2. les gens sont plus intéressés par la communication que par l'amusement ;
  3. et par conséquent les applications de type amusement ne sont pas la killer app de l'Internet.

Dans son article Metcalfe's Law is Wrong[2], Andrew Odlyzko émet l'idée que la valeur incrémentale de l'ajout d'une personne à un réseau de n personnes est environ le n-ième nombre harmonique, donc la valeur totale du réseau est alors de l'ordre de n  log  n. Puisque cette courbe croit (contrairement à la loi de Sarnoff), cela implique que la conclusion de Metcalfe est qualitativement correcte (à savoir, il existe une masse critique dans les réseaux menant à un effet réseau). Mais puisque cette fonction linéarithmique ne croît pas aussi rapidement que la loi de Metcalfe, cela implique que nombres des prédictions quantitatives basées sur la loi de Metcalfe sont excessivement optimistes.

Par exemple, selon le modèle de Metcalfe, si un réseau de 100 000 membres rapporte un million de dollars, alors doubler sa capacité devrait augmenter sa valeur (200 0002/100 0002) fois, c'est-à-dire quadrupler à 4 millions de dollars. Cependant, selon le modèle d'Odlyzko, sa valeur n'augmenterait que de 200 000 log(200 000) / (100 000 log(100 000)) fois, et attendrait ainsi la valeur de 2,1 millions $[2].

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Andrew Odlyzko sur le site du Mathematics Genealogy Project
  2. a et b "Metcalfe's Law is Wrong". Bob Briscoe, Andrew Odlyzko, and Benjamin Tilly, July 2006 IEEE Spectrum.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]