André van der Bijl

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Anne van der Bijl en 2007 lors du Flevo Festival

Frère André, de son vrai nom Anne (André) van der Bijl (né le (85 ans) à Sint Pancras en Hollande-Septentrionale) est un missionnaire chrétien néerlandais, fondateur de la mission Portes Ouvertes qui soutient les chrétiens persécutés dans le monde.

Les débuts[modifier | modifier le code]

André van der Bijl fait ses études au Bible Training Institute (maintenant appelé International Christian College) à Glasgow, en Écosse.

Dans son premier livre Le contrebandier, il raconte son enrôlement dans l'armée coloniale des Indes néerlandaises, au moment de la rébellion qui allait finalement donner naissance à l'Indonésie. Il avait alors fait face à une période de stress intense tandis qu'il servait en tant que soldat. Blessé à la hanche, il était tombé sur la bible que sa mère avait glissé dans son sac avant qu'il ne parte à l'armée, deux ans et demi plus tôt. Il l'a lue, et quelque temps plus tard est devenu un chrétien passionné.

Ses premières années de ministère : de 1955 à 1975[modifier | modifier le code]

En juillet 1955, il fonde l'association Portes Ouvertes et visite la Pologne communiste « pour voir comment vont ses frères », en faisant référence à l'Église clandestine. Il s'inscrit dans un groupe communiste, le seul moyen pour lui de rester dans le pays à l'époque. À ce moment-là, il se sent appelé à répondre à la mission biblique "Réveille-toi, fortifie ce qui reste mais qui est près de mourir" (Apocalypse 3.2). C'est le début d'une longue mission qui le fait voyager dans de nombreux pays sous dictature communiste, tous situés de l'autre côté du rideau de fer, et où ses "frères" chrétiens sont persécutés.

En 1957, André van der Bijl voyage en Union soviétique dans une Volkswagen Coccinelle, qui deviendra plus tard le symbole de Portes Ouvertes. Un couple de personnes âgées lui avait donné cette voiture, parce qu'elle pouvait contenir un certain nombre de livres, dont des bibles. Il laissait souvent ces bibles en évidence en passant les postes de frontière, laissant ainsi aux douaniers la possibilité de les voir ou non, mais signe évident de la confiance qu'il plaçait en Dieu pour ses missions.

Il visite la Chine dans les années 1960. À cette époque, la révolution culturelle chinoise a entraîné une hostilité vis-à-vis du christianisme et des autres religions. C'est le temps du "rideau de bambou". Le printemps de Prague entraînant une certaine suspicion à l'égard des chrétiens en Tchécoslovaquie, André van der Bijl s'y rend alors pour encourager les chrétiens locaux et distribuer des bibles. En 1959, après la révolution, il effectue son premier voyage à Cuba.

Son engagement de 1975 à nos jours[modifier | modifier le code]

La fréquence des voyages de André van der Bijl s'intensifie, et Portes Ouvertes grandit. En 1976, certains pays d'Afrique sont devenus officiellement athées, en réaction à la montée d'un communisme vu comme porteur d'espoir. Il écrit alors un livre qui traite du combat spirituel sur ce continent, et met en place des séminaires de formation pour les responsables chrétiens locaux.

Après la chute du communisme en Europe, André van der Bijl se focalise sur le Moyen-Orient et travaille à l'affermissement de l'Église persécutée dans les pays musulmans. Il visite le Liban à plusieurs reprises, rappelant le rôle stratégique de cette région : selon le livre de l'Apocalypse (le dernier livre de la Bible), c'est là qu'aura lieu la grande bataille finale.

Il y retourne plusieurs fois dans les années 1990. Dans son livre Les Forces de la lumière, André van der Bijl parle des églises arabes au Liban, en Israël et dans les Territoires palestiniens, qui expriment une grande satisfaction à la simple visite d'un chrétien venu de l'extérieur : elles se sentaient abandonnées par l'Église de l'Occident. Il visite alors des terroristes palestiniens qui avaient été déportés dans une zone montagneuse d'Israël, et leur prêche l'Évangile. De la même manière, André van der Bijl et son compagnon Al Janssen rendent visite au Hamas et à l'OLP (Organisation de libération de la Palestine), dont Ahmed Yassine et Yasser Arafat. André van der Bijl leur apporte des bibles et les questionne sur les motivations de leur conflit avec Israël. Il participera au lancement de l'organisation "Musalaha", qui signifie "réconciliation" en arabe et vise à réconcilier Israéliens et Palestiniens.

Le septième livre de Frère André Chrétiens de l'ombre : quand les musulmans rencontrent Jésus est en vente depuis le 1er juin 2008.

Livres[modifier | modifier le code]

  • Le Contrebandier (1968) écrit avec John et Elizabeth Sherrill. Il raconte l'histoire d'André van der Bijl, son enfance, sa conversion au christianisme et ses aventures comme contrebandier de bibles derrière le rideau de fer. Il a été vendu à plus de 10 millions d'exemplaires en anglais.
  • Morale et contrebande
  • Bataille pour l'Afrique
  • Héros d'hier - et aujourd'hui ?
  • Sur la brèche
  • Et Dieu changea ses plans
  • Je cherche mes frères
  • Les Forces de la Lumière (2005) un moyen existe pour sortir du conflit au Moyen-Orient : l'Évangile de l'amour. André van der Bijl raconte le ministère de Portes Ouvertes au Moyen-Orient auprès de l'Église chrétienne et ses efforts pour réconcilier les juifs messianiques et les chrétiens palestiniens.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  1. (en) Petite biographie