André de Montbard

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André de Montbard
Sceau d'André de Montbard.
Sceau d'André de Montbard.
Titre
5e Maître de l'Ordre du Temple
11531156
Prédécesseur Bernard de Tramelay
Successeur Bertrand de Blanquefort
Biographie
Date de naissance 1103
Lieu de naissance Montbard (Château de Montbard)
Date de décès 17 janvier ou 17 octobre 1156
Lieu de décès Jérusalem
Père Comte Bernard Ier de Montbard

André de Montbard

André de Montbard (1103-1156) est un des neuf chevaliers fondateurs de l'ordre du Temple, et le cinquième maître de l'Ordre entre 1153 et 1156[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

André de Montbard nait en 1103 au château de Montbard en Bourgogne. Il est le fils du premier comte de Montbard, Bernard Ier (1040-1103), et de Humberge de Roucy[2]. Il a cinq frères, dont l'ainé Raynard de Montbard, et une sœur : sainte Alèthe de Montbard (mère de saint Bernard de Clairvaux).

Il fait partie avec les chevaliers Hugues de Payns et Godefroy de Saint-Omer, des neuf fondateurs de l'ordre du Temple, officialisé le 23 janvier 1120 par le concile de Naplouse puis le 13 janvier 1129 par le concile de Troyes, date à partir de laquelle son neveu Bernard de Clairvaux en rédige la règle et les statuts.

En 1120[4] il semble que ce soit lui, accompagné par Godefroy de Saint-Omer, qui porte une lettre de Baudouin II de Jérusalem pour Bernard de Clairvaux dans laquelle il lui demande de l'aide afin d'obtenir une confirmation apostolique de l'ordre et une règle de vie précise pour ses membres[5],[6].

Engagé dans les croisades en Terre sainte, il devient rapidement sénéchal de l'Ordre, attesté de 1148 à 1151[2] (second grade après celui de maître de l'Ordre), et seconde le quatrième maître de l'Ordre Bernard de Tramelay probablement jusqu'au décès de ce dernier.

Après la disparition du maître de l'ordre en Palestine durant le siège d'Ascalon de 1153, il accepte à l'âge de 51 ans, étant le dernier des neuf fondateurs, de devenir le cinquième maître de l'Ordre. Il empêche ainsi l’élection de Guillaume II de Chanaleilles qui, en tant que favori du roi Louis VII de France, aurait permis à ce dernier de contrôler l'Ordre.[réf. nécessaire] La date de son élection est incertaine mais intervient sans doute à la fin de 1154 bien que la première mention de sa nouvelle fonction soit datée du dans un acte du roi Baudouin III de Jérusalem.

Selon les sources, on trouve deux dates concernant sa mort. Le d'après le martyrologe de Reims[2]. Le , selon Laurent Dailliez qui cite l'obituaire de Bonlieu[7]. Après plus de 30 ans de service, il aurait abandonné sa charge de maître à son successeur Bertrand de Blanquefort, puis se serait retiré comme le second maître de l'ordre, Évrard des Barres, à l'abbaye de Clairvaux, fondée par son neveu sur des terres offertes par son frère Raynard de Montbard.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Demurger, Les Templiers, une chevalerie chrétienne au Moyen Âge, Paris, Seuil, coll. « Points Histoire »,‎ (1re éd. 2005), poche, 664 p. (ISBN 978-2-7578-1122-1), p. 611.
  2. a, b et c (en) Jochen Burgtorf, The Central Convent of Hospitallers and Templars : History, Organization, and Personnel (1099/1120-1310), Brill,‎ , 761 p. (ISBN 978-9-0041-6660-8, lire en ligne), p. 481-482
  3. Damien Carraz et Marie-Anna Chevalier, « Le marquis d'Albon et son « Cartulaire général de l'ordre du Temple » », dans Hereditas monasteriorum, vol. 1,‎ (lire en ligne), p. 116
  4. Document non daté qui figure dans le cartulaire du marquis d'Albon et qui propose une fourchette entre 1119 et 1126. Malcom Barber indique avant octobre 1126, Pierre-Vincent Claverie ayant affiné cette date à l'année 1120[3].
  5. Demurger 2008, p. 52
  6. Pierre-Vincent Claverie, « Les débuts de l'ordre du Temple en Orient », Le Moyen Âge, no 111,‎ , p. 551-553
  7. Laurent Dailliez, Les templiers : ces inconnus,‎ (présentation en ligne), p. 7

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]