André Tarallo

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André Tarallo, né en 1927 à Centuri, en Haute-Corse, est un homme d'affaires français, connu pour être un des protagonistes de l'affaire Elf.

Il est un camarade de promotion de Jacques Chirac à l'ENA en 1957.

Il fut durant près de trente ans le « Monsieur Afrique » d'Elf au poste de directeur des affaires générales. Homme de terrain et d'influence, il connaît personnellement tous les chefs d'États africains, particulièrement le Gabonais Omar Bongo et le Congolais Denis Sassou N'Guesso. Tarallo était en pratique le 3e personnage du groupe Elf, juste derrière le président et le vice-président directeur général.

Dès son arrivée à Elf, en juin 1989, le président Loïk Le Floch-Prigent veut remplacer André Tarallo par Alfred Sirven au poste clé de directeur général des hydrocarbures (DGHC) de Elf. Officiellement, Tarallo, 62 ans, commence à prendre de l'âge. Toutefois, Tarallo fait de la résistance intelligente. Le Floch-Prigent envisage dans un 2e temps de désigner Alain Guillon comme successeur de Tarallo, mais celui-ci qui était arrivé tout récemment à Elf ne fait pas l'unanimité parmi les cadres dirigeants du groupe. Finalement, Tarallo propose et obtient la nomination de Frédéric Izoard comme DGHC. Tarallo quitte alors le siège de Elf pour s'installer à Genève (1er novembre 1991), d'où il continue à gérer les filiales financières du groupe et à rendre visite à des chefs d'État africains[1].

Affaire judiciaire[modifier | modifier le code]

Proche des réseaux politiques, il fut l'un des principaux bailleurs des fonds secrets. Il fut l'un des condamnés de l'affaire Elf. Le tribunal a retenu à sa charge l'achat d'une résidence à Paris, la construction d'une villa en Corse, des achats somptuaires, des comptes bancaires en Suisse. Il affirmait que ces biens étaient destinés à des « décideurs africains ».

Condamné à sept ans d'emprisonnement, il a été libéré pour raisons de santé après quelques semaines. En mars 2007, André Tarallo n'avait toujours pas payé l'amende de 2 millions d’euros à laquelle il a été condamné[2].

Cette amende sera toutefois réglée durant l'été 2009 grâce au produit de la vente de sa villa en Corse[3]. Il a bénéficié en 2010 d'une remise d'impôt de 6 millions d'euros par décision de l'administration fiscale[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Roger Vincent Aiello, Dans les coulisses d'ELF Aquitaine, 2010
  2. Le Monde, 9 mars 2007.
  3. Le Monde, 22 janvier 2010.
  4. mediapart.fr

Articles connexes[modifier | modifier le code]