André Perchicot

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André Perchicot
Image illustrative de l'article André Perchicot
1913
Informations
Nom Perchicot
Prénom André
Principales victoires
Championnats du monde de cyclisme sur piste 1912, 1913
Championnat de France de vitesse
Championnat d'Europe de vitesse masculin (1913)

André Perchicot

alt=Description de l'image Andre Perchicot.jpg.
Informations générales
Surnom Perchicot
Nom de naissance André Perchicot
Naissance 9 août 1888
Bayonne, Drapeau de la France France
Décès 3 mai 1950 (à 61 ans)
Bayonne, Drapeau de la France France
Genre musical Chanson française
Années actives 1920 à la fin des années 1930
Labels Pathé principalement, et Odéon

André Perchicot, dit Perchicot, né à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) le 9 août 1888, mort dans cette ville le 3 mai 1950, est un coureur cycliste, devenu par la suite chanteur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le cyclisme[modifier | modifier le code]

Originaire du sud-ouest de la France, André Perchicot fait des études d’ingénieur des Arts et Métiers. Il devient un champion cycliste sur piste durant sa jeunesse. En 1912, il devient champion de France de vitesse au Parc des Princes, et termine 3e de la première course cycliste en Amérique (à Newark) lors des Championnats du monde de cyclisme sur piste[1]. En 1913, il est champion d'Europe de vitesse, et termine à nouveau 3e aux championnats du monde de cyclisme sur piste à Leipzig.

Pendant la guerre de 1914-1918, il devient pilote. En 1916, son avion est abattu et il est blessé aux jambes, au dos et au bassin. Pendant sa convalescence, il chante pour remonter le moral de ses compagnons (en milieux hospitaliers), tout en organisant des réunions cyclistes au bénéfice de la Croix-Rouge. Conscient qu’il ne pourra pas reprendre sa carrière de sportif, il se lance dans la chanson.

La chanson[modifier | modifier le code]

À la fin de la guerre, il décide de poursuivre cette nouvelle carrière. Célèbre par ses courses cyclistes, les débuts de Perchicot au Casino de Toulon exploitent cet atout, et le succès est immédiat. Se réclamant à ses débuts comme le disciple de Mayol, il se produit dans les café-concerts de Paris. Il y recueille un tel succès - dû en partie à l'événement de voir chanter un ancien champion -, qu'il se produit dans de plus grandes salles et enregistre des disques chez Pathé et chez Odéon. Dès le début des années 1920, il devient ainsi un chanteur populaire, en habit et à l'allure très élégante. Il effectue de nombreuses tournées dans le monde. Durant les années 1930, il effectue - outre la métropole - diverses tournées en Europe, Afrique et Moyen-Orient. Il fait alors vivre une cinquantaine de personnes dans le cadre des tournées Perchicot. Il s'est rendu en Chine et plus généralement en Asie. Ayant découvert le continent Américain dès 1912 avec le cyclisme, on peut considérer qu'à part l'Océanie il a fait le tour du Monde. Il devient millionnaire, achetant plusieurs villas dans la région parisienne, deux yachts (baptisés le Père et le Chicot), plusieurs automobiles, et une compagnie d’autobus à Bayonne.

Au cinéma, il tourne dans trois long métrages, ainsi qu'un clip musical :

  • Anny Music Hall (1930), de Carl Lamac, en Allemagne avec comme vedette Anny Ondra,
  • Pomme d'amour (1932), de Jean Dréville, film musical dont il est la vedette[2].
  • À la Varenne (Java chantée), de Jean Dréville (1933), l'ancêtre du clip musical (cette chanson fut reprise par Georges Brassens à ses débuts),
  • Sapho de Léonce Perret (1934).

À la fin des années 1930, suite à suite à un virus contracté en Afrique, il tombe gravement malade. À tel point qu'il est longuement hospitalisé en 1940, et cette période marque le commencement de la fin de sa carrière. En plus des difficultés liées à la maladie, il est victime de nombreuses spoliations et pillages. Par ailleurs le music-hall de l'époque connaît un renouveau avec l'éclosion entre autres de Fernandel et Charles Trenet. Seuls son ami Maurice Chevalier et Mistinguett passeront le cap difficile de cette période de renouveau.

Vers la fin des années 1940, s'étant assuré des revenus suffisants en vendant ses derniers biens, il se retire aux alentours de Bayonne près de ses sœurs, où il finira sa vie le 3 mai 1950. Selon sa sœur, « Il était marqué physiquement par la maladie, semblait avoir vécu tellement de vies qu'il faisait plus âgé que sa soixantaine, mais il émanait de lui une grande élégance, un magnétisme et une personnalité peu commune, même dans ses derniers jours ».

Répertoire[modifier | modifier le code]

Entre 1921 et 1939, il enregistre près de 200 succès : jusqu'en 1925, on compte 160 chansons enregistrées sur disque chez Pathé exclusivement; puis chez Odéon, Polydor et Pathé épisodiquement jusqu'à 1935. Le zénith de sa carrière se situe dans le début des années 1930.

  • 1921 C'est pas possible - Chanson vécue (Pierre Codini)
  • 1921 Demain - Chanson de salon (Charles de Bucovich)
  • 1921 La grande Rouquine - Chanson réaliste (Maurice Gracey)
  • 1921 Perqué - Chanson espagnole (Félicien Vargues)
  • 1921 La sérénade de la purée (Georges Villard)
  • 1921 T'en as t'y du charbon? - Chanson satirique (Dommel, Willems)
  • 1922 Bonsoir, belle amie - Une romance (Louis Izoird, Léon Raiter)
  • 1922 C'est la mode et voilà tout - Une simple chansonnette (Pierre Chagnon)
  • 1922 Moi, j' m'en fous - Une chanson comique (Charles Guindani)
  • 1922 La ronde de nuit - Une chanson-étude (Vincent Scotto)
  • 1922 Si vous avez du pognon - Chanson satirique (Vincent Scotto)
  • 1922 La valse des beaux dimanches - Chansonnette (Albert Terrier)
  • 1923 Quand on aime on a toujours vingt ans
  • 1923 Ah! si vous saviez, Mesdames! - Chansonnette comique (Gaston Gabaroche)
  • 1923 Ça fait bien - Chansonnette comique (Gaston Gabaroche)
  • 1923 Dans la rue - Chanson vécue (Romain Desmoulins / Jean Rodor, Dommel)
  • 1923 Je gob' les femmes - Chanson comique (Laurent Bertin / Pauley, Julsam)
  • 1923 Les p'tit's femmes qui passent - Chansonnette (Gaston Gabaroche)
  • 1923 Quel bonheur! Quelle joie! - Chansonnette comique (Romain Desmoulins)
  • 1924 Ça n'existe pas (Charles Jardin)
  • 1924 La môme Nana ou De la Bastille à la République (Albert Valsien)
  • 1924 La Rosière (Romain Desmoulins)
  • 1924 Sors d'ici! (Romain Desmoulins)
  • 1925 Mon Paris! (Lucien Boyer / Jean Boyer & Vincent Scotto)
  • 1925 On marie Antoinette (Pierre Chagnon / Amelet)
  • 1926 Les Femm's que j'aime (Louis Izoird, Léon Raiter / Vincent Telly)
  • 1926 Merci ! (Laurent Halet / Jean Rodor)
  • 1927 Elle avait une robe à carreaux - Chansonnette (Roger Dufas / Plébus, Danerty)
  • 1927 La fille à l'Estama - Une fantaisie franco-italienne (François Tamburini / Jo Berard)
  • 1928 La noce à Rebecca (reprise de Georgius)
  • 1929 Sérénade de la purée (Georges Villard) Pathé 4383
  • 1929 (?) Dites-moi Doumergue (enregistrée en 1931)
  • 1930 Quand on revoit la Tour Eiffel
  • 1930 À la Varenne
  • c.1930 Ca, c'est tout le Midi[3].
  • 1931 Le Béret (Lucien Boyer)
  • 1934 En revenant de la revue (reprise de Delormel & Garnier/Desormes, 1886, création Paulus)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Article du New York Time
  2. Mais dont malheureusement on ne trouve plus de copie.
  3. Cf. Commentaire de André Bernard, CD Marseille, mes amours (Editions Music-Memoria).

Liens externes[modifier | modifier le code]