André Morizet

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André Morizet
André Morizet en 1921.
André Morizet en 1921.
Fonctions
Parlementaire français
Sénateur de la Seine (1927-1942)
Gouvernement IIIe République
Biographie
Date de naissance 23 janvier 1876
Date de décès 30 mars 1942


André Morizet, né à Reims le 23 janvier 1876 et mort à Paris le 30 mars 1942, est un homme politique socialiste français.

Famille[modifier | modifier le code]

Son père fut maire-adjoint à Reims et son grand-père maire d’un bourg. Son gendre Jacques Kosciusko-Morizet (1913-1994) fut un haut fonctionnaire et ambassadeur, maire de Saint-Nom-la-Bretèche et secrétaire national du RPR (né Kosciusko, il avait pris le nom de son épouse, Morizet, pendant la Résistance). Son petit-fils, François Kosciusko-Morizet, est maire (divers droite, puis UMP) de Sèvres depuis 1995 et conseiller général des Hauts-de-Seine depuis 2006, son arrière-petite-fille, Nathalie Kosciusko-Morizet, est une femme politique française, qui fut ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement à partir du 14 novembre 2010 jusqu'à sa nomination comme porte-parole du candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy, à l'élection présidentielle française de 2012, et son arrière-petit-fils, Pierre Kosciusko-Morizet, est l'un des cofondateurs du site de vente en ligne PriceMinister.

Biographie[modifier | modifier le code]

Militant socialiste, puis communiste, il est élu maire de Boulogne du 19 décembre 1919 à sa révocation par le gouvernement le 22 juillet 1922, il redevient maire par la suite, et c'est pendant son mandat que la ville prend la dénomination Boulogne-Billancourt, en 1925. Membre fondateur du Parti communiste, il est hostile à la XXIIe condition de Moscou, interdisant l'appartenance à la franc-maçonnerie dont il est membre (Grand Orient de France). Exclu du Komintern en janvier 1923 (avec Ludovic-Oscar Frossard, pour les mêmes raisons), il démissionne du PCF et rejoint l'Union socialiste communiste jusqu'en 1927. En 1928, il rallie à nouveau la SFIO.

Candidat à l'Assemblée nationale en 1914 et en 1919 sous l'étiquette du Parti socialiste communiste, il obtient respectivement 8 000 et 12 000 voix. Élu conseiller général en 1925, il démissionne deux ans plus tard, lorsqu'il est élu sénateur le 9 janvier 1927 et réélu le 14 janvier 1936. Il est absent le 10 juillet 1940 lors du vote des pleins pouvoirs à Philippe Pétain. Il est maintenu sous l'Occupation à son poste de maire de Boulogne-Billancourt, d'où il organise l'évacuation de clandestins vers la Zone libre[réf. nécessaire], jusqu'à sa mort en 1942.

Œuvre[modifier | modifier le code]

André Morizet en 1936.

En tant que maire, André Morizet a donné son visage actuel et moderne à Boulogne. Il a accompagné le développement démographique de sa commune et le progrès en soutenant les projets des architectes avant-gardistes et en leur faisant construire sur le territoire de sa circonscription des villas modernistes, des cités ouvrières, des bâtiments administratifs, dont l'hôtel de ville. Le projet qu'il a conduit traduit un souci d'améliorer la condition ouvrière par les services de la collectivité et un goût confiant pour la modernité. Il a laissé deux ouvrages :

  • Le Plan 17, du nom du plan de l’état-major français, étude publiée aux éditions de l’Humanité en 1919 sur « l’incapacité de l’état-major avant et pendant la guerre ».
  • Chez Lénine et Trotsky, écrit au retour de son voyage en tant que représentant du Parti Communiste à Moscou en 1921 où il rencontre Trotsky. Il y fait l'éloge de la NEP.

Il a aussi publié un journal et collaboré à des ouvrages sur Paris, notamment avec le maire de Suresnes, son ami Henri Sellier.

Sources[modifier | modifier le code]