André Migot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

André Migot, né le 28 février 1892 à Paris 18e et mort le 17 février 1967 à Villejuif, est un médecin, alpiniste, voyageur, explorateur, sinologue, tibétologue et écrivain français.

Éléments de biographie[modifier | modifier le code]

Né à Paris en 1892, André Migot est docteur en médecine et exerce à La Grave. Il est aussi licencié ès sciences naturelles, licencié ès lettres, diplômé de l'école des hautes études et diplômé de l'École du Louvre. Il est l'époux d'Olga Wormser.

L'alpiniste[modifier | modifier le code]

André Migot est membre du Groupe de haute montagne (G.H.M.) et réalise de nombreuses « premières » dans les Alpes et dans les Pyrénées. Un accident à l'aiguille des Pélerins qui lui mutile la main le fait renoncer à l'escalade rocheuse. Dans les Alpes, l'éperon André Migot perpétue son souvenir.

Courses et ascensions[modifier | modifier le code]

Le voyageur[modifier | modifier le code]

Il est surtout un infatigable voyageur. Son premier voyage, il le fait à bicyclette et en campant de Paris à Calcutta en Inde, en 1938. Au cours de son périple, il séjourne auprès de Joseph Hackin en Afghanistan et participe à leurs recherches archéologiques[3]. Son voyage est interrompu par la mobilisation qui l'enverra d'abord en Indochine puis à Paris. En novembre 1945 il retourne enfin en Indochine, passe une année au Cambodge puis se dirige vers la chine chargé d'une mission par l'EFEO.Il reste trente mois en Chine et au Tibet, faisant de longs séjours dans des lamaseries. Après une vaine tentative vers Lhassa, il remonte vers le Koukou-Nor, la Mongolie et Pékin. Fait prisonnier par les communistes puis relâché, il revient vers Shanghai, remonte le fleuve bleu, effectue un nouveau séjour de six mois au Tibet oriental. Il revient ensuite à Canton et à Hong-Kong à travers la Chine du sud en pleine révolution et rentre un Indochine. En novembre 1952, il part une nouvelle fois, cette fois comme médecin de la mission française aux îles Kerguelen. Il y séjourne treize mois avant de rejoindre comme observateur l'expédition antarctique australienne en terre Mac-Robertson. Il sera devenu un fin connaisseur et un adepte du bouddhisme. Selon Pierre Chapoutot, comme Alexandra David-Néel, il contribua à populariser le thème du « Tibet secret » mais, alors que l'exploratrice en avait une vision très critique, Migot pour sa part y adhérait sans nuance[4].

L'écrivain[modifier | modifier le code]

Ses ouvrages font autorité, qu'ils soient récits de voyages ou livres de science.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Caravane vers Bouddha, édition revue et augmentée, Club des Amis du Livre, Paris ((en), translated by Peter Fleming, 1955 Tibetan Marches, Rupert Hart-Davis, London)
  • Un grand disciple du Bouddha : Sâriputra, André Maisonneuve, Paris, 1954
  • La faune des îles Kerguelen et de l'Antarctique, éditions Junior, Paris, 1955
  • La découverte de l'Antarctique, éditions du Soleil-Levant, Namur, 1956
  • The Lonely South, Rupert Hart-Davis, London, 1956
  • Le Bouddha, Club français du livre, Paris, 1957
  • Recherches sur les dialectes tibétains, André Maisonneuve Paris 1957
  • « Sur les routes secrètes de l'Asie », in Explorations, sous la direction de Gaétan Fouquet et André Lejard, Le Livre de Paris, Paris 1957
  • Chine sans murailles, Arthaud, Paris, 1958
  • Solitudes humaines, Casterman, Tournai-Paris, 1960
  • Les Khmers, Le Livre contemporain, Paris, 1960
  • Immortelle Pologne, Connaissance du monde, Hachette, Paris, 1961
  • Les Visages de la Chine éternelle, Éditions contemporaines modernes illustrées, Paris, 1964
  • Mao Tse Toung, Culture, Art et Loisir, 1965
  • Au Tibet sur les traces du Bouddha, Éditions du Rocher, 1978, (ISBN 2268000257 et 9782268000251)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Tézenas du Montcel fut président du Groupe de haute montagne de 1935 à 1939.
  2. Camille Devouassoux est l'auteur de la première traversée hivernale des Drus avec Armand Charlet le 25 février 1938.
  3. Un voyageur devant l'eternel par Pierre Lazareff
  4. Pierre Chapoutot, Tibet imaginaire, Tibet réel, in Annales GHM, 2001, p. 77-91, p. 83 : « il effectua plusieurs voyages en Extrême-Orient avant et après la Seconde Guerre mondiale, notamment dans le Tibet oriental, où il devint un fin connaisseur et un adepte du bouddhisme. [...] Au même titre qu'Alexandra David-Néel, il contribua à populariser le thème du « Tibet secret », mais leur appréciation du modèle tibétain était en totale contradiction : adhésion sans nuance pour Migot, diagnostic très critique pour la grande exploratrice. ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]