André Maugenet

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André Maugenet (1904-1943?) fut, pendant la Seconde Guerre mondiale, un agent secret français du Special Operations Executive.

Identités[modifier | modifier le code]

  • État civil : André Adrien Jules Maugenet
  • Comme agent du SOE, section F :
    • Nom de guerre (field name) : « Benoît »
    • Nom de code opérationnel : THATCHER (en français COUVREUR)
    • Pseudo : André Adrien Jules Rouvray

Situation militaire : SOE, section F, General List ; grade : lieutenant ; matricule : 211681.

Pour accéder à une photographie d’André Maugenet, se reporter au paragraphe Sources et liens externes en fin d’article.

Famille[modifier | modifier le code]

  • Ses parents : Jules et Henriette Maugenet
  • Sa première femme : Hermine Pollet. Mariage en 1927. Deux filles : Josette et Jeanine
  • Sa femme : Anne Maugenet, Woodside Green, Essex.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

André Maugenet naît le 28 décembre 1904 à Déols (Indre).

Mission en France.

Définition de la mission : il vient rejoindre le réseau ACROBAT.

Il est amené en avion dans la nuit du 15 au 16 novembre 1943[1]. Paul Pardi, Jean Menesson et lui vont prendre le train pour Paris. Ils sont suivis jusqu'à la gare[2]. Comme ils choisissent de voyager dans trois compartiments différents, ils gênent les deux personnes qui les suivent. Mais, arrivés à la gare de Paris-Montparnasse, ils se retrouvent et sont alors arrêtés tous les trois. Paul Pardi et Jean Menesson ne parlent pas. Mais il semble qu'André Maugenet parle, car les suites sont graves pour le réseau STOCKBROCKER, avec l'arrestation de Diana Rowden et John Young[3].

Il aurait été exécuté le 15 novembre 1943, à Gross-Rosen[4]. Il a 38 ans.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Distinction[modifier | modifier le code]

Sainsbury ne mentionne aucune distinction [point à vérifier].

Monuments[modifier | modifier le code]

  • En tant que l'un des 104 agents du SOE section F morts pour la France, André Maugenet est honoré au mémorial de Valençay (Indre).
  • Brookwood Memorial, Surrey, panneau 22, colonne 1.
  • Au mémorial du camp de concentration de Gross-Rosen, situé près de Rogoźnica (Pologne), une plaque honore la mémoire des dix-neuf agents de la section F qui y ont été exécutés en août-septembre 1944, dont André Maugenet. Réalisée en granit local, en provenance d'une carrière où devaient travailler les détenus, elle a été élevée sur l'initiative du Holdsworth Trust.

Notes, sources et liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Opération : CONJURER organisée par Henri Déricourt ; Terrain ACHILLE près d'Angers ; avion Hudson ; équipage : Wing commander Lewis Hodges et squadron leader Wagland ; personnes amenées (5) : Victor Gerson « Vic », Jean Menesson, Paul Pardi « Philibert », André Maugenet « Benoît », H.J. Fille-Lambie ; personnes remmenées : Francis Cammaerts « Roger », François Mitterrand, Pierre du Passage, Pierre Mulsant, Mme Fontaine, John Barrett « Honoré », Charles Rechenmann « Julien », (...+ ?) [Source: Verity, p. 289]
  2. Il semble qu'ils aient été trahis par Henri Déricourt. Au cours d'un entretien avec Jean Overton Fuller, Déricourt, après son acquittement, admit avoir trahi quatre personnes : ces trois-là, plus le colonel Bonoteaux. En tout cas, les Allemands étaient au courant de l'arrivée de Maugenet, ayant réussi à faire fonctionner le poste de Frank Pickersgill, permettant à Hans Kieffer, le chef du Sicherheitsdienst, d'observer le ramassage à distance prudente [Source : Verity, p. 176 et 207]
  3. Diana Rowden et John Young ont appris par la radio du 64 Baker Street à Londres (siège du SOE) l’arrivée prochaine d’un nouvel agent affecté à ACROBAT, dont ils ne savent qu’une chose, son nom de guerre, « Benoît ». Le 18 novembre, le nouvel agent se présente à eux, mais en réalité c’est un faux « Benoît » : entre-temps, le vrai « Benoît », André Maugenet, qui a été arrêté par les Allemands, a pu leur révéler le but de sa mission, et leur permettre ainsi de faire la substitution. Repérés, Diana Rowden, John Young et la famille Janier-Dubry sont arrêtés le soir même.
  4. Selon la brochure éditée par sainsbury, il serait décédé des suites des mauvais traitement subis en captivité, entre mai 1944 et mai 1945. Le site SFRoH indique qu'André Maugenet aurait pu survivre, avec, selon une source, un signalement en 1955.

Sources et liens externes[modifier | modifier le code]

  • Fiche André Maugenet, avec photographie : voir le site Special Forces Roll of Honour
  • Michael Richard Daniell Foot, Des Anglais dans la Résistance. Le Service Secret Britannique d'Action (SOE) en France 1940-1944, annot. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Tallandier, 2008, (ISBN 978-2-84734-329-8) / (EAN 9782847343298). Traduction en français par Rachel Bouyssou de (en) SOE in France. An account of the Work of the British Special Operations Executive in France, 1940-1944, London, Her Majesty's Stationery Office, 1966, 1968 ; Whitehall History Publishing, in association with Frank Cass, 2004. Ce livre présente la version officielle britannique de l’histoire du SOE en France. Une référence essentielle sur le sujet du SOE en France.
  • Hugh Verity, Nous atterrissions de nuit..., préface de Jacques Mallet, 5e édition française, Éditions Vario, 2004.
  • J.D. Sainsbury, Le Mémorial de la section F, Gerry Holdsworth Special Forces Charitable Trust, 1992.