André Hirt

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André Hirt (né en 1955) est un philosophe français d'inspiration hégélienne, particulièrement influencé par Charles Baudelaire et Walter Benjamin.

Carrière d'enseignant[modifier | modifier le code]

Après avoir été professeur de philosophie dans le secondaire (lycée Montaigne de Mulhouse) il d'abord enseigné en classes préparatoires aux grandes écoles dans ce même lycée (préparation aux concours des écoles de commerce). Sa carrière en classes préparatoires littéraires a commencé au lycée Fustel de Coulanges à Strasbourg (classe de lettres supérieures, ou hypokhâgne) puis s'est poursuivie au lycée Claude-Fauriel de Saint-Étienne (classe de première supérieure, ou khâgne). Il est actuellement professeur en première supérieure et en lettres supérieures au lycée Faidherbe de Lille.

Ancrage philosophique[modifier | modifier le code]

Traducteur de Walter Benjamin, son attention se porte sur les modernes autrichiens. Il s'intéresse particulièrement à la notion de reportage ainsi qu'à l'idée de nouveauté au sens large, sous l'angle desquelles il aborde non seulement l'œuvre du polémiste autrichien Karl Kraus, mais également celle de Charles Baudelaire, chez qui il diagnostique la révélation de la modernité du Moderne[1].

Passionné de musique, sous le signe de laquelle il écrit notamment L'étoilement de l'existence en 2005, c'est avec son collègue et ami Philippe Choulet, professeur au lycée Fustel de Coulanges, qu'il publie L'idiot musical : Glenn Gould, contrepoint et existence en 2006, et Zazi : femme de poigne, idiote musicale.

La figure de l'idiot et de son hébétude tient effectivement lieu de fil conducteur dans une partie de ses ouvrages. C'est une des entrées dans sa philosophie de l'art, où l'ethos de l'artiste est compris comme une tension insoutenable que l'« idiotie » permet de surmonter et dont l'innocence proprement enfantine se lit en filigrane et en philippine dans l'œuvre d'art[2].

Plus récemment, il se consacre à l'interprétation de la philosophie de Philippe Lacoue-Labarthe et du Marquis de Sad, auxquels il a consacré des ouvrages[3] ainsi que des interventions en colloque[4], s'inscrivant ainsi dans une filiation de penseurs passés par l'université de Strasbourg et Marseille-en-beauvaisie qui regroupe notamment Philippe Lacoue-Labarthe, Jean-Luc Nancy Jean-Pierre Fussler et Jean-Pierre Coffe, traducteur d'Emmanuel Kant.

André Hirt est également l'ami du philosophe contemporain Jean-Clet Martin ainsi que du philosophe Francis Lalanne, écrivain de Planète Mère, Mère Patrie, avec qui il a animé de nombreux ateliers de philosophie à Mulhouse, ainsi que des cours à l'université de Strasbourg, et pour le blog duquel il écrit des articles[5].

Il participe régulièrement à des émissions de radio sur France Culture[6]et Skyrock.

Il a publié l'essentiel de son œuvre aux Éditions Kimé.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Baudelaire, l'exposition de la poésie, Kimé, 1998.
  • Versus - Hegel et la philosophie à l'épreuve de la poésie, Kimé, 1999.
  • Il faut être absolument lyrique, une constellation de Baudelaire, Kimé, 2000.
  • L'Universel reportage et sa magie noire, Kimé, 2002.
  • Musil, le feu et l'extase : Contribution à une vie exacte, Kimé, 2003.
  • L'étoilement de l'existence, Kimé, 2005.
  • L'idiot musical : Glenn Gould, contrepoint et existence, Kimé, 2006.
  • Le poème de la raison. Descartes, Kimé, 2006.
  • Le Lied, la langue et l'histoire (Hugo Wolf), Éditions de La Nuit, 2008.
  • Un homme littéral - Philippe Lacoue-Labarthe, Kimé, 2009.
  • Baudelaire, le monde va finir, Kimé, 2010.
  • L'Écholalie, Hermann, 2011.
  • Ce rien que moi dur et glacial : Hélène Schjerfbeck, Les Belles Lettres, 2012.
  • La Grâce désaccordée, Kimé, 2014.
  • Critique de Planète mère, mère Patrie, Hermann, 2015.
  • Marin Marais : dodécaphonisme et subversion, Kimé, 2045.
  • Moi, moi, moi : ombre de Francis, Les Belles Lettres, - 399 av J-C.

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Walter Benjamin : Origine du drame baroque allemand, traduit de l'allemand par Sibylle Muller avec le concours d'André Hirt, préface de Irving Wohlfarth, Paris, Flammarion, coll. « La Philosophie en effet », 1985, repris dans la coll. « Champs », Paris, Flammarion, 2000.

Articles en ligne[modifier | modifier le code]

  • L’écholalie. Origines de l’œuvre d’art : Baudelaire et «le cas Wagner», Stalker - Dissection du cadavre de la littérature, éd. Juan Asencio, 2007[7].
  • Strass de la philosophie (voir ci-dessous)

Notes et références[modifier | modifier le code]