André Guelfi

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André Guelfi

Date de naissance (96 ans)
Lieu de naissance Drapeau : Maroc Mazagan, Doukkala-Abda, Maroc
Nationalité Drapeau : France français
Années d'activité 1958
Qualité Homme d'affaires
Pilote automobile
Équipe Cooper privée (Formule 2)
Nombre de courses 1

André Guelfi est un homme d'affaires français, né le (96 ans) à Mazagan (Maroc).

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un officier corse de la Royale devenu commandant de port, et d'une mère espagnole et chanteuse, il est principalement élevée par sa grand-mère maternelle[1].

À l'âge de 10 ans, il conduit les touristes en auto sur la plage. Engagé dans une banque locale en 1936, il récupère les créances et les dettes oubliées et empoche 15 % de commission au passage. Il devient ainsi mieux payé que son directeur. André Guelfi investit ensuite sa fortune dans le développement de la pêche à la sardine et met au point les premiers bateaux-usines, d'où son surnom de « Dédé la Sardine »[1].

En 1939, il est engagé dans un régiment de tirailleurs marocains en Italie. Incorporé comme chauffeur, il développe une véritable passion pour les courses automobiles. En 1943, il intègre le BCRA d'Alger. Puis en 1945 rejoint le commando Conus en Indochine.

De retour au Maroc, son ami le pilote Jean Lucas le recrute au sein de l'écurie « Los Amigos » pour écumer les courses locales du Maroc (Casablanca, Agadir, Marrakech...) et en Europe (Monthlery, Le Mans, Tour de France Auto…). Guelfi court au Grand Prix de Formule 1 du Maroc en 1958 sur une F2. Il court aussi pour l'écurie Gordini où il côtoie Jean Behra, Pollet, Trintignant, Schell…

En 1971, André Guelfi part pour Paris et se lance dans l'immobilier en rachetant trois palaces. Ses bénéfices et ses relations personnelles (grâce à son mariage avec la nièce de Georges Pompidou) lui permettent d'acquérir 128 immeubles dans la ville.

En 1975, André Guelfi déménage en Suisse, à Lausanne. Il restera 25 ans dans ce pays. Il s'installe dans une maison de maître surplombant le lac Léman, entre le Musée de l'Élysée et le Musée olympique. Il la vend en 1993 au CIO. La villa abrite aujourd'hui les bureaux du comité directeur du CIO.

L'homme d'affaires rachète Le coq sportif, se rapproche du patron d'Adidas France pour mettre la main sur la régie publicitaire de la FIFA et des jeux olympiques[1]. Il se lie d'amitié avec Juan Antonio Samaranch, président du CIO installé à Lausanne.

A partir de 1992, fort de son réseau d'influence, il devient entremetteur d'affaires, entre autres pour Elf, et met à disposition sa société suisse pour alimenter les systèmes de commissions/rétro-commissions, une activité qui le mène en 1997 à être condamné à 36 jours d'incarcération (pour soupçon d’avoir empoché 50 millions de francs de commissions sur un contrat en Ouzbékistan)[1]. Lors de son séjour en prison, il fait la rencontre de Bernard Tapie[2].

Il a été condamné dans l'affaire Elf par la cour d'appel de Paris en 2003, pour recel d'abus de biens sociaux, à trois ans de prison dont 18 mois avec sursis et 1,5 million d'euros d'amende[3].

Lundi 12 janvier 2009, le tribunal de commerce de Paris rend son jugement dans l’affaire qui opposait la société Blue Rapid, appartenant à André Guelfi, et le Comité olympique russe d'une part, à ELF Aquitaine d'autre part : la société d'André Guelfi est déboutée et condamnée à verser 100 000 euros de frais de procédure à Elf Aquitaine tandis que la demande du Comité olympique russe est jugée irrecevable[4]. Ce jugement devant le tribunal de commerce de Paris a été critiqué. En effet le juge président semblait lié à la société Total[5]. Les plaignants ont fait appel de cette décision. Sur cette même affaire, les régions russes de Saratov et Volgograd ont déposé une plainte pénale contre Elf Aquitaine/Total[6].

Aujourd'hui, André Guelfi parcourt toujours le monde à bord de son jet privé, qu'il pilote lui-même. En 2000, il s'est établi à Malte, dans la Méditerranée[réf. nécessaire].

Il fait partie de l'ordre du Grand Orient de France des francs-maçons[7]

Publication[modifier | modifier le code]

  • L'Original : d'un village marocain aux secrets de l'affaire Elf, le parcours d'un aventurier de la vie, Robert Laffont, 1999 (ISBN 2221086473)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Stephen Smith, « Le commissionnaire voyageur », sur Liberation.fr,‎
  2. « Tapie est à l’affût d’un magot encore plus gros », sur Parti-socialiste.fr,‎
  3. Mathieu Delahousse, « La fin des ennuis judiciaires d'André Guelfi », Lefigaro.fr, 18 décembre 2007
  4. « André Guelfi perd son procès contre Elf », Latribune.fr, 13 janvier 2009
  5. « Dédé la sardine fait une queue de poisson à Total (suite) », Bakchich.info, 22 mai 2008
  6. « La Russie réclame 170 milliards de dollars à Total » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Lefigaro.fr
  7. Ottenheimer Ghislaine, « Le vrai pouvoir des francs-maçons », sur Lexpress.fr,‎

Liens externes[modifier | modifier le code]