André Gillois

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André Gillois

Nom de naissance Maurice Diamant-Berger
Activités Romancier, réalisateur, scénariste, dialoguiste
Naissance 8 février 1902
Paris, Drapeau de la France France
Décès 18 juin 2004 (à 102 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Langue d'écriture Français
Genres Roman, roman policier, théâtre
Distinctions Prix du Quai des Orfèvres 1958

Œuvres principales

  • 125, Rue Montmartre
  • La Corde raide

André Gillois, ou Maurice Diamant-Berger, né (Maurice Diamantberger) le 8 février 1902 à Paris 9e [1], et mort le 18 juin 2004 dans le 16e arrondissement de Paris, est un écrivain, réalisateur, scénariste et dialoguiste français, pionnier de la radio et, pendant la Seconde Guerre mondiale, porte-parole du général Charles de Gaulle à Londres. Il est parfois crédité comme réalisateur sous le nom de D. B. Maurice.

Famille[modifier | modifier le code]

  • Ses parents : Docteur Mayer Saül Diamant-Berger et Jenny Birman.
  • Ses frères : Henri, Marcel, Lucien et Paul Diamantberger (à l'époque en un seul mot).
  • Sa sœur : Germaine.
  • Sa femme : Suzanne Dreyfus[2].
  • Sa fille : Monique, devenue Attali.

Biographie[modifier | modifier le code]

Avant la guerre, il travaille :

En 1940, il quitte Paris et passe deux ans dans le midi, alors que s'établissent les premiers réseaux de la Résistance, et les liens avec les Britanniques.

Le 31 août 1942, il part de nuit sur la felouque Seadog de Cannes à Gibraltar, puis par avion vers Londres.

Du 17 mai 1943 au 24 septembre 1944, il est l’animateur quotidien d’Honneur et patrie, le poste de la résistance française, qui créa le Chant des partisans et qui s’annonçait ainsi chaque soir : « Ici Londres, les Français parlent aux Français ».

Le 1er juin 1944, il remplace Maurice Schumann comme porte-parole du général de Gaulle.

Après la guerre, André Gillois se consacre à l'écriture de pièces de théâtre et de romans, ainsi qu'à des émissions à la télévision et à la radio :

  • Dans les années 1950, il anime, en compagnie d'Emmanuel Berl et de Maurice Clavel, l'émission radiophonique Qui êtes-vous ?.
  • En 1954, il crée un des premiers jeux de la télévision française, Télé Match, avec Jacques Antoine et Pierre Bellemare.
  • En 1958, un jury, où figure notamment Georges Simenon, lui remet le prix du Quai des Orfèvres pour un roman policier, 125, rue Montmartre, dont Gilles Grangier tirera un film.
  • En 1973, André-Gillois publie La Vie secrète des Français à Londres de 1940 à 1944.
  • En 1980, ses mémoires sont publiés sous le titre Ce siècle avait deux ans.

En 2004, âgé de 102 ans, il meurt à Paris le 19 juin (dans la nuit du 18 au 19). Il est inhumé au cimetière de Passy.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • vers 1945. De la Résistance à l'Insurrection, préface d'Emmanuel d'Astier de la Vigerie, Éditions Sève, s.d.
  • 1947. La Corde raide, Nouvelles Éditions Latines.
  • 1950. La Souricière, Les Éditions de Minuit.
  • 1953. Les Grandes Familles de France, André Bonne.
  • 1953. Qui êtes-vous ?, texte des émissions de radio (1949-1951), Gallimard.
  • 1954-55. L'Art d'aimer à travers les âges, 3 vol., André Vial.
  • 1957. Polydora, pièce en 3 actes, Comédie-Française L'Avant-Scène, fémina-théâtre, no 150.
  • 1958. 125, Rue Montmartre, coll. Le Point d'interrogation, Hachette, Prix du Quai des Orfèvres 1958. Ce livre a été adapté en un film homonyme 125, rue Montmartre, par Gilles Grangier, film sorti en 1959.
  • 1959. Le Petit Tailleur de Londres, roman, Julliard.
  • 1959. Le Dessous des Cartes, pièce en 4 actes, L'Avant-Scène, fémina-théâtre, no 194.
  • 1963. La Corde pour le pendre, coll. Le Point d'interrogation, Hachette.
  • 1965 : Le Plus Grand des hasards d'André Gillois et Max Régnier, mise en scène Georges Douking, théâtre de la Porte Saint Martin
  • 1966. La France qui rit... La France qui grogne, Hachette.
  • 1967. Filous et Gogos, Hachette.
  • 1968. Les Petites Comédies, Julliard.
  • 1970. Information contre X, Julliard.
  • 1973 Histoire secrète des Français à Londres de 1940 à 1944, Hachette, J. Tallandier
  • 1980. Ce siècle avait deux ans. Mémoires, préface de Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Belfond ; rééd. Mémoire du Livre, 2002.
  • 1981. Voyage surprise. Les folles vacances de 20 Français, avec Jean Nohain, Alain Lefeuvre.
  • 1982. Un roman d'amour, récit, Pierre Belfond.
  • 1985. Gallifet, le fusilleur de la Commune, France Empire.
  • 1986. Boulevard du Temps qui passe ; de Jules Renard à de Gaulle, Le Pré aux Clercs.
  • 1986. Le Secret de la Tsarine, Payot.
  • 1990. Le Mensonge historique, Robert Laffont.
  • 1992. La Mort pour de rire, Le Cherche Midi.
  • 1995. L'Homme éberlué, chronique du XXe siècle (1940-1975), Les Éditions de Paris.
  • 1997. Le Penseur du dimanche, Éditions de Paris.
  • 2000. Adieu mon siècle, Ornican.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur
Scénariste
Dialoguiste
D'après son œuvre
Émissions de télévision
Acteur

Théâtre[modifier | modifier le code]

Auteur

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de l’état civil de Paris en ligne, 9e arrondissement, acte de naissance no 168, année 1902. Le nom est orthographié « Diamantberger » en un seul mot. En marge, mention du décret du 21 septembre 1950 l'autorisant à s'appeler légalement Maurice « André Gillois » au lieu de Maurice Diamantberger.
  2. épousée en 1922, mention sur son acte de naissance

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]