André Gedalge

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André Gedalge

André Gedalge, né à Paris le 27 décembre 1856 et mort le 5 février 1926 à Chessy, est un compositeur et pédagogue français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père Jonas-Elias (Jonas-Jacques à l'Etat Civil) Gedalge, né le 24 mai 1813 à Grodzisk Wielkopolski (Grätz) avait été naturalisé français par décret en 1849. Il était chantre à la synagogue de Breslau.

André Gedalge a été l'un des plus remarquables musiciens de sa génération. Il commença par travailler dans la maison d'édition familiale, installée au 75 rue des Saints-Pères à Paris. Les éditions Gedalge étant spécialisées dans les livres de prix (pour les écoles laïques). Elles publieront notamment Marie Laubot et Edmond About. Ce n'est qu'en 1884, à l'âge de 28 ans, qu'André entra au Conservatoire de Paris dans la classe d' Ernest Guiraud, répétiteur de Jules Massenet puis devint professeur de contrepoint et de fugue. En 1886, il a remporté le Second Prix de Rome avec sa cantate La Vision de Saül.

Principales œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1881 : Petit Savoyard, partition de Gedalge, pantomime en 4 actes, créé aux Nouveautés ;
  • 1895 : Pris au Piège, prix Cressant ;
  • 1899 : Concerto pour piano et orchestre ;
  • 1900 : Phœbé, ballet en un acte créé à l'Opéra-Comique.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Quatuor d'archet ;
  • 3e Symphonie en fa majeur ;
  • les Vaux de Vire : recueil de mélodies ;
  • Chansons enfantines.

Le professeur[modifier | modifier le code]

Il a formé des élèves illustres tels que : André Bloch, Nadia Boulanger, Claude Delvincourt, Jean Roger-Ducasse, Georges Enesco, Arthur Honegger, Jacques Ibert, Charles Koechlin, Paul Ladmirault, Raoul Laparra, Darius Milhaud, Max d'Ollone, Henri Rabaud, Maurice Ravel, Florent Schmitt, Pierre Capdevielle, Lazare Levy, Jean Wiener, Roger Pénau, Marc Berthomieu...

Il a également écrit des ouvrages pédagogiques : un livre sur l'Enseignement de la Musique par l'éducation de l'oreille (1922) (Ed. Gedalge) et un Traité de la fugue (1904) (Ed. Enoch).

Il a été initié au Grand orient de France, et a composé l'hymne de l'Obédience Droit Humain, dont sa femme a composé par ailleurs les paroles.

Sa grande modestie l'a sans doute écarté des endroits où se font les réputations mais il a bénéficié grandement de la reconnaissance de ses élèves. Au lendemain de sa mort, on a pu écrire : « il donnait à ses élèves le meilleur de lui-même : le savoir, la connaissance des hommes et ce don suprême qu'est la bonté. Il suffisait qu'un être fût pauvre et digne du nom de musicien pour qu'il trouvât conseils, leçons et affectueux accueil non seulement à sa classe, mais dans l'intimité de son logis ».

Discographie[modifier | modifier le code]

André Gedalge - Pièces instrumentales et mélodies, par Geneviève Laurenceau, violon - Mario Hacquard, baryton - Lorène de Ratuld et Claude Collet, piano - Benny Sluchin, trombone - Antoine Curé, trompette. CD Polymnie-Abeille distribution (2007) 5 Diapasons.

André Gedalge - Première Sonate, par Jean-Jacques Kantorow, violon et Alexandre Kantorow, piano. CD NoMadMusic (2014).

Source[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]