André Fontaine (peintre)

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André Fontaine

Description de l'image Peintre Fontaine.jpg.
Nom de naissance Julien Gagnon
Naissance 6 mars 1926
Saint-Gédéon, Québec
Décès 30 janvier 2005 (à 78 ans)
Québec, Québec
Nationalité Drapeau du Canada Canada
Activités Artiste-peintre
Journaliste
Mouvement artistique Art cosmonitique
Récompenses Médaille d'or de l'American architectural association

André Fontaine, dit « Le peintre des étoiles », né le 6 mars 1926 à Saint-Gédéon, et mort le 30 janvier 2005 à Québec, est un artiste-peintre et un journaliste de presse. Il créa son propre mouvement dans la peinture : l'« art cosmonitique »[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né Julien Gagnon à Saint-Gédéon, un petit village situé au Saguenay–Lac-Saint-Jean, une région du Québec, André Fontaine a fait ses études au Lac-Saint-Jean, puis son secondaire au collège militaire Royal Road de Victoria, en Colombie-Britannique[2]. Il obtient des maîtrises en psychologie et dans les beaux-arts, ainsi qu'un doctorat en cosmologie de l'université de Floride. Afin de défrayer ses études, il a peint en compagnie de grands noms tel que Jackson Pollock et Jacque Fresco[2].

Les débuts[modifier | modifier le code]

Il est le septième d'une famille de dix enfants dont les parents, Ernest Gagnon et Isabelle Lessard, s'étaient mariés en 1906. Dès l'enfance il se passionne pour la peinture et est fasciné par le ciel.

En 1945, André Fontaine épouse en premier mariage, Marie-Paule Tremblay à Alma (Québec). De cette union, naissent deux filles : Hélène, née le 11 octobre 1946, et Pauline, née en 1948. Ils divorcent en 1966.

Artiste-peintre futuriste[modifier | modifier le code]

Fontaine posant avec une œuvre
Mural réalisé pour la Nasa

Artiste peintre, ses œuvres furent primées pour la première fois en 1953 sur le plan international parmi plus de 5 000 travaux exposés.

André Fontaine, développe son « art cosmonitique »[3], réalisé à partir d'un médium révolutionnaire, qu'il nomme « Texmos » en 1963[4].

En 1963, l'Académie américaine des arts et des lettres, lui attribue une médaille ainsi qu'une bourse pour ses créations artistiques et ses recherches, dont la création d'un nouveau médium de peinture. L'année suivante, il obtient la médaille d'or de l'American Architectural association.

Un bel avenir se dessine pour l'artiste qui gagne en popularité. Son travail représente sa vision de l'Univers infini, un pas dans le futur, et marque l'époque par son modernisme. Les expositions s'enchaînent et de grandes personnalités américaines et étrangères achètent ses toiles. La composition nouvelle de ses tableaux donne un effet de trois dimensions. Aux États-Unis, on le connait principalement par son nom de famille « Fontaine », c'est ainsi qu'en 1965, Walt Disney lui rend hommage par une bande-dessinée de Mickey Mouse dans laquelle le neveu de Mickey montre qu'il a obtenu l'autographe du peintre Fontaine[5].

En 1966, la Wowetco, organisation d'œuvres artistiques et culturelles le prend sous contrat et ses œuvres se retrouvent exposées à travers le monde.

Journaliste de la presse internationale[modifier | modifier le code]

André Fontaine est également un journaliste pigiste. Correspondant de la presse internationale, il a travaillé comme reporter pour plusieurs agences dont Radio-Canada, Pathé News, The Saturday Evening Post et Movietone International. Il était envoyé à l'étranger pour faire des reportages, en étant présent sur les lieux lors de grands événements politiques mondiaux qui marquèrent l'histoire comme la révolution cubaine depuis les montagnes de la Sierra Maestra, la crise de Panama[Laquelle ?], la guerre civile dominicaine, la construction du Mur de Berlin, Noël 1963, l'assassinat de John F. Kennedy à Dallas, la venue du Pape aux nations unies[Laquelle ?][6].

Il a effectué des reportages sur les lancements importants à Cap Kennedy, depuis son ouverture en 1956 et fut le premier journaliste québécois à être correspondant de La Presse à Cap Canaveral.

Vétéran de la Seconde Guerre mondiale, il est blessé en service actif et libéré en 1947. Il a également fait son service militaire aux États-Unis, garde national licencié Lieutenant-colonel. Il fut ordonné pasteur par l'Église unie en 1964.

En 1965, Serge Brousseau, célèbre critique pour Le Journal de Montréal définissait André Fontaine comme un « peintre cosmique »[7]. Il est dénommé « le peintre des étoiles », en raison de son art cosmique et d'avant-garde.

En 1966, il voulut divulguer des faits[Lesquels ?] concernant l'assassinat de John F. Kennedy. Ses « révélations » dérangeaient et il fut réduit au silence[8], cela mis fin à sa carrière de journaliste.

Il a vécu plusieurs années aux États-Unis, dans les Antilles et en Amérique latine.

Entre l'ombre et la lumière[modifier | modifier le code]

En 1977, Fontaine sort de l'ombre, après des années difficiles pendant lesquelles il s'était « retiré » du monde pour des raisons politiques.

Il publia un livre coécrit avec Carmen Morin afin de raconter toute sa vérité sur l'assassinat de JFK. En 1977, il commença une autre vie bien différente et ouvrit son atelier d'art à Québec. Il venait de faire publier le livre Conspiration, entre l'ombre et la lumière, qui par ses révélations gênantes, fut considéré comme un livre à l'index[Par qui ?] ; il fut retiré du marché en raison de son contenu politique et des documents classifiés par les gouvernements des États-Unis et du Canada qu'il révélait au grand public. Cette année-là, il fit la connaissance d'une jeune artiste, Joan Doyon, qui fut engagée à l'atelier pour y enseigner la peinture à des enfants. Les deux artistes développent une belle complicité de travail, si bien que l'année suivante, en 1978, Fontaine propose le projet d'ouvrir une galerie d'art à Québec sur 56, rue Saint- Pierre. Grâce aux artistes et leur implication, qui offrent des cours pour les jeunes défavorisés, ce fut la première galerie d'art proposant des cours d'art professionnels à recevoir une subvention du gouvernement, qui était dirigé par M. René Lévesque à cette époque. En décembre 1979, André Fontaine se marie pour la deuxième fois et unit sa destiné à celle de Joan Doyon. Ils eurent une fille, Rachel, née en septembre 1980. Homme d'action, il continua à demeurer actif dans divers domaines en plus de la peinture, il est conférencier dans des Congrès scientifiques, chanteur ténor d'opéra donnant des concerts dans des églises, invité dans des émissions de télévision pour parler de son art. Durant les années 1980-1990, il organise des expositions de ses tableaux dans des régions de Québec. Il donne occasionnellement des concerts où il chante du classique, parfois pour des mariages ou pendant des fêtes. Une autre facette de Fontaine, est celle de bienfaiteur du temps des fêtes, qui récupérais les beiges, muffins de restaurant avant la fermeture, afin d'aller les porter dans les centres d’œuvres de charité pour les démunis.

Fontaine est décédé le 30 janvier 2005 suite à un infarctus du myocarde à l'hôpital Saint-François d'Assise de Québec.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Reportages[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1964 : au public Art show au Miami Science Museum
  • 1964 : du 24 juin au 3 juillet 1964 expose ses tableaux à la Galerie Martin[9] (pour la première fois au Canada)
  • 1964 : en octobre à l'auberge le Toit de Chaume[10]
  • 1965 : en juin au festival des arts à la Maison-Blanche de Washington D.C., son œuvre Rencontre
  • 1965 : en octobre Galerie d'art français de Montréal
  • 1966 : à la Galerie Mayfair de Miami (thème) le cosmos et les mystère de l'univers
  • 1966 : en mai juillet à Montréal
  • 1969 : en mai à la Maison des Arts de Chicoutimi
  • 1969 : du 11 au 28 septembre au centre culturel de Cowansville
  • 1971 : 23 mai au 27 juin à la Maison des Arts de Chicoutimi[11]
  • 1972 : en décember à Edmonton, au Mc Cauley Plaza, Jasper ave. : spectacle La création
  • 1973 : au third international IRPA congress
  • 1973 : en juillet, à la Dallas Times Herald Gallery,
  • 1975 : dans une galerie libre, Beyrouth, Liban
  • 1978 : en mai, l'inauguration de la murale à l'école François Perrault, chemin Ste-Foy
  • 1978 : Exposition Le défi aux étoiles
  • 1980 : du 17 février au 20 mars à l'Atelier 858, Montréal
  • 1981 : du 9 au 19 avril au centre commercial, place Lebourgneuf à Québec
  • 1983 : à Drummondville à l'auditorium La poudrière, conférence sur les ovnis et exposition de toiles
  • 1986 : du 3 au 5 décembre dans la Beauce
  • 1987 : en juin au centre commercial, place de la cité Ste-Foy
  • 1987 : 31 août à St. Nicholas
  • 1987 : 2 au 6 décembre centre-ville
  • 1988 : expo au carrefour Beauport du 3 au 6 novembre
  • 1989 : du 10 au 14 octobre au centre commercial Les galeries de Trois Pistoles
  • 1990 : 1991 exposition à la galerie Sir Wilfrid Hamel, Québec
  • 1992 : expo à Montréal
  • 1995 : du 8 au 17 décembre YWCA, Hollande, Québec, salle Vonshire
  • 1996 : exposition à Place Ste-Foy
  • 1999 : du 22 juillet au 5 août : Bibliothèque L'Écrin, bibliothèque municipale du Lac Beauport
  • 2002 : du 15 juin au 30 juin ; galerie l'Écrin, bibliothèque municipale de Lac Beauport

Dates clés[modifier | modifier le code]

  • En 1953 : ses œuvres sont primées pour la première fois sur le pan international, parmi environ 500 œuvres exposées ;
  • En 1960 : il ouvre la galerie d'art à Place Ville-Marie, à Montréal ;
  • En 1963 : l'Académie américaine des arts et des lettres lui attribue la deuxième médaille ainsi qu'une bourse de 5 000 dollars pour ses créations et ses recherches ;
  • En 1964 : l'American architectural association lui attribue la médaille d'or ;
  • En 1965 : Walt Disney le rend immortel en créant une bande-dessinée de Mickey Mouse qui fut publiée à travers le monde, dans laquelle le neveu de Mickey a obtenu un autographe de Fontaine ;
  • En 1977 : publication du livre Conspiration : Entre l'ombre et la lumière de Carmen Morin ;
  • En 1978 : il ouvre une galerie d'art sur la rue St-Pierre à Québec, la Galerie Fontaine Inc ;
  • En 1978 : inauguration le 3 avril 1978 de la murale L'homme et l'univers (24' × 8'), fait à l'école François-Perreault de Québec ;
  • En 1991 : grande murale peinte sur la fascade d'un bâtiment situé dans Saint-Roch.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Carmen Morin, Conspiration : Entre l'ombre et la lumière, éd. Intrinsèque, 1977 (ISBN 0-919711-02-2) [présentation en ligne]
  • Le Journal de Montréal, « Le peintre André Fontaine au "Toit de Chaume" », 20 octobre 1964, p. 24 [lire en ligne]
  • Nouvelles Illustrées, « L'exil du peintre Fontaine », 31 octobre 1964
  • Le Petit Journal (Montreal), « Travaux uniques d'André Fontaine : Le cosmos vu du Pôle Nord », 20 mai 1966
  • L'avenir de brome missiquoi, Exposition de Fontaine à Cowansville, 17 septembre 1969, p. 19
  • (en) The Texas Catholic : official publication of the Diocese of Dallas, 6 juillet 1971, « Falcons to fly back to Cosmonitic Art »
  • Le Journal de Montréal, « Ça vous dit quoi l'Art Cosmonitique », 7 avril 1971 [lire en ligne]
  • Le Franco Albertain, « Les arts et les autres : La « Création » du peintre Fontaine », 22 novembre 1972
  • L'Écho des artistes, Lise Bourgeois, « Les bourgeoisies de Lise », 25 novembre 1972
  • Le Journal de Montréal, tribune libre/ connu en Iran, 15 mars 1975
  • Le Journal de Québec, « Symposium de l'homme nouveau », 1er septembre 1978, p. 27
  • (en) L- 5 News, « Québec L- 5 News », mars 1978, p. 14
  • Le Journal de Québec, Jean Savard, « Plus qu'un cosmologue, un peintre cosmique », 2 novembre 1978
  • Men of achievement, ABC 1980
  • L'Express, samedi soir à la poudrerie : « Un membre de la Nasa à Drummondville », 3 mai 1983, p. 33
  • Le Soleil, Yves Bernier, « C'est un artiste bien spécial », 2 mars 1989
  • Marie Nadeau, Expédition : 4e primaire - Matériel de français : l'essentiel en sciences humaines, éd. HRW, 1995, p. 29 [lire en ligne]
  • Guide de Roussan - Peintres du Québec, Marché de l'art 2000, 7e édition, p. 111
  • Guide de Roussan- Peintres du Québec, Marché de l'art 2001, 8e édition, p. 110
  • Guide Vallée édition III : marché de l'art/ Fine art market, p. 485

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ça vous quoi l'art cosmonitique », Journal de Montréal,‎ 6 avril 1971 (lire en ligne)
  2. a et b Paul Gladu, « L'étendard se lève... », Le Petit Journal,‎ 5 juillet 1964 (lire en ligne)
  3. (en) « Falcons to fly back to Cosmonitic Art », The Dallas Times Herald,‎ 6 juillet 1963 (lire en ligne)
  4. « André Fontaine, ou la fureur du peintre », sur Blog painter of the stars,‎ 14 mai 1969
  5. « Hommage de Disney envers Fontaine », Le Journal de Montréal,‎ 9 juillet 2012 (lire en ligne)
  6. « "La Création" du peintre André Fontaine », Le Franco-Albertain,‎ 22 novembre 1972 (lire en ligne)
  7. Serge Brousseau, « À r'brousse-poil : André Fontaine », Nouvelles illustrées,‎ 26 juin 1965 (lire en ligne)
  8. Carmen Morin, Conspiration : entre l'ombre et la lumière, intrinsèque,‎ 1977, 339 p. (lire en ligne)
  9. (en) Raymond Heard, « Fiberglass Action Painter and a Batik Maker », The Montreal Star,‎ 26 juin 1964 (lire en ligne)
  10. « Le peintre André Fontaine au toit de Chaume », Le Journal de Montréal,‎ 20 octobre 1964 (lire en ligne)
  11. « Ça vous dit quoi l'art cosmonitique? », Le Journal de Montréal,‎ 7 avril 1971 (lire en ligne)