André Bruno de Frévol de Lacoste

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
André Bruno de Frévol de Lacoste
détail du tableau [1]
détail du tableau [2]

Naissance
Pradelles (Haute-Loire)
Décès (à 33 ans)
Saragosse (Drapeau de l'Espagne Espagne)
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme génie
Grade général de brigade
Années de service 17931809
Distinctions comte de l’Empire
Officier de la Légion d’honneur
chevalier de l’Ordre de la couronne de fer
chevalier de l’Ordre militaire de Saint-Henri de Saxe
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 38e colonne
Famille Jean-Bruno de FREVOL de LACOSTE (père)
Françoise BARRIAL (mère)

André Bruno Frévol, comte de Lacoste, né le à Pradelles (Haute-Loire), mort le à Saragosse (Espagne), est un général français de la révolution et de l’Empire.

États de service[modifier | modifier le code]

Il entre en service en 1793, comme adjoint aux fortifications dans les places fortes du nord, puis il passe en tant que lieutenant, dans l’armée des Pyrénées-Occidentales.

De 1798 à 1801, il participe à la campagne d’Égypte, il est nommé capitaine le 10 mars 1799, et il est blessé lors du siège de Saint-Jean-d'Acre. Le 22 avril 1801, il est nommé chef de bataillon.

De retour en France en novembre 1801, il est affecté le 22 décembre à la garnison de Mantoue. Il est au siège de Gaète au mois de février 1806, et il est fait chevalier de la Légion d’honneur le 4 mai 1806. Le 15 août 1806, il est nommé colonel du génie, et le 16 octobre, il commande le génie du 7e corps d’armée.

Il prend les fonctions d’aide de camp de l’Empereur le 11 février 1807, il participe au siège de Dantzig, et il est promu officier de la Légion d’honneur le 26 mars 1807. Il est blessé à la bataille de Friedland le 14 juin 1807, et il est nommé chevalier de l’Ordre militaire de Saint-Henri de Saxe le 10 juillet 1807.

Il est fait chevalier de l’Ordre de la couronne de fer le 31 mars 1808, et il est créé comte de l’Empire le 29 juin 1808. Il est promu général de brigade du génie le 28 août 1808.

Il meurt le 1er février 1809, au siège de Saragosse, où il commandait le génie du 3e corps d’armée.

Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Ouest, 37e et 38e colonnes.

Hommages[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des contributeurs ont relevé une contradiction au sujet de la représentation du général Lacoste dans le tableau, Lacoste étant décédé le 2 février 1809 alors que l'assaut du monastère San Engracia aurait eu lieu le 8 février 1809. Cependant, le peintre Lejeune était également militaire, fait baron d'Empire et avait participé au siège de Saragosse. Il a présenté son tableau au salon de 1827 et décrit de la manière suivante la scène qui s'y déroule (extrait) : “Les Aragonais, réfugiés dans cette ville, les femmes, les soldats dirigés par Palafox, la défendent avec un courage héroïque ; dans chaque maison ils combattent de chambre en chambre et jusque sur les toits; des coups de fusil partent encore du haut de la tour de San Engracia ruinée par notre artillerie qui vient de renverser une partie du cloître de cette église pour nous ouvrir un passage. En pénétrant par cette brèche, l’auteur, qui avait été blessé une heure auparavant à l’assaut du couvent de Saint-Augustin, reçoit une seconde blessure et tombe au pied du général Lacoste, et du colonel Valazé qui l’aide à se relever. La statue est celle de la vierge Maria Mercedes qui prie le Seigneur de pardonner aux meurtriers de son fils ” (texte du livret du Salon de 1827 (n° 674) sur http://www.asociacionlossitios.com/lacoste.htm). Il est donc possible que le problème réside en fait dans la datation de l'assaut du monastère car il ne fait aucun doute qu'à l'époque, Lejeune situait l'assaut au 1er février 1809 et affirmait que Lacoste y avait été mortellement blessé.
  2. Des contributeurs ont relevé une contradiction au sujet de la représentation du général Lacoste dans le tableau, Lacoste étant décédé le 2 février 1809 alors que l'assaut du monastère San Engracia aurait eu lieu le 8 février 1809. Cependant, le peintre Lejeune était également militaire, fait baron d'Empire et avait participé au siège de Saragosse. Il a présenté son tableau au salon de 1827 et décrit de la manière suivante la scène qui s'y déroule (extrait) : “Les Aragonais, réfugiés dans cette ville, les femmes, les soldats dirigés par Palafox, la défendent avec un courage héroïque ; dans chaque maison ils combattent de chambre en chambre et jusque sur les toits; des coups de fusil partent encore du haut de la tour de San Engracia ruinée par notre artillerie qui vient de renverser une partie du cloître de cette église pour nous ouvrir un passage. En pénétrant par cette brèche, l’auteur, qui avait été blessé une heure auparavant à l’assaut du couvent de Saint-Augustin, reçoit une seconde blessure et tombe au pied du général Lacoste, et du colonel Valazé qui l’aide à se relever. La statue est celle de la vierge Maria Mercedes qui prie le Seigneur de pardonner aux meurtriers de son fils ” (texte du livret du Salon de 1827 (n° 674) sur http://www.asociacionlossitios.com/lacoste.htm). Il est donc possible que le problème réside en fait dans la datation de l'assaut du monastère car il ne fait aucun doute qu'à l'époque, Lejeune situait l'assaut au 1er février 1809 et affirmait que Lacoste y avait été mortellement blessé.

Sources[modifier | modifier le code]