André Brink

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André Brink

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André Brink à Lyon (juin 2007)

Activités professeur, écrivain
Naissance 29 mai 1935 (1935-05-29) (78 ans)
Vrede, État-Libre, Afrique du Sud

Œuvres principales

Une saison blanche et sèche, prix Médicis étranger 1980

André Brink est un écrivain sud-africain, né le 29 mai 1935 à Vrede, d'expressions afrikaans et anglaise. En 1980, il obtient le prix Médicis étranger pour son roman Une saison blanche et sèche.

Sommaire

Biographie[modifier]

Il est né dans une famille afrikaner descendant de colons boers, arrivés en Afrique depuis trois siècles. Son père était magistrat et sa mère institutrice.

Il effectue la première partie de ses études supérieures (1953-1959) à l'université de Potchefstroom (Afrique du Sud), où il obtient une licence, deux maîtrises (d'afrikaans et d'anglais) et un diplôme d'aptitude à l'enseignement.

Il poursuit ses études en littérature comparée en France (1959-1961), à Paris, à la Sorbonne, où il rencontre pour la première fois des étudiants noirs traités sur un pied d'égalité sociale avec les autres étudiants. Il prend alors conscience des effets néfastes de l'apartheid sur ses concitoyens noirs.

Il revient ensuite en Afrique du Sud, où il devient assistant, maître-assistant puis maître de conférences en littératures afrikaans et hollandaise, à l'université Rhodes à Grahamstown.

À l'occasion d'un second séjour en France, de 1967 à 1968, il durcit sa position contre la politique d'apartheid.

En 1975, il devient docteur ès lettres de l'université Rhodes, puis en 1985 docteur honoris causa ès lettres de l'université du Witwatersrand à Johannesburg.

De 1980, année où il obtient le prix Médicis, à 1990, il fut professeur d'anglais à Rhodes, et depuis 1991 est professeur d'anglais à l'université du Cap.

Distinctions[modifier]

Bibliographie[modifier]

André Brink ayant écrit la plupart de ses œuvres à la fois en afrikaans et en anglais, les deux titres originaux sont systématiquement mentionnés dans ces deux langues.

Romans et essais[modifier]

Traductions[modifier]

André Brink a traduit en afrikaans les auteurs suivants (entre autres) : Saint-Exupéry, Shakespeare, Cervantes, Lewis Carroll, Georges Simenon, Albert Camus, Marguerite Duras.

Adaptation cinématographique[modifier]

Citations[modifier]

  • Longtemps engagé dans la lutte anti-apartheid, André Brink est déçu par la politique menée depuis l'arrivée au pouvoir de la majorité noire : « Si je regarde certains politiciens, ils sont aussi arrogants que nos anciens responsables sous l'apartheid. Cette combinaison d'arrogance et d'idiotie est vraiment difficile à avaler, parce que c'est contre cet état d'esprit que nous nous étions tous mobilisés. La lutte contre l'apartheid, c'était la lutte contre un pouvoir aussi arrogant qu'oppressif. Personne ne se rend compte aujourd'hui que le pays n'a plus de temps à perdre. La fin de l'apartheid n'a rien changé à la vie quotidienne des Sud-Africains les plus pauvres. Quand je pense à tout cela, mes regrets ne me chagrinent plus. Ils me rendent furieux » [1].
  • Dans un article au vitriol publié dans le journal Libération du 24 juillet 2008, suite à l'assassinat de son neveu à son domicile, il s'en prend de nouveau aux gouvernants politiques d'Afrique du Sud et aux dirigeants de l'ANC, qu'il considère comme globalement incompétents, paranoïaques et corrompus, à quelques exceptions près et, tout en étant pessimiste pour l'avenir du pays, il réaffirme son droit et sa volonté de continuer à vivre en Afrique du Sud : « je partage avec d’autres, noirs, bruns, blancs, cet endroit de la terre où ma mère et mon père sont enterrés, et mes grands-parents, et leurs ancêtres, depuis des générations et des générations. Cela signifie que nous nous sommes assimilés par près de quatre siècles de vie sur ce continent, et qu’en retour nous avons assimilé ces siècles dans nos os et notre sang : les rythmes de sécheresse et d’inondation, les famines et l’abondance, les cruautés inhumaines et les meurtres et les privations, les rires et l’amour, la pitié et la générosité. Tout ceci a eu un prix, et nous l’avons payé parfois de mauvaise grâce ou même avec ressentiment, souvent avec joie et bonne volonté » [2].
  • Dans ses mémoires, Mes bifurcations (Actes Sud, Arles, 2010), André Brink assimile la politique israélienne à celle des nazis : « Quand j’y repense aujourd’hui, je ne peux écarter de mon esprit le souvenir des terribles vestiges de Dachau et d’Auschwitz : si Israël ne s’est jamais lancé dans un génocide de l’ampleur de l’Holocauste, le nettoyage ethnique que cette nation inflige aux Palestiniens équivaut, moralement, à une version lente et en mode mineur des camps de la mort. J’ai du mal à comprendre comment un peuple pour lequel il a été si difficile de se relever des horreurs de l’Holocauste peut ensuite infliger à d’autres ce qu’on lui a fait » [3].

Notes et références[modifier]

  1. Dans une chronologie du journal Le Monde, début 2007, intitulée « L'Afrique du Sud ou le rêve trahi »
  2. Ténèbres à midi, article d'André Brink traduit de l'anglais par Jean-Charles Burou, paru dans la journal français Libération le 24 juillet 2008
  3. Alain Gresh, André Brink, la Palestine et l’Holocauste

Liens externes[modifier]