André Boniface

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André Boniface

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Fiche d'identité
Naissance 14 août 1934
à Montfort-en-Chalosse (France)
Taille 1,79 m
Surnom Boni
Position centre, ailier
Carrière en senior
Période Équipe M (Pts)a
AS Montfort
US Dax
Stade montois
Carrière en équipe nationale
Période Équipe M (Pts)b
1954-1966 France 48 (44)

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.

André Boniface (dit Boni) est un ancien joueur de rugby, né le 14 août 1934 à Montfort-en-Chalosse (Landes). Il évoluait au poste de trois quarts centre ou à l'aile.

Il est le frère de Guy Boniface qui a fait aussi une brillante carrière de joueur de rugby international.

Carrière[modifier | modifier le code]

Joueur[modifier | modifier le code]

Joueur exceptionnel des lignes arrières, il a connu une carrière chaotique avec le XV de France, mais ce qui caractérise André Boniface, c'est l'amour particulier qui le liait à son frère Guy, et la religion qu'ils ont fait du jeu de ligne. À son grand physique et des qualités de vitesse indéniables, il ajoutait une grande dextérité acquise dès sa jeunesse dans des jeux où le jeu au pied était interdit. De plus, lors d'un match amical en 1952 avec l'US Dax (club où il resta quelques mois, après avoir débuté dans sa ville natale), il avait joué à 17 ans en côtoyant son idole, le Bayonnais Jean Dauger, qui lui avait prouvé l'importance du rôle de passeur... rôle qui lui assurera bientôt le surnom de Créateur d'essai.

Toujours lors de ce match amical de Dax, il est contacté par le Stade montois, qu'il rejoint l'année suivante. Dès sa première année, il perd une finale de championnat de France contre le FC Lourdes. Il intègre alors très tôt le XV de France, à 19 ans et demi lors du Tournoi des Cinq Nations 1954, jouant trois-quarts aile face à l'Angleterre à sa première sélection. Cette même année, il fait partie de l'équipe de France qui bat les All Blacks pour la première fois de son histoire, 3 à 0 à Colombes, essai de Jean Prat.

Lors de la saison 1957-1958, il est rejoint par son frère Guy au centre du Stade montois. Avec lui, il perd une nouvelle finale du Championnat de France en 1959 contre le Racing club de France. Lors des débuts de son frère Guy avec le XV de France en 1960, il est écarté une année. Ils obtiendront toutefois 16 sélections en commun ensuite, jusqu'à leur dernière sélection, toujours en commun en 1966, année maudite où une passe de Jean Gachassin à André, interceptée victorieusement pour son pays par le Gallois Stuart Watkins, exclut définitivement les deux frères Boniface de l'équipe de France.

Ils auront également remporté le Bouclier de Brennus contre l'US Dax de Pierre Albaladejo en 1963.

André était plutôt l'ascète, à l'hygiène de vie irréprochable, quittant toujours les entraînements le dernier. Il est le symbole du jeu d'attaque, du "french flair", le roi du cadrage-débordement et des passes croisées. L'essentiel, pour lui, c'était d'arriver à créer un décalage pour envoyer son ailier, souvent Christian Darrouy, à l'essai. Son frère Guy s'est surpassé à ses côtés, devenant son alter ego, avec des qualités de finisseur exceptionnelles. Il tint un commerce d'articles de sport pendant et après sa brillante carrière sur les terrains. Guy, quant à lui, dévorait la vie à pleine dents et possédait un bar dans la ville de Mont-de-Marsan.

Antoine Blondin a attribué aux « frères Boni », le premier usage de la passe croisée en ces termes : « La célèbre passe croisée, que les deux frères illustrèrent sur toutes les pelouses du monde et portèrent à sa plus ample perfection, était entre leurs mains la passe d'un croisé à l'autre. La Terre Sainte, ainsi appelle-t-on l'en-but adverse, n'était pas chez eux un vain mot »[1].

Entraineur[modifier | modifier le code]

Après la mort de Guy, le jour de l'An 1968 sur une route des Landes, André Boniface entraîna les jeunes du Stade montois, rejouant même au poste de demi d'ouverture pour remplacer Pierre Castaignède (le père de Thomas Castaignède), indisponible en raison d'une blessure pendant plusieurs mois.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Il fut Médaille d’or de la Jeunesse et des Sports en 2002, médaillé de l'Académie des sports en 1962, et depuis le 16 novembre 2005 il appartient désormais au club britannique très fermé du Temple international de la renommée du rugby à XV (Hall of Fame), lequel rassemble les plus grands noms du rugby mondial. La promotion 2005 comprend 10 noms : André Boniface, Naas Botha, John Eales, Grant Fox, Martin Johnson, Ian McGeechan, Francois Pienaar, Keith Wood, Dave Gallaher (1873-1917), Gwyn Nicholls (1874-1939).

Clubs[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

En équipe de France[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Un chapitre entier lui est consacré dans l'ouvrage Le rugby dans le sang, Spanghero, Pierre Albaladejo, Camberabero, Herrero, Boniface de Renaud de Labordery, éd. Calmann-Levy, 1968.
  • Le temps des Boni, de Denis Lalanne, éd. La Table Ronde, 2000, est entièrement consacré aux frères Boniface.
  • André Boniface a également préfacé Le mot de passe, livre des frères Camberabero, éd. Calmann-Lévy en 1971, et Cent ans de XV de France, éd. Midi Olympique en 2005.
  • Nous étions si heureux d'André Boniface préfacé par Jean Glavany, éd. La Table Ronde
  • Boni : Quelques rebonds de ma mémoire, de André Boniface et Jacques Verdier aux éditions Midi Olympique 2008


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Boniface, Nous étions si heureux... : Mémoires, Paris, La Table ronde, 283 p. (ISBN 2-7103-2853-4), p. 97


Liens externes[modifier | modifier le code]