András Pándy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Andràs Pàndy
Information
Surnom le Landru du Danube, le Petiot de Bruxelles, Vader blauwbaard (« Père Barbe bleu ») par la presse belge[1]
Naissance
Tchop (Tchécoslovaquie)
Décès (à 86 ans)
Bruges, Belgique
Condamnation 2002
Sentence Prison à perpétuité
Meurtres
Nombre de victimes 6+
Période - Juin 1989
Pays Belgique
États Molenbeek-Saint-Jean
Arrestation

András Pándy, né le à Tchop en Tchécoslovaquie, mort le à la prison de Bruges[2], est un pasteur d'origine hongroise, reconnu coupable avec sa fille de l'assassinat de six membres de sa famille.

Le cas, appelé L'affaire Pándy, fit grand bruit en Belgique et aux alentours.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en Tchécoslovaquie à Tchop (maintenant Ukraine), près de la frontière hongroise, András Pándy se marie en Hongrie le 17 septembre 1956 avec Ilona Sores. En décembre 1957, fuyant l'insurrection de Budapest, le couple quitte la Hongrie pour Bâle en Suisse, où András étudie la théologie[3]. Le à Ixelles, ils donnent naissance à une fille prénommée Agnès[4].

En 1959, le couple Pándy-Sores et leur fille viennent s'installer en Belgique, où le père exerce dans la région bruxelloise la charge de pasteur. Le , le couple donne naissance à Daniel et le à Zoltán. Le 20 novembre 1967, le couple divorce. En 1969, Andras Pandy commence une relation incestueuse avec sa fille Agnes. Le 7 mars 1979, Pándy épouse en seconde noce Edit Fintor déjà mère de trois filles, Timea Konczol (1964), Aniko Agh (1971) et Zsuzsanna Agh (1972) qu'Andras Pandy adopte et fait rebaptiser avec les prénoms de Timea, Tunde et Andrea. En 1980 et 1981, le couple a deux enfants, Andras Aron et Marianna Reka. Le , un garçon naît des relations qu'entretient András Pándy avec sa belle-fille Timea alors que pendant la grossesse de sa fille, Edit Fintor a simulé une grossesse, gardant un coussin sous ses vêtements ; l'enfant est prénommé Mark. Cette naissance illégitime serait l'un des principaux éléments déclencheurs de la série d'assassinats [4].

L'affaire criminelle[modifier | modifier le code]

À l'époque des faits, entre 1985/1986 et 1989, Pándy était domicilié à Molenbeek-Saint-Jean dans le vieux quartier appelé le « Coin du diable » alors que sa fille Timea a fui au Canada avec Mark, âgé de deux ans[4].

L'affaire commence lorsqu'il y a un signalement en 1992 par Agnès sur la disparition des deux épouses successives et de quatre des enfants Pándy, András ayant camouflé les meurtres en se faisant envoyer des cartes postales de l'étranger pour faire croire que ses victimes étaient en vie ou engageant lors d'un voyage en Hongrie des acteurs qu'il faisait passer pour ses enfants[5].

Après enquête au sujet de ces disparitions inquiétantes, on procède à l'arrestation de Pándy le et un mois plus tard, le 20 novembre, à celle de sa fille aînée Agnès, laquelle avouera les crimes[6].

La chronologie des assassinats serait la suivante : d'abord Andrea (tuée par András), Edit (tuée à coups de marteau par Agnès le ), Ilona Sores et Daniel (tous deux tués par balle par Agnès le ), Zoltán (tué par András le ), Tünde (tuée en juin 1989)[4].

Procès[modifier | modifier le code]

À l'issue d'un procès qui eut lieu en 2002, la justice belge reconnaît le pasteur comme l'auteur des 6 assassinats. On lui impute en outre une tentative d'assassinat (sur la personne de Timea), et le viol de sa fille aînée et de deux de ses belles-filles. Il est condamné le 6 mars 2002 à la réclusion à perpétuité[4].

Agnès Pándy, sa fille aînée, est quant à elle reconnue coupable de 5 assassinats et de la tentative d'assassinat. Elle a été condamnée à 21 ans de prison.

Après quelque 13 années d'emprisonnement, pendant lesquelles elle a eu un cancer du sein, Agnés Pándy a finalement été libérée au mois de juin 2010. Elle a été recueillie dans un couvent de la région de Bruges en Belgique.

Points obscurs[modifier | modifier le code]

Aucun des corps des victimes n'a pu être retrouvé ; selon la police, ils auraient, après avoir été découpés en morceaux à la scie, été dissous dans de l'acide ou déposés dans des sacs plastiques près des abattoirs d'Anderlecht[4].

En revanche, des ossements humains ont été découverts dans la cave du pasteur après l'arrestation de celui-ci ; ces ossements appartiendraient, selon les tests qui furent effectués, à plus d'une dizaine de jeunes femmes mais à aucune des victimes reconnues[5].

On a également découvert chez Pándy des caches, dont certaines renfermaient des armes à feu.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (id) Hermawan Aksan, Jejak pembunuh berantai, Grafindo Media Pratama,‎ 2008, p. 207
  2. http://www.standaard.be/cnt/dmf20131223_00900935
  3. (en) William Webb, Til Murder Do Us Part, Absolute Crime,‎ 2013, p. 121
  4. a, b, c, d, e et f « Biographie d'Andras Pandy », sur L'Avenir,‎
  5. a et b (en) Michael Newton, The Encyclopedia of Serial Killers, Infobase Publishing,‎ 2006, p. 205
  6. « Le tueur en série Andras Pandy est décédé », sur sudinfo.be,‎

Documentaires télévisés[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]