Andilly (Val-d'Oise)
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| Andilly | ||
La Mairie d'Andilly |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Val-d'Oise | |
| Arrondissement | Sarcelles | |
| Canton | Canton de Soisy-sous-Montmorency | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de la Vallée de Montmorency | |
| Maire Mandat |
Daniel Fargeot 2008-2014 |
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| Code postal | 95580 | |
| Code commune | 95014 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Andilloises, Andillois | |
| Population municipale |
2 524 hab. (2010) | |
| Densité | 925 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 120 m (min. : 63 m) (max. : 180 m) | |
| Superficie | 2,73 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.ville-andilly-95.fr | |
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Andilly est une commune française située dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Andillois(es).
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune a gardé un aspect villageois, malgré la proximité de Paris, à moins de 20 kilomètres au sud. Situé à flanc de coteau dominant la vallée de Montmorency et la capitale, le village est couronné par la forêt de Montmorency. Elle est limitrophe de Montmorency, Soisy-sous-Montmorency, Eaubonne, Margency et Montlignon.
Hydrographie [modifier]
Le territoire communal est traversé par un petit cours d'eau : le ruisseau d'Andilly.
D'une longueur de 3,2 kilomètres, il naît au centre de la commune à hauteur du village et se jette dans le ru d'Enghien, affluent du lac d'Enghien puis de la Seine, après avoir traversé le sud de la commune et le territoire de Soisy-sous-Montmorency, en souterrain pour l'essentiel. Il alimente une petite pièce d'eau à la limite d'Andilly et Soisy[2].
La commune est alimentée en eau par la station de traitement de Méry-sur-Oise, gérée par la société Veolia Environnement. L'eau potable à Montmorency est de très bonne qualité bactériologique, contenant peu de nitrates, étant peu fluorée et devenue relativement peu calcaire depuis la mise en place de la nanofiltration en 1999 à l'usine de distribution[3]. L'eau distribuée est d'origine superficielle, provenant de la filtration des eaux de l'Oise[4],[5].
Voies de communication et transports [modifier]
Les voies les plus importantes qui traversent la commune sont trois routes départementales.
La route départementale 144 relie Montmorency à Saint-Leu-la-Forêt. Elle traverse la partie méridionale de la commune et se poursuit vers l'ouest à travers Margency et le nord de la vallée de Montmorency.
La route départementale 109 relie Argenteuil à Soisy puis devient la D 109 prolongée jusqu'au nord d'Andilly sur le plateau des Champeaux où elle rejoint la D 124e, antenne de la route départementale 124 reliant Montmorency à Domont. La D 109p traverse la commune dans toute sa longueur du sud au nord, à partir de la limite avec Soisy-sous-Montmorency.
Ces différentes infrastructures terrestres ont un impact assez limité en termes de pollution sonore selon la réglementation[6]. Les principales voies routières sont classées de catégorie 4, de niveau modéré, seule une section de la D 124 au nord, en zone non bâtie, est classée de catégorie 3, de nuisance moyenne. Le centre du village est hors classement, voyant transiter moins de cinq-mille véhicules par jour, seuil minimal de classification[7].
Aucune gare ne dessert la commune. Des lignes de bus des TVO (réseau « Valmy ») permettent de relier la commune aux gares les plus proches : 10 vers les gares du Champ de courses d'Enghien et d'Ermont-Eaubonne, 11 vers les gares d'Enghien-les-Bains et d'Épinay-sur-Seine, auxquelles il faut ajouter la ligne 16 qui relie les hôpitaux d'Eaubonne et de Montmorency.
La commune se situe dans l'axe des pistes de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, situé à une quinzaine de kilomètres à l'est, dont les avions en survol provoquent d'importantes nuisances acoustiques comme dans la quasi-totalité des communes du sud du Val-d'Oise.
Climat [modifier]
Andilly comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. Il se différencie du climat de Paris intra-muros par un écart de température de quelques degrés, particulièrement notable au lever du jour, et qui a tendance à s'accentuer au fil des années. Cet écart, de 2° en moyenne mais qui peut atteindre 8° par une nuit claire et un vent faible, s'explique par la densité urbaine qui augmente la température au cœur de l'agglomération. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +4 °C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière)[8].
| Mois | Janv | Fév | Mars | Avr | Mai | Juin | Juil | Août | Sept | Oct | Nov | Déc | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures maximales moyennes (°C) | 6 | 7 | 11 | 14 | 18 | 21 | 24 | 24 | 21 | 15 | 9 | 7 | 14,8 |
| Températures minimales moyennes (°C) | 1 | 1 | 3 | 6 | 9 | 12 | 14 | 14 | 11 | 8 | 4 | 2 | 7,1 |
| Températures moyennes (°C) | 4 | 4 | 7 | 10 | 14 | 17 | 19 | 19 | 16 | 12 | 7 | 5 | 11,2 |
| Source : Climatologie mensuelle - Aéroport de Roissy, France[9] | |||||||||||||
Histoire [modifier]
Le nom d'Andilly provient peut-être de l'anthroponyme gallo-romain Andillius et du suffixe gallo-romain -acum qui signifie "domaine de". Homonymie avec Andillac et peut-être aussi avec Andely.
Le nom du village apparaît pour la première fois dans l'histoire dans un acte mentionnant le seigneur du lieu, Baudoin d'Andiliacum. Le fief fut acquis au XVIe siècle par Antoine Arnauld, avocat général au Parlement de Paris et docteur en théologie à la Sorbonne. Son fils Robert Arnauld d'Andilly fut un des fondateurs du jansénisme, persécuté par Louis XIV. Le village accueillit sous la Restauration Mme de Duras, l'auteur d'« Ourika » et amie de Chateaubriand qu'elle hébergea.
Le village, éloigné des grandes voies de communications et de toute gare est resté agricole jusque dans les années 1960, période à laquelle il connut comme les villages voisins une urbanisation essentiellement pavillonnaire. Une zone d'activité, dite des "Cures", a été créée au sud de la commune, en limite de Soisy-sous-Montmorency.
Héraldique [modifier]
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Les armes d'Andilly se blasonnent ainsi : D'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux palmes adossées du même et en pointe d'une montagne de six coupeaux aussi d'or. |
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 2 524 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Sport [modifier]
Un centre nautique a été construit en limite d'Andilly et de Soisy-sous-Montmorency. Il comprend trois bassins (un bassin de compétition de 25 m à 8 couloirs, un bassin de perfectionnement et un d'initiation et un « espace forme »). Les travaux ont été lancés en 2010. Le coût du bâtiment est évalué à 11,5 millions d'euros, et a été notamment financé dans le cadre d'un contrat de territoire passé avec l'État, le Département et la Région.
La mise en service de l'équipement a été réalisée mi-2011[12].
Administration [modifier]
Andilly fait partie de la juridiction d’instance de Montmorency, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[13],[14].
Économie [modifier]
Une zone d'activités se situe au sud de la commune, à la limite de Soisy-sous-Montmorency et Eaubonne.
D'après le numéro de fin 2009 du magazine Capital, 5,6 % de contribuables au-dessus de 97 500 € de revenus annuels après abattement, avec des revenus annuels moyens de 292 407 € habiteraient Andilly, la plaçant à la vingt-deuxième place du palmarès national des villes préférées des gros salaires (établi d’après les statistiques de l’impôt sur le revenu 2008), derrière le XVIe arrondissement de Paris, Neuilly-sur-Seine, Le Vésinet, Ramatuelle, mais devant Saint-Tropez. La ville abriterait ainsi des professions libérales aisées et des chefs d'entreprises[16].
Lieux et monuments [modifier]
Monument historique [modifier]
Andilly ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.
- Colombier, 7 rue Charles-de-Gaulle (inscrit monument historique par arrêté du 25 mai 1988[17]) : Il représente le seul vestige du château de la famille Arnauld. De forme cylindrique, il comporte une colonne centrale en pierre ; la paroi intérieure est divisée en niches à pigeons (ou boulins) en argile. Les façades sont dépourvues d'ornementations, à l'exception d'une double rangée de moulures toriques en haut du mur. Le toit en poivrière est couronné par un clocheton[18].
Autres éléments du patrimoine [modifier]
- Église Saint-Médard, place Finot : Financée par le seigneur local, elle fut bâtie à partir de 1719 à l'emplacement d'un édifice antérieur du XVIe siècle. De style classique, elle est couverte d'un toit à deux croupes, avec un fronton triangulaire surmontant la partie centrale de la façade occidentale. Une baie plein cintre est percée au-dessus du portail en anse de panier. Le clocher-tour latéral se dresse devant l'angle sud-ouest de la façade. La nef est flanquée de deux collatéraux et se termine par un chœur en hémicycle. Un transept sous la forme de deux chapelles latérales se faisant face complète l'édifice. Il abrite une Vierge à l'Enfant du XVIIe siècle. La cloche en bronze date de 1783[18],[19].
- Château de Belmont, 4 rue Aristide-Briand : Il a été édifié à la fin du XVIe siècle et largement remanié depuis. Quand il sert de résidence à la duchesse de Duras entre 1817 et 1824, François-René de Chateaubriand y séjourne plusieurs fois. Ensuite, le château est vendu à Talleyrand, qui y installe sa nièce et maîtresse, Dorothée de Courlande. À la fin du XXe siècle, le château est occupé par le père d'Edmond Rostand. Ce n'est que par la suite que l'étage en comble brisé est ajouté[18]. Laissé à l'abandon pendant plus de six ans, il est devenu hôtel de luxe, puis a récemment été restauré et transformé en appartements de standing puis en centre de cures.
- Château du Gaz, rue Aristide-Briand : Appelé ainsi car devenu maison de retraite des employés de Gaz de France, il fut bâti par le financier Rodocanachi dans la seconde moitié du XIXe siècle. Après la Seconde Guerre mondiale, le château sert un temps d'orphelinat. Son style avec alternance de la brique rouge et de la pierre de taille pour les chaînages et ornementations est caractéristique du Second Empire, mais le château se distingue par les deux pavillons polygonaux qui le flanquent à deux angles. L'un est couvert par une coupole[18].
- « La terrasse », route de la Croix-Blanche : Ce terrain communal planté de châtaigniers centenaires offre un très beau panorama sur Paris et la banlieue Nord.
- Fort de Montlignon, au nord-est du village, à cheval sur la commune d'Andilly : Bâti entre 1874 et 1879 sous la direction du futur maréchal Joffre, il était destiné, avec les forts de Domont et de Montmorency, à assurer la défense nord de Paris, renforcée par la batterie de Blémur à Domont, en forêt de Montmorency. Eugène Villetel, entrepreneur à Montmorency, obtint le marché de la construction du fort. D'un coût de 2 439 546 francs, il pouvait abriter une garnison théorique 794 hommes[18]. Il est occupé aujourd'hui par le Centre National de Tir de la Police Nationale.
Le plateau d'Andilly, d'une surface de 93 hectares et constitué d'anciennes carrières et briquetteries, a été progressivement acquis par l'agence régionale des espaces verts d'Île-de-France afin d'empêcher son lotissement et maintenir son rôle d'espace naturel.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Robert Arnauld d'Andilly (1589-1674) a obtenu la seigneurie à son mariage en 1613. Il la revendit mais en porta le nom toute sa vie.
- Claire Louisa Rose Bonne, duchesse de Duras (1777-1828), écrivaine, fut propriétaire du château de Belmont entre 1817 et 1824.
- Dorothée de Courlande (1793-1862), la duchesse de Dino, habite le château de Belmont à partir de 1824, mis à sa disposition par Talleyrand.
- Talleyrand, Chateaubriand et Stendhal ont séjourné à Andilly.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Communes limitrophes d'Andilly sur Géoportail.
- SANDRE - Cours d'eau : ruisseau d'Andilly
- Site de la DDASS95
- Voir l'Atlas de l'eau en Val d'Oise
- SEDIF - Méry-sur-Oise
- Prévention du bruit des infrastructures de transports terrestres - Législation et réglementation
- Classement sonore des infrastructures terrestres du Val-d'Oise
- Météo France - Climatologie
- L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle distant de 15 kilomètres à l'est en plaine constitue la station de référence pour le département du Val-d'Oise.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Rapport d'activité 2005 de la CAVAM
- Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
- Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
- Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires (doc pdf)
- Andilly, nouvel eldorado des riches, Le Parisien, 22 décembre 2009. Consulté le 22 décembre 2009
- Notice no PA00079976, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Amélie Marty et Toussainte Bendiba, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Andilly », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II, octobre 1999, p. 829-830 (ISBN 2-84234-056-6).
- Mathieu Lours, « Andilly - Saint-Médard », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France, 2008, p. 36-37 (ISBN 9782953155402).
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Jean-Marie Vijoux, À la découverte d'Andilly, Corlet éditions, ISBN 2-913328-07-5, 2000, 120 pages.
