And death shall have no dominion

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And death shall have no dominion est un poème du poète gallois Dylan Thomas.

Le 10 septembre 1936, deux ans après la publication de son premier recueil de poèmes, on publie Twenty-Five Poems. Ce recueil révèle la philosophie personnelle de Thomas concernant la religion et la nature ; on y trouve And death shall have no dominion. Il fut aussi publié dans le magazine New English Weekly en mars 1933.

Très connu dans les pays anglophones, il est enseigné à l'école et est incorporé aux films (dont Solaris et Le Poids de l'eau).

And death shall have no dominion[modifier | modifier le code]

And death shall have no dominion.
Dead men naked they shall be one
With the man in the wind and the west moon;
When their bones are picked clean and the clean bones gone,
They shall have stars at elbow and foot;
Though they go mad they shall be sane,
Though they sink through the sea they shall rise again;
Though lovers be lost love shall not;
And death shall have no dominion.
And death shall have no dominion.
Under the windings of the sea
They lying long shall not die windily;
Twisting on racks when sinews give way,
Strapped to a wheel, yet they shall not break;
Faith in their hands shall snap in two,
And the unicorn evils run them through;
Split all ends up they shan't crack;
And death shall have no dominion.
And death shall have no dominion.
No more may gulls cry at their ears
Or waves break loud on the seashores;
Where blew a flower may a flower no more
Lift its head to the blows of the rain;
Though they be mad and dead as nails,
Heads of the characters hammer through daisies;
Break in the sun till the sun breaks down,
And death shall have no dominion.

Proposition de traduction[modifier | modifier le code]

Et la mort n'aura pas d'empire.
Les morts nus feront foule
Avec l’homme dans le vent et la lune rousse;
Quand leurs os blanchiront et leurs os blancs partiront,
Ils auront des étoiles au coude et au pied;
Même s'ils sont fous, ils seront sains d’esprit,
Même s'ils sont perdus en mer, ils reviendront;
Les amoureux seront égarés mais l’amour restera;
Et la mort n'aura pas d'empire.
Et la mort n'aura pas d'empire.
Sous les rouleaux de la mer
Ils demeureront à l'abri de la tourmente;
Torturés pour que lâchent leurs nerfs,
Attachés à une roue, ils ne cèderont pas;
La foi en leurs mains éclatera,
Et les diables cornus les piétineront;
Écartelés de toute éternité, ils ne céderont pas;
Et la mort n'aura pas d'empire.
Et la mort n'aura pas d'empire.
Plus aucun cri de mouette à leurs oreilles
Ou le déferlement des vagues sur les rivages;
Où la fleur s'épanouit peut-être qu'aucune fleur
Ne lèvera son front aux coups de la pluie;
Bien qu’ils soient fous et raides comme des clous,
Leurs têtes laboureront les champs de marguerites;
Brisés par le soleil jusqu’à ce que le soleil se brise,
Et la mort n'aura pas d'empire.

Annexes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]