Anahata

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Anāhata (sanskrit selon IAST signifiant « non frappé »)[1] est le quatrième cakra majeur suivant le tantrisme hindou et plus particulièrement du Haṭhayoga. Son nom se réfère au concept védique d'un son non humain, le son du royaume céleste.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le kshetram d'anāhata cakra se situe au niveau du plexus solaire, entre les deux poumons. Sa place réelle est à cette hauteur mais plus au niveau de la colonne vertébrale.

Représentation[modifier | modifier le code]

Sa représentation est un lotus à douze pétales de couleur bleue. D'après certains, un autre cakra à douze pétales aussi, est situé dans le muscle cardiaque, plus à gauche physiquement; elle serait verte. Deux triangles entrelacés représentent les deux forces l'une masculine, l'autre féminine, qui s'entrecroisent au niveau de ce confluent énergétique; certains swamis parlent de la déesse Shakti et du dieu Shiva; ils seraient à la base de la kundalini; cependant Kali et Isha sont les divinités associées à anahata. Il faut rappeler qu'à chaque cakra majeur, les deux forces se rencontrent. Une flamme éternelle est au centre de anāhata, elle symbolise l'âme individuelle, mais aussi rappelle le feu du chakra du dessous, manipura. L'animal associé est une antilope, rapide et légère.

Anahata chakra en dessins[modifier | modifier le code]

Bija mantra[modifier | modifier le code]

La mantra d'éveil de ce cakra est: "yam". Sur chacun des douze pétales, une syllabe sanskrite propre est attribuée, ce sont: kam, kham, gam, gham, ngam, cham, chham, jam, jham, nyam, tam et tham.

Fonction[modifier | modifier le code]

Anāhata cakra est le centre de la compassion. C'est le cakra de la charité sans égoïsme. Les actes désintéressés qui contrent la nature basse, notamment due à l'inertie et à la possession personnelle (les tamas et les rajas), sont créés grâce à anāhata cakra. Son élément est l'air. Son sens est le toucher [2] (tvak associé à sparśa); les organes liés: la peau et, les mains.

Pratique d'éveil[modifier | modifier le code]

De nombreux āsana issus du haṭha yoga cherchent à éveiller anāhata cakra.

Comparaison avec les autres religions[modifier | modifier le code]

  • Dans le bouddhisme tibétain, au niveau de la région du cœur est située une roue blanche à 8 pétales. Elle se divise en trois autres roues [3].
  • Dans le qigong, la roue médiane se situe au niveau d'anahata chakra. C'est un des trois dantians qui transforme l'énergie en force spirituelle.
  • Dans la kabbale, le sephirah central, Tiphereth, est associé avec la région du cœur [4].

Source[modifier | modifier le code]

  • Swami Satyananda Saraswati, Kundalini Tantra, publié en France chez éditions Swam, édition de 2005, pages 204 et suivantes, (ISBN 9782950338976).
  • Swami Satayananda Saraswati, Asana, Pranayama, Mudra, Bandha chez Swam éditions.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The Sanskrit Heritage Dictionary de Gérard Huet.
  2. ibid
  3. Geshe Kelsang Gyatso. Tantric Grounds and Paths
  4. Dion Fortune, The Mystical Qabalah