Anadolu

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L'Anadolu est une race de poney turque, dont l'origine remonte à environ 1000 ans. Ils sont réputés pour leur endurance, leur vigueur et leur hardiesse. Ils présentent de nombreuses différences de conformation selon leur région d'origine exacte, et les croisements dont ils ont été l'objet. C'est la race chevaline la plus nombreuse en Turquie, mais elle est très rare en dehors de ce pays.

Étymologie et terminologie[modifier | modifier le code]

Anadolu peut être traduit par « Turc d'Asie ». Quelques spécialistes nomment ce poney de petite taille le « poney turc natif »[1], l'« anatolien natif » ou encore « le Turc », mais deux professeurs, Salahattin Batu et Nurettin Aral, ont établi une distinction de types entre les chevaux d'Anatolie comme l'Anadolu, et ceux de l'Est et du sud-est[2]. La dénomination Anadolu Yerli[3], ou Yerli tout court, existe aussi[4].

Ana : mère Dolu : rempli

Anadolu, utilisé lors de la guerre, les mères remplissaient les verres des soldats !

Histoire[modifier | modifier le code]

Le cheval mongol a vraisemblablement influencé la race.

Connu depuis 1000 ans, le poney Anadolu est le descendant de nombreux chevaux de Turquie appelés les « chevaux anatoliens ». Il est le fruit de croisements fréquents avec des chevaux de passage entre l'Asie et l'Europe à toutes les époques. Un grand nombre de chevaux mongols ont probablement influencé les petits animaux anatoliens. Il descend du reste de ces croisements entre des races comme le Turkoman, l'Arabe, les chevaux perses, le Karabakh, l'Akhal-Teke, le Kabardin, le Deliboz et les anciennes races chevalines d'Anatolie[2], montrant notamment l'influence des chevaux orientaux sur son modèle.

Au milieu des années 1900, plusieurs tests sont effectués sur ces poneys, montrant que ceux qui sont élevés dans le nord et le nord-est de la Turquie sont plus influencés par les croisements, alors que les poneys du sud et du sud-ouest de la Turquie forment la race la plus pure, les études ADN démontrant leur étroite parenté avec l'ancienne race d'Anatolie et les chevaux turkmènes.

Description[modifier | modifier le code]

L'apparence peut varier entre les différents poneys et l'orientation des éleveurs locaux, mais montre toujours l'influence arabe de manière assez évidente. La taille est peu élevée, de 1,20 m à 1,30 m environ, elle n'excède en principe pas 1,35 m. La petite tête montre un certain raffinement, avec un profil concave. Elle peut aussi être convexe de profil avec des traits primitifs, mais la bouche est toujours petite, avec des naseaux ouverts et mobiles. Elle est également assez faible par rapport au reste du corps, avec petit museau et de grands naseaux ouverts. Le garrot est peu sorti, la poitrine étroite et la croupe inclinée[2]. Les marques primitives sont fréquentes dans la robe, notamment la raie de mulet et les zébrures sur les membres[5].

Ces défauts de conformation n'empêchent pas l'Anadolu de posséder une grande force, une bonne vitesse d’exécution et une endurance à toutes épreuves, tout en étant habitué à vivre dans des conditions pauvres[2]. Un type spécifique est appelé « Araba », quand il est utilisé pour la pratique de l'attelage araba.

Utilisations[modifier | modifier le code]

Il est monté pour l'équitation et employé comme poney de bât ou pour la traction. Grâce à sa grande rusticité, il est populaire en particulier pour la traction Araba, mot turc désignant la « charrette à cheval avec des roues ». Le poney spécialisé dans l'Araba est très fort malgré sa petite taille, pouvant tirer jusqu'à une tonne[5]. Cette race a notamment participé à la formation du Malakan, l'unique cheval de trait de Turquie[6].

Diffusion de l'élevage[modifier | modifier le code]

Il est commun dans toute la Turquie, avec approximativement 930 000 têtes en 2007[2]. En 1974, leur nombre était estimé à un million environ[7]. Il existe un T-Shirt à l'effigie de ce poney[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en), R. O. Parker, Equine Science, édition 2, Cengage Learning, 2003, (ISBN 0766835316 et 9780766835313), p. 69
  2. a, b, c, d et e Hendricks et Dent 2007, p. 27
  3. (en) V. Porter et I. L. Mason, A World Dictionary of Livestock Breeds, Types, and Varieties, CABI Publishing Series, 2002, (ISBN 085199430X et 9780851994307), p. 164
  4. (tr) Yayinlari, numéros 9 à 10, Ankara Üniversitesi. Ziraat Fakültesi, 1949
  5. a et b Edwards
  6. Hendricks et Dent 2007, p. 267
  7. (en) Horses of the world, 1974, p. 182
  8. (en) « I love my Anadolu Pony »

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Bonnie L. Hendricks et Anthony A. Dent, « Anadolu », dans International Encyclopedia of Horse Breeds, University of Oklahoma Press,‎ 2007, 486 p. (ISBN 080613884X et 9780806138848)
  • (sv) Elwyn Hartley Edwards, Bonniers stora hästlexikon