An-Nisa

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4e sourate du Coran
Les Femmes
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Informations sur cette sourate
Titre original سورة النساء, An-Nisa
Titre français Les Femmes
Ordre traditionnel 4e sourate
Ordre chronologique 92e sourate
Période de proclamation Période médinoise
Nombre de versets (ayat) 176
Ordre traditionnel
Précédent Sourate 3 : la famille d'Al-Imran (Al-Imran) Sourate 5 : La table (Al-Ma'ida) Suivant
Ordre chronologique
Précédent Sourate 60: L’Éprouvée (Al-Mumtahina) Sourate 99 : La secousse (Al-Zalzala) Suivant


An-Nisa (arabe :سورة النساء, français : "Les Femmes") est le nom traditionnellement donné à la 4e sourate du Coran, le livre sacré de l'Islam. Elle comporte 176 versets. Rédigée en arabe comme l'ensemble de l'œuvre religieuse, elle fut proclamée durant la période médinoise.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Bien que ne faisant pas directement partie de la proclamation, la tradition musulmane a donné comme nom à cette sourate Les Femmes, en référence au contenu du verset 3 [1].

Période de proclamation[modifier | modifier le code]

Cette sourate a été proclamée pendant la période médinoise, c'est à dire schématiquement durant la seconde partie de l'histoire de Mahomet après avoir quitté La Mecque. Les sourates de la période médinoise traitent en général de l'aspect social de l'homme.

Frise chronologique présentant les différentes étapes de la proclamation du Coran.
Frise chronologique présentant les différentes étapes de la proclamation du Coran.

Placement dans le chronologie des proclamations[modifier | modifier le code]

Le Coran est constitué de 114 sourates de longueurs inégales : la plus courte contient 3 versets (ayat) et la plus longue 286. Elles sont présentées dans un ordre de longueur assez sensiblement décroissant, et non dans l'ordre chronologique des révélations.

Les savants musulmans s'accordent pour dire que cette sourate occupe la 92e place dans l'ordre chronologique[2][3].

Résumé[modifier | modifier le code]

Comme son nom l'indique, cette sourate traite de façon détaillée du droit des femmes (comme les règles de partage de l'héritage, ainsi que la polygamie) ainsi que d’autres aspects du droit coranique comme l’aumône, la consommation de l’alcool :

« Ô croyants ! Ne priez point lorsque vous êtes dans l’ivresse ; attendez que vous puissiez comprendre ce que vous proférez. »

— Verset 43 de la sourate Les Femmes, traduction de Savary disponible sur Wikisource

Interprétations[modifier | modifier le code]

Plusieurs interprétations s'opposent concernant le caractère de cette proclamation, tant à l'intérieur de l'Islam qu'à son extérieur. Il existe des différences d'appréciations sur le fond ("Est-ce que la position du Coran sur l'égalité entre homme et femme peut être résumée par ce verset?") que sur la forme ("Est-ce que ce verset est moralement acceptable?").

Schématiquement, les courants traditionalistes musulmans vont estimer que ces versets peuvent être lus et compris sans contextualisation particulière et revendiquent un statut différent, parfois non égalitaire, de l'homme et de la femme dans l'Islam. En revanche, les courants qualifiés de progressistes portant un islam dit libéral ainsi que les mouvements féministes musulmans[4], insistent sur la nécessité de contextualiser ce verset et de le considérer comme l'une des briques des rapports entre homme et femme qui, prises dans leur ensemble, ramènent à une égalité entre les deux sexes dans l'Islam[5].

Les mouvements islamophobes ou simplement critiques envers l'Islam retiennent généralement la lecture non égalitaire des traditionalistes qui justifient, selon eux, les craintes à avoir concernant l'Islam et certaines de ses valeurs. Certains mouvement féministes laïcs partagent cette vision sans toutefois apporter une appréciation aussi généraliste sur l'Islam que les mouvements islamophobes.

Concernant la consommation d'alcool, la très grande majorité des musulmans considère que sa consommation est interdite mais il existe toutefois quelques voix dissonantes comme celle de Comme Hartmut Bobzin qui retient que "l’interdiction de l’alcool dans l'islam ne fut pas telle au début. La sourate 16 considère de même le vin et le miel comme des dons d'Allah."[6]

Hadiths liés à cette sourate[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, France, Robert Laffont,‎ , 625 p. (ISBN 2221069641)
  2. Organisation chronologique des sourates
  3. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, France, Robert Laffont,‎ , 625 p. (ISBN 2221069641)
  4. Article sur Salte.fr
  5. Existe-t-il un féminisme musulman?, livre issu d'un colloque à Paris, septembre 2006, organisé par la Commission Islam et laïcité de la Ligue des droits de l'homme (LDH), en collaboration avec l'UNESCO. En-ligne, p. 7 (fr)
  6. Der Koran. Eine Einführung, 2004.