Amy Brown (1783-1876)

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Amy Brown

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait d’Amy Brown, d’un artiste inconnu.

Biographie
Naissance 8 avril 1783
Maidstone (Grande-Bretagne)
Décès 7 mai 1876 (à 93 ans)
Château de La Contrie
Couffé (Loire-Atlantique, France)
Conjoint M. Freeman
Liaison Charles-Ferdinand d’Artois
duc de Berry

Amy Brown, née le 8 avril 1783 à Maidstone (comté de Kent, Royaume-Uni) et décédée le 7 mai 1876 au château de La Contrie à Couffé (Loire-Atlantique, France), est une maîtresse (et peut-être une épouse morganatique) du duc de Berry, fils du comte d’Artois (futur Charles X).

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et mariage[modifier | modifier le code]

Amy Brown naît le 8 avril 1783 à Maidstone, dans le comté de Kent, dans une famille britannique protestante. Issue du mariage de John Brown (c.1772-1824), un pasteur anglican appartenant à la noblesse écossaise[1], et de Marie Anne Deacon, la petite Amy partage son enfance avec ses frères et sœurs, dont la plupart meurent en bas-âge[2].

En 1809, Amy se marie à un certain Freeman, avec qui elle avait eu un enfant dénommé John, né le 5 décembre 1804. Ce dernier se marie ensuite à Sophie de Blonay, une jeune aristocrate française.

Rencontre avec le duc de Berry[modifier | modifier le code]

Mesdemoiselles d’Issoudun et de Vierzon : Charlotte, comtesse d’Issoudun (à gauche) et sa sœur Louise, comtesse de Vierzon (à droite)

D’un charme et d’une beauté qui lui donnent un éclat resplendissant, Amy rencontre le duc de Berry à Londres, en 1804, alors qu’elle n’a que vingt-quatre ans[2]. Exilé depuis 1789, le neveu de Louis XVI a trouvé refuge au Royaume-Uni en 1801. Des sources évoquent le possible mariage entre le duc et Amy, en 1806. Célébré par le père — protestant — de cette dernière, le mariage serait resté secret et la famille royale n’en aurait pas été informée. De cette probable union, deux filles sont nées : Charlotte, comtesse d’Issoudun et Louise, comtesse de Vierzon.

Lorsque Napoléon abdique le 6 juin 1814, le duc de Berry retourne en France avec ses deux filles. Cependant, pour des raisons politiques, Charles-Ferdinand est contraint de se séparer d’Amy. Son mariage, s’il a bien eu lieu, est déclaré invalide et le rapport d’Amy avec le duc passe de celui d’épouse à celui de simple maîtresse.

En 1816, le duc de Berry épouse la princesse des Deux-Siciles Marie-Caroline de Bourbon, avec qui il a quatre enfants. Deux d’entre eux meurent en bas-âge mais les deux autres atteignent l’âge adulte : Henri (1820-1883), prétendant au trône de France, et Louise (1819-1864), épouse de Charles III de Parme.

Assassiné à l’âge de 42 ans, le duc de Berry meurt le 14 février 1820 d’un coup de poignard de Louvel, un ouvrier sellier qui désirait « éteindre la race des Bourbons ». Sur son lit de mort, le duc de Berry demande à voir Amy et ses filles, et donne à son épouse, qui adopte par la suite les deux enfants, la responsabilité de prendre soin de celle-ci.

Résidant au château de La Contrie, en France, Amy Brown meurt le 7 mai 1876.

Descendance[modifier | modifier le code]

D’avec Monsieur Freeman :

  • John Freeman (5 décembre 1804 — 26 août 1866), qui épouse Sophie de Blonay. Il est l’ancêtre des Freeman de Bourbon, qui ont prétendu au trône de France en revendiquant une filiation avec le duc de Berry.

D’avec Charles-Ferdinand d’Artois, duc de Berry :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) David Skuy, Assassination, power, and miracles: France and the Royalist reaction of 1820, Montréal, McGill-Queen’s University Press, 2003.
  • (fr) Jean-Jacques Boucher, Charles-Ferdinand d’Artois, Duc de Berry, Paris, Fernand Lanore, 2000.
  • (fr) André Castelot, La Duchesse de Berry, Paris, Perrin, 1996.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) David Skuy, Assassination, politics, and miracles: France and the royalist reaction of 1820, Montréal, McGill-Queen’s University Press, 2003 (ISBN 0-7735-2457-6).
  2. a et b Jean-Jacques Boucher, Charles Ferdinand d’Artois, duc de Berry, Paris, F. Lanore, 2000 (ISBN 2-85157-194-X).
  3. a et b Titres octroyés le 10 juin 1820 par Louis XVIII.
  4. « BB/29/974 pages 282-283. », sur Archives nationales, Centre historique des Archives nationales (consulté le 1er septembre 2012) « Titre non transmissible de comtesse d’Issoudun accordé à Charlotte, Marie, Augustine, fille de Charles Ferdinand [de Bourbon, Duc de Berry] et de Amy Brown. Paris (10 juin 1820).
    • État civil du bénéficiaire : Né le 13 juillet 1808 à Londres.
    • Armoiries : D’azur au pairle d’or,a laisé, accompagné de trois fleurs de lis du même ; au chef engrelé d’or chargé de trois fleurs de lis d’argent. »
  5. « BB/29/974 pages 282-283. », sur Archives nationales, Centre historique des Archives nationales (consulté le 1er septembre 2012) « Titre non transmissible de comtesse de Vierzon accordé à Louise, Marie, Charlotte, fille de Charles Ferdinand [de Bourbon, Duc de Berry] et de Amy Brown. Paris (10 juin 1820).
    • État civil du bénéficiaire : Né le 19 décembre 1809 à Londres.
    • Armoiries : D’azur à la tour, en bande, crénelée de quatre pièces d’argent, maçonnée de sable ; au chef engrelé d’or, chargé de trois fleurs de lis d’azur. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]