Amphithéâtre de Québec

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Amphithéâtre de Québec
{{#if:
L'amphithéâtre en construction en juin 2014
L'amphithéâtre en construction en juin 2014
Généralités
Surnom(s) Nouveau Colisée de Québec
Nom complet Amphithéâtre de Québec
Adresse 250 Boulevard Wilfrid-Hamel
ExpoCité (Québec)
Coordonnées 46° 49′ 30″ N 71° 14′ 51″ O / 46.824958, -71.24762 ()46° 49′ 30″ Nord 71° 14′ 51″ Ouest / 46.824958, -71.24762 ()  
Construction et ouverture
Début construction 10 septembre 2012
Construction En cours
Ouverture 15 septembre 2015
Architecte François Moreau
(ABCP Architecture)
Coût de construction 400 millions $ CA
Utilisation
Clubs résidents Remparts de Québec
(à partir de 2015)
Propriétaire Ville de Québec
Administration Québecor Média[1]
Équipement
Capacité Hockey: 18 482 sièges[2]
Concerts: 20 396 sièges
Dimensions 67 190 m2

Géolocalisation sur la carte : Québec

(Voir situation sur carte : Québec)
Amphithéâtre de Québec

Géolocalisation sur la carte : Ville de Québec

(Voir situation sur carte : Ville de Québec)
Amphithéâtre de Québec

L'amphithéâtre multifonctionnel de Québec, aussi surnommé le Nouveau Colisée de Québec en référence au Colisée actuel, est une salle omnisports actuellement en construction située à Québec sur le site d'ExpoCité dans l'arrondissement La Cité-Limoilou. Sa construction fut amorcée en 2012 et il devrait être inauguré le 15 septembre 2015. Sa capacité sera de 18 482 places assises, ce qui en fera le deuxième plus grand aréna au Québec. La salle possèdera également plus de 80 suites de luxe.

Historique[modifier | modifier le code]

Motivation du projet[modifier | modifier le code]

La construction de ce nouveau complexe est motivée par le désir qu'une équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH) s'installe à nouveau à Québec, à la suite du déménagement des Nordiques de Québec en 1995. La ville vise aussi à attirer des événements internationaux tels les Jeux olympiques d'hiver de 2022 ou 2026.

Depuis 1995 (à l'époque où les Nordiques ont disputé leur dernière saison dans la LNH), plusieurs tentatives de réaliser ce projet par des hommes d'affaires et promoteurs locaux ont échoué. En 2009, une énième tentative proposée par Mario Bédard du groupe J'ai ma place réussit : le maire de Québec Régis Labeaume accepte de prendre le projet sous son aile.

Le nouvel amphithéâtre en construction aux côtés du Colisée Pepsi

Le seul amphithéâtre majeur de la ville, le Colisée Pepsi, a été construit à l'origine en 1949 quoi qu'il fut entièrement rénové en 1980 et subit une série de cures de rajeunissement depuis le départ des Nordiques de Québec, mais l'aréna demeure toujours archaïque. Le débat public et les rumeurs concernant le retour des Nordiques n'ont jamais cessé. Il faudra cependant attendre 2008 pour que différentes initiatives privées s'organisent pour réclamer l'ajout d'un nouvel amphithéâtre. En effet, la construction d'un aréna correspondant aux normes de la Ligue nationale de hockey serait une des principales conditions pour que la ville puisse accueillir à nouveau une équipe. Finalement, le 16 octobre 2009, la ville de Québec annonce officiellement le début du projet[3].

Afin d'appuyer le financement public du coûteux bâtiment de 400 millions de dollars, 50 000 à 60 000 personnes se mobilisent le 2 octobre 2010 sur les plaines d'Abraham pour envoyer un message clair aux gouvernements provinciaux et fédéraux de leur intérêt à voir ériger un nouvel aréna[4].

L'investissement du gouvernement provincial et l'entente de gestion[modifier | modifier le code]

Le 10 février 2011, le maire de Québec, Régis Labeaume, et le premier ministre du Québec, Jean Charest, préparent un plan financier[5]. Le 1er mars 2011, Régis Labeaume annonce que l’amphithéâtre sera gérer par l'entreprise Québecor Média. Le 2 septembre 2011, une entente en ce sens est signée pour une période de 25 ans. Lors du point de presse, le maire est accompagné du président et chef de la direction de Québecor, Pierre-Karl Péladeau[6]. Le 25 mars 2012, la ville de Québec et le gestionnaire concluent l'entente finale.

Planification et travaux[modifier | modifier le code]

La structure de l'amphithéâtre est composée de quatre types de matériaux : l'acier, le béton, le bois et le verre

À partir de l'automne 2011, plusieurs études et plans sont réalisés pour préparer la construction de l'amphithéâtre. Les travaux sont alors planifiés sur trois ans, soit de septembre 2012 à septembre 2015. Le lieu choisi pour recevoir l'édifice est celui du site de l'Hippodrome de Québec, près du Colisée[7].

Le 12 avril 2012, la ville de Québec dévoile les premiers croquis intérieurs du nouvel amphithéâtre. L'architecture se veut similaire au Consol Energy Center de Pittsburgh. Les coursives inférieures et supérieures seront ouvertes sur 360° donnant une meilleure vue sur l'ensemble de la patinoire, des sièges V.I.P. pour les spectateurs qui prennent place dans le banc des joueurs et d'une loge de type « bunker » pour permettre aux amateurs de voir à travers d'une cloison vitrée les joueurs qui entrent et qui sortent du vestiaire. On annonce également qu'un studio de télévision sera aussi construit dans cette enceinte au coût de 30 millions $ par Québecor. Durant l'été 2012, l'entreprise Pomerleau fut nommée gestionnaire de construction en signant un contrat de 8 millions $.

Le 3 septembre 2012, la population de Québec est invitée à la première pelletée de terre officielle pour lancer la construction. 20 000 personnes se réunissent lors de cette cérémonie[8]. La ville de Québec, le groupe initiateur J'ai ma place, le mouvement Nordiques Nation, le président de Québecor Pierre-Karl Péladeau, le chef du parti libéral du Québec Jean Charest et d'anciens joueurs des Nordiques (Michel Goulet, Peter Šťastný et Alain Côté) sont présents pour l'occasion. Les premiers travaux réels d'excavation débutent le 10 septembre 2012.

Le 11 octobre 2012, le concept global du complexe est divulgué. Le design extérieur voudra faire référence à une énorme congère par deux bandeaux irréguliers de fenêtres autour du bâtiment principal, ressemblant ainsi au fameux musée Mercedes-Benz de Stuttgart en Allemagne. L'hiver québécois devient le principal thème du concept architectural. La structure de l'aréna sera principalement réalisée en acier. On annonce aussi dans le même complexe un grand hall d'entrée rectangulaire en bois et en verre, des restaurations et des sections administratives. La capacité maximale exacte de l'aréna est fixée à 18 482 sièges pour le hockey en plus de 80 loges corporatives. Pour les concerts et spectacles de grandes envergures, la capacité sera de 20 396 places, et pour des concerts de plein air, un vaste stationnement extérieur pourra accueillir entre 80 000 et 120 000 spectateurs.

Le 6 février 2013, la ville choisit au coût de 46,6 millions $ le Groupe ADF de Terrebonne pour érigera la structure d'acier.

Étapes de la construction[modifier | modifier le code]

  • 1 : Première pelletée de terre
  • 2 : Excavation
  • 3 : Démolition de l'Hippodrome de Québec
  • 4 : Installation des pieux
  • 5 : Fondations et plomberie
  • 6 : Structure
  • 7 : Architecture, mécanique, installations électriques, mobilier et équipements: (en cours)
  • 8 : Aménagement intérieur (octobre 2014)
  • 9 : Terrains de stationnement (mai 2015)
  • 10 : Fin des travaux et mise en opération (prévus le 15 juillet 2015)
  • 11 : Ouverture officielle (prévue le 15 septembre 2015)

Difficultés techniques[modifier | modifier le code]

Le projet connaît une difficulté majeure : le terrain sur lequel doit être construit l'amphithéâtre (l'ancien emplacement de l'Hippodrome de Québec) est sévèrement contaminé. Les coûts de décontamination menacent de faire dépasser le coût estimé de 400 millions $ prévu initialement. Le maire Labeaume décide de nommer Claude Rousseau à titre de conseiller expert afin d'étudier des scénarios pour éviter les dépassements de coût.

Futurs occupants[modifier | modifier le code]

Une fois l'amphithéâtre érigé, les Remparts de Québec de la Ligue de hockey junior majeur du Québec seront les premiers locataires dans cet aréna, pour seulement quelques matchs puisqu'ils ont renouvelés le bail du Colisée pour quelques saisons de plus[réf. nécessaire].

Construction en direct[modifier | modifier le code]

La ville de Québec a installée en septembre 2012 des webcams tout autour du chantier afin de permettre à la population de voir la construction du complexe 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 jusqu'à l'achèvement de l'édifice.

Cas controversés[modifier | modifier le code]

Contestation et loi 204[modifier | modifier le code]

Depuis que la ville de Québec a retenu Québecor Média comme principal gestionnaire du futur amphithéâtre, l'ancien directeur général de la ville Denis de Belleval et son partenaire l'homme d'affaires Alain Miville de Chêne contestent la légalité de l'entente entre la ville et Québecor Média, affirmant qu'elle allait à l'encontre de la Loi sur les cités et villes. Cette affaire a été fortement médiatisée en 2011. Pour protéger l'entente, un projet de loi privé (Loi concernant le projet d'amphithéâtre multifonctionnel de la Ville de Québec, aussi connue sous le nom de Loi 204) est déposé en mai 2011 par la députée de Taschereau, Agnès Maltais. Cette loi stipule que « Malgré toute disposition inconciliable, la Ville de Québec peut conclure tout contrat découlant de la proposition faite par Québecor Media Inc. (...) » et que « La mise en concurrence effectuée en vue d’obtenir la proposition visée au premier alinéa et l’octroi de tout contrat conclu en vertu de cet alinéa sont réputés ne pas contrevenir aux articles 573 à 573.4 de la Loi sur les cités et villes (...) »[9].

Après son étude en commission parlementaire en juin[10], la loi est adoptée le 21 septembre 2011 par 98 voix contre 14 à l'Assemblée nationale du Québec[11]. Les opposants de Belleval et Miville de Chêne contestent la constitutionnalité de la loi devant les tribunaux mais sont déboutés en Cour supérieure du Québec le 14 juin 2012[12],[13] et abandonnent définitivement leur contestation quelques jours plus tard[14].

Incident[modifier | modifier le code]

À la fin de l'année 2012, un incident se déroule sur le chantier après qu'un travailleur jette dans l'un des pieux de fondation une rondelle avec le logo du club de hockey professionnel des Canadiens de Montréal, éternels rivaux à l'époque des Nordiques de Québec. Cette action est filmée sur un téléphone cellulaire et mise sur les réseaux sociaux. Quelques mois plus tard, lorsque publicisé, ceci cause un choc pour les passionnés de hockey de la ville. L'employé s'excuse de sa blague de mauvais goût mais il précise que c'était pour démontrer que « les Nordiques seront au-dessus des Canadiens » lorsqu'ils disputeront de futurs matchs sur la patinoire[15].

Grève de la construction[modifier | modifier le code]

Le 17 juin 2013, un conflit de travail entre le syndicat des travailleurs et la partie patronale a paralysé le chantier de l'amphithéâtre deux semaines et fait perdre 2 millions $ (200 000 $ par jour - du lundi au vendredi)[16]. Le gouvernement du Québec prévient dans un premier temps les parties impliquées de trouver un terrain d'entente avant la date fixe du 2 juillet 2013 faute de quoi une loi spéciale sera adoptée pour forcer les ouvriers à retourner au travail. Le 2 juillet, malgré la présence d'un médiateur nommé par la première ministre Pauline Marois, les négociations entre syndicaux et employeurs sont rompues et l'Assemblée nationale du Québec adopte à l'unanimité la loi spéciale. Tous les ouvriers acceptent de retourner à l'ouvrage[17].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Quebecor devient le gestionnaire de l'amphithéâtre
  2. 500 sièges de moins que prévu
  3. http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2009/10/16/002-presentation_projet_Amphitheat.shtml Radio-Canada : Régis Labeaume dévoile son projet
  4. http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/vers-un-nouveau-colisee/201010/02/01-4329012-marche-bleue-la-ville-etait-nordiques.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4329068_article_POS5
  5. Labeaume et Charest se partagent la facture avec l'argent des contribuables
  6. Ville de Québec - Amphithéâtre multifonctionnel
  7. "Présentation au comité plénier" http://www.ville.quebec.qc.ca/temp/amphitheatre/index.aspx
  8. http://www.rds.ca/1.490506
  9. [www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=5&file=2011PL204F.PDF Texte de la Loi 204], sur le site des Publications du Québec
  10. Amphithéâtre : le temps presse, plaide Péladeau, sur Radio-Canada.ca
  11. Cheminement du projet de loi 204 sur le site de l'Assemblée nationale du Québec
  12. « Denis de Belleval débouté en Cour supérieure », Radio-Canada,‎ 14 juin 2012 (lire en ligne)
  13. Isabelle Porter, « Amphithéâtre de Québec - Denis de Belleval est débouté en cour », Le Devoir,‎ 15 juin 2012 (lire en ligne)
  14. « Denis de Belleval met un terme à sa bataille judiciaire », sur Radio-Canada,‎ 21 juin 2012 (consulté le 8 décembre 2012)
  15. Stéphanie Martin, « Une rondelle du Canadien coulée dans les fondations », sur www.lapresse.ca,‎ 30 avril 2013 (consulté le 2 janvier 2014)
  16. http://www.lapresse.ca/le-soleil/dossiers/vers-un-nouveau-colisee/201306/17/01-4661999-greve-dans-la-construction-lamphitheatre-perd-200-000-par-jour.php (consulté le 13 décembre 2013)
  17. http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/07/02/construction-retour-travail_n_3532532.html (consulté le 13 décembre 2013)