Amphithéâtre Castrense

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Amphithéâtre Castrense
Amphitheatrum Castrense, gravure du XVIe siècle
Amphitheatrum Castrense, gravure du XVIe siècle

Lieu de construction Sessorium
Date de construction Début du IIIe siècle
Ordonné par Élagabal
Type de bâtiment Amphithéâtre romain
Dimensions externes 88,5 m sur 75,8 m
Le plan de Rome ci-dessous est intemporel.
Planrome2b.png
Amphithéâtre Castrense

Localisation de l'amphithéâtre dans la Rome Antique (en rouge)

Coordonnées 41° 53′ 15″ N 12° 30′ 54″ E / 41.8876, 12.515141° 53′ 15″ Nord 12° 30′ 54″ Est / 41.8876, 12.5151  
Liste des monuments de la Rome antique
Amphitheatrum Castrense, gravure de Piranèse, 1756.

L'amphithéâtre Castrense (en latin : amphitheatrum Castrense) est un amphithéâtre romain situé à Rome, à l’extrême limite orientale de la ville antique, sur le tracé du mur d'Aurélien.

Localisation[modifier | modifier le code]

L'amphithéâtre se trouve près du Sessorium et de son palais, auquel il est probablement lié. Il est cité dans le Catalogue des Régions pour la Région V - Esquiline[1], seul document dans lequel son nom est attesté.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un amphithéâtre réservé à l'empereur (IIe siècle)[modifier | modifier le code]

La période la plus probable pour la construction de cet édifice est la première moitié du IIIe siècle, vraisemblablement sous le règne d'Élagabal, entre 218 et 222. Castrense signifierait « appartenant à la cour impériale », plutôt que « campement militaire ».

Il fait probablement partie des édifices annexes du palais du Sessorium, complexe résidentiel impérial commencé par Septime Sévère et terminé par Élagabal. Cet empereur, qui apprécie particulièrement les jeux du cirque et les combats de gladiateurs, aurait doté le complexe impérial d’un amphithéâtre et d'un cirque, le cirque de Varus, réservés à ses hôtes et à lui-même. L'amphithéâtre, où sont mis en scène des spectacles et des manœuvres militaires en l'honneur de la cour impériale, est resté en usage jusqu'à la construction du mur d'Aurélien.

Incorporation au mur d'Aurélien (IIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Il est plus tard incorporé dans le mur d'Aurélien, construit entre 270 et 275 pour défendre Rome, de manière à réduire les coûts et avancer les travaux plus rapidement. De nombreux autres monuments, comme la pyramide de Cestius ou les aqueducs de la Porte Majeure, ont connu le même sort.

Le mur d'Aurélien rejoint l’amphithéâtre au milieu de ses côtés est et ouest. La moitié externe du bâtiment, les arcades donnant sur l’extérieur de la ville ont alors été murées, sert de bastion défensif. Les aménagements intérieurs sont en grande partie démolis, de sorte que l’édifice n'a plus été utilisé en tant qu’amphithéâtre après l’édification du mur d'Aurélien.

Le mur d'Aurélien a été régulièrement entretenu pour la défense de la ville et l’amphithéâtre a donc pu subsister jusqu'à nos jours. Il a conservé jusqu'au milieu du XVIe siècle des restes des étages supérieurs, ensuite abattus pour des exigences défensives ordonnées par le pape Paul IV. Les matériaux de démolition ont alors été en partie réutilisés pour la construction de nouveaux bâtiments.

Description[modifier | modifier le code]

Ce monument est, avec le Colisée, l'un des deux amphithéâtres subsistant à Rome. L’amphithéâtre a la forme d'une ellipse dont l’axe majeur mesure 88,5 m et l’axe mineur 75,8 m. Il est bâti entièrement en brique, au lieu de la pierre et du bois pour la charpente, matériaux habituellement utilisés dans ce type de constructions.

Le mur extérieur est constitué de trois séries d’arcades ouvertes, ornées de pilastres et de chapiteaux corinthiens. Le troisième étage a entièrement disparu et il ne reste qu’une arcade du deuxième étage.

L’amphithéâtre, aujourd’hui utilisé comme jardin annexe de la basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem, n’est pas accessible au public.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Samuel Ball Platner et Thomas Ashby, A topographical dictionary of Ancient Rome, Oxford University Press,‎ 1929
  • (fr) Luc Duret et Jean-Pierre Néraudau, Urbanisme et métamorphoses de la Rome antique, Les Belles Lettres, coll. « Realia »,‎ 2001 (ISBN 2251338179), p. 231
  • (fr) Filippo Coarelli, Guide archéologique de Rome, Hachette,‎ 1991 (ISBN 2012354289), p. 164

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]