Amphicoelias

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Amphicoelias

Description de cette image, également commentée ci-après

Figure de Cope illustrant Amphicoelias fragillimus

Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Sauropsida
Ordre Saurischia
Sous-ordre Sauropodomorpha
Infra-ordre Sauropoda
Famille Diplodocidae

Genre

Amphicoelias
Cope, 1878a

Espèces de rang inférieur

Amphicoelias était un genre de dinosaures sauropodes de très grande taille vivant au Jurassique supérieur.

Généralités[modifier | modifier le code]

Amphicoelias vivait au Jurassique du Kimméridgien (155,7 à 150,8 millions d’années) au Tithonien (150,8 à 145,5 M.A.), en Amérique du Nord. Certains scientifiques considèrent les vestiges de A. fragillimus trop incomplets pour vraiment le classifier. Si les mesures effectuées par Cope, Paul (1994) ou Carpenter (2006) sont validées, cela en ferait le plus grand (en longueur) dinosaure connu.

  • Son nom signifie double cavité
  • Époque : Jurassique (- 208 M.A. à - 144 M.A.)
  • Taille : entre 58 et 67 m de long peut-être un peu plus, 8 a 10 m de haut, entre 80 et 95 tonnes, ces estimations sont pour A. fragillimus
  • Habitat : Amérique du Nord
  • Régime alimentaire : herbivore

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de genre Amphicoelias est composé de deux mots grecs signifiant “doublement creux”, amphi (des deux côtés) et koilos (creux, concave). L'épithète spécifique fragillimus (très fragile) dérive du latin et se réfère à la délicatesse de l'os produit par des lamines très minces (murs vertébraux).

Anatomie[modifier | modifier le code]

Dans sa description originale Cope estime la taille d’un fémur d’A. fragillimus à 3 m. En 2006, lors d’une réévaluation, Ken Carpenter l’estime de 4,3 à 4,6 m. En se référant aux mêmes proportions que celles du Diplodocus, il arrive à une longueur totale de 58 m. La longueur la moins élevée pour A. fragillimus était plus importante que celle d’autres gigantesques sauropodes comme Supersaurus (32,5 m), Sauroposeidon (34 m), et Argentinosaurus (30 m).

Inventaire des fossiles retrouvés[modifier | modifier le code]

Amphicoelias fragillimus a été recueilli par un collecteur de fossiles Oramel Lucas, peu après son engagement par le paléontologue Edward Drinker Cope en 1877. Lucas a découvert une vertèbre partielle (l'arche et l'épine neurale) d’une nouvelle espèce de sauropode dans le Garden Park, au nord de Cañon City, dans le Colorado, proche de la carrière qui a produit Camarasaurus. La vertèbre était en mauvais état, mais elle était étonnamment grande, mesurant 1,5 m de haut (près de 2,7 m de haut dans sa forme complète)[1]. Lucas expédia le spécimen à Cope au printemps ou au début de l'été 1878, et Cope l'a publié comme spécimen holotype (AMNH 5777) d'une nouvelle espèce, A. fragillimus, en août[2]. D'après les notes de Cope (basées sur le rapport d’excavation de Lucas sur les emplacements du site en 1879), le spécimen proviendrait d'une colline au sud de la carrière à Camarasaurus, maintenant connue comme le "Cope's Nipple". Cope a tout d'abord écrit que le site appartenait à la Formation Dakota (milieu du Crétacé), mais la présence de dinosaures tels que Camarasaurus dans les mêmes roches indique qu'il appartient probablement à la Formation Morrison. Le site daterait donc de la fin du Jurassique supérieur, c'est-à-dire du Tithonien (environ 150 millions d'années)[3]. Un gigantesque fémur a été aussi retrouvé tout près de la vertèbre ; il pourrait avoir appartenu à A. fragilimus. En 2010, une nouvelle espèce du genre Amphicoelias nommée A. brontodiplodocus a été décrite mais la validité de l'espèce n'est pas encore clairement établie.

Tailles comparées des plus grands sauropodes connus (selon les schémas de squelettes établis par Scott Hartman et Ken Carpenter) :
     Amphicoelias fragillimus
     Bruhathkayosaurus matleyi
     Sauroposeidon proteles
     Argentinosaurus huinculensis
     Diplodocus hallorum
     Supersaurus vivianae


Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Carpenter, K. (2006). Biggest of the big: a critical re-evaluation of the mega-sauropod Amphicoelias fragillimus. In Foster, J.R. and Lucas, S.G., eds., 2006, Paleontology and Geology of the Upper Jurassic Morrison Formation, New Mexico Museum of Natural History and Science Bulletin 36: 131-138.
  2. (en) McIntosh, J. S. (1998). New information about the Cope collection of sauropods from Garden Park, Colorado. In Carpenter, K., Chure, D. and Kirkland, J.I., eds., The Morrison Formation: an interdisciplinary study, Modern Geology 23: 481-506.
  3. (en) Turner, C. E., and Peterson, F. (1999). Biostratigraphy of dinosaurs in the Upper Jurassic Morrison Formation of the Western Interior, U.S.A. In. Gillette, D., ed., Vertebrate Paleontology in Utah, Utah Geological Survey Miscellaneous Publication 99 (1): 77-114.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]