Amoureux de Paname

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Amoureux de Paname

Album par Renaud
Sortie 3 avril 1975
Durée 37 min 03 s
Genre Chanson française
Producteur Jacqueline Herrenschmidt
Label Polydor

Albums par Renaud

Amoureux de Paname est le titre sous lequel est connu le premier album de Renaud sorti en 1975 sous le label Polydor et pas officiellement baptisé.

Même si ses ventes n'ont pas atteint des sommets, certaines chansons comme Hexagone ou Société, tu m'auras pas reçoivent un vif succès.

On retiendra que Camarade bourgeois est la première chanson que Renaud a chantée à la télévision, dans une émission de Danièle Gilbert.

Titres[modifier | modifier le code]

No Titre Durée
1. Amoureux de Paname 2:34
2. Société, tu m'auras pas ! 2:32
3. Petite fille des sombres rues 2:30
4. La Java sans joie 3:52
5. Gueule d'aminche 4:19
6. La Coupole 1:47
7. Hexagone 5:32
8. Écoutez-moi les gavroches 3:31
9. Rita 0:39
10. Camarade bourgeois 2:28
11. Le Gringalet 2:25
12. La Menthe à l'eau 2:44
13. Greta 2:04
37:03

Détail des chansons[modifier | modifier le code]

  • Amoureux de Paname (Renaud Séchan) :

La toute première chanson du tout premier album est un éloge à la capitale française et permet de présenter sur un air d'accordéon Renaud en titi parisien, son premier personnage.

  • Société tu m'auras pas (Renaud Séchan) :

Après sa présentation géographique et affective, le chanteur livre ici sa façon de penser des gens qui, selon lui, se sont fait corrompre par la société. Renaud montre pour la première fois la facette anarchiste de son personnage.

  • Petite fille des sombres rues (Renaud Séchan) :

Cette chanson, inspirée de la chanson d'Antoine, Petite fille ne croit pas, aurait eu des premières paroles jugées trop engagées politiquement pour un premier album (l'auteur y aurait évoqué Franco).

  • La Java sans joie (Renaud Séchan) :

Renaud se conforte ici dans son image de gavroche, avec un parler parisien et un argot qui se font sentir encore un peu plus. Elle chante l'histoire d'un miséreux qui sombre dans le crime et meurt guillotiné.

  • Gueule d'aminche (Renaud Séchan) :

Une autre histoire mettant en scène une petite frappe parisienne, celui-ci tombe amoureux d'une grande dame et se range. Encore une fois, cela permet à Renaud de confirmer son image de chanteur populaire parisien. C'est une vision des vieux quartiers de la capitale française qui sert de décor pour raconter une histoire, avec un appel à l'anarchie moins explicite.

  • La Coupole (Renaud Séchan) :

Sur une mélodie légère et enjouée, une première sur l'album, Renaud chante la coupole et ses fillettes. Le poème à l'origine de cette chanson aurait été écrit par un étudiant que Renaud aurait connu[réf. nécessaire], qui est actuellement[Quand ?] professeur de mathématiques au lycée Louis-le-Grand. Renaud n'aurait jamais voulu reconnaître la véritable paternité du texte.

Renaud ne se cantonne plus à Paris et clame haut et fort la bêtise de tous les Français. Provocante au possible, Renaud enchaîne sur quelques accords les vérités blessantes, sur un style encore plus cynique que Société tu m'auras pas !. Devenue culte, cette chanson est considérée comme l'une des plus incontournables de son répertoire.

  • Écoutez-moi les gavroches (Renaud Séchan / Jacqueline Herrenschmidt / François Bernheim) :

Tout retombe avec cette chanson qui se recentre sur la vie parisienne et où Renaud s'adresse aux gavroches de la capitale pour leur faire prendre conscience des bons côtés de la ville.

  • Rita (Renaud Séchan) :

Renaud sort ici du sujet redondant de la vie parisienne pour s'essayer dans la chanson humoristique, une brèche possible vers un autre public.

  • Camarade bourgeois (Renaud Séchan) :

Inspiré de son passage dans le lycée bourgeois Claude Bernard qu'il fréquenta en 1968, c'est cette chanson qui fut choisie pour présenter Renaud et son album au grand public. Si Hexagone était exclu du fait de son caractère agressif vis-à-vis des Français (et donc de son public potentiel), cette chanson est une rampe de lancement idéale puisqu'elle ne cible qu'un seul milieu, qui de toute façon n'est pas censé acheter l'album, et permet ainsi de s'attirer la sympathie du public auquel il se destinait. Si cette chanson fut la première qu'il ait chantée à la télévision, Renaud ne la reprendra néanmoins jamais en concert.

  • Le Gringalet (Renaud Séchan) :

Dans le même axe que Gueule d'aminche et La Java sans joie, une autre chanson sur la vie d'un Parisien.

  • La Menthe à l'eau (Renaud Séchan) :

Continuant sur la brèche ouverte par Rita, Renaud commence à utiliser des jeux de mots dans ses chansons. La forme change également. Le style devient plus chantant, plus ouvert.

  • Greta (Renaud Séchan) :

Difficilement compréhensible, la chanson de fermeture de l'album est une étrange déclaration d'amour à une allemande appelée Greta. Renaud continue sur les jeux de mots en intervertissant les syllabes et en les répartissant sur le vers. (« Greta » devient « gros tas », stéréotype même de l'Allemande, blonde avec des tresses et assez forte physiquement). On comprend à la fin que Greta habite Berlin-Est et le narrateur, Berlin-Ouest. Ils ne peuvent pas se voir à cause d'un certain mur. Cette chanson dénonce en fait les problèmes de relations entre les Allemands de l'Ouest et ceux de l'Est. Plus tard, le chanteur remerciera Mikhaïl Gorbatchev dans une autre chanson, Welcome Gorby, pour avoir fait tomber le Mur de Berlin.